D-Mannose : les bonnes pratiques pour réussir à éradiquer la cystite !

Salut la compagnie !

 

Oui c’est vrai le D-mannose m’a littéralement sauvée de la cystite [et compagnie]. Oui, c’est vrai je crie sur tous les toits que ça fonctionne hyper bien et que c’est « la » solution. Oui, c’est vrai, il a été mis à toutes les sauces dans les produits Deakos (un coup à dissoudre, un coup à faire fondre sous la langue, un coup à déguster dans la tisane, un coup en application locale dans la crème et la douche vaginale…).

Oui … mais, le D-mannose ce n’est pas une baguette magique ! On ne le dira jamais assez, pour que ça fonctionne il y a quand même quelques p’tits efforts à fournir comme par exemple ne pas mettre toutes les autres mesures préventives au placard. Et puis, c’est aussi important de BIEN le prendre. Du coup, voici un petit topo sur la question.

 

 

Préambule

Cette introduction fait référence au sujet sain, en dehors du contexte de cystites ou trouble vaginal.

Depuis toujours, il est admis que les urines (et plus largement l’appareil urinaire constitué de la vessie et de l’urètre) constituent un milieu « stérile ». Cette donnée scientifique, actuellement très discutée et sujette à de nombreux débats dans la communauté scientifique reste encore valable à ce jour (jusqu’à preuve du contraire).

Toutefois, l’appareil urinaire est sans aucun doute en contact avec des germes de façon très régulière ce qui conduit souvent les urines à présenter une numération de germes faible (inférieure à 1000 ou 10000 UFC/ml).

La médecine retient qu’une telle numération ne peut être considérée comme une infection urinaire au sens pathologique du terme puisque cette faible concentration bactérienne sera combattue efficacement par nos défenses immunitaires physiologiques (leucocytes et flores).

De même, il est supposé que la symptomatologie douloureuse typique de la cystite aigue (lourdeur vésical, douleurs dans le bas ventre, miction douloureuse, fréquence et urgence mictionnelle) est directement corrélée à la numération des germes et n’apparait donc qu’une fois dépassé un certain seuil de concentration bactérienne [variable d’un sujet à l’autre].

Il est donc tout à fait possible d’avoir une présence bactérienne vésicale à la fois supérieure aux seuils fixés pour le diagnostic médical mais inférieur au seuil douloureux et, par conséquent, asymptomatique ou peu symptomatique.

 

Actions du D-mannose

Le D-mannose est un monosaccharide, contenu en quantités infimes dans la peau de certaines baies ou fruit mais aussi extrait, selon divers procédés, de l’écorce du bouleau.

Ce principe actif dispose naturellement d’une action inhibitrice sur l’adhésion des germes uropathogènes à la surface de la muqueuse vésicale. Cela signifie qu’une supplémentation en D-mannose aura pour principal effet une réduction de la concentration des germes dans la vessie.

C’est précisément cet effet bénéfique que nous cherchons à obtenir en cas de cystites récidivantes pour éviter la prise systématique d’antibiotiques et leurs effets secondaires prédisposant aux récidives et à une aggravation de la situation globale de la sphère uro-génitale.

Il est évident que la quantité de D-mannose doit être adaptée à la numération des germes présents pour « combattre à armes égales ». Toutefois, sa pertinence est majeure sur le chronique (maitrise de concentrations bactériennes modérées) plutôt que sur le seul épisode aigu (moment où la numération des germes explose). Pour cette raison, la prise de D-mannose au long cours sous forme prophylactique est à privilégier par rapport à une prise « flash » au moment de l’épisode aigu.

Dans un contexte de cystites récidivantes avec une prise de D-mannose prolongée le revers de la médaille de l’efficacité de ce principe actif sera donc la disparition de la symptomatologie douloureuse malgré une persistance d’une numération des germes supérieurs au « standards diagnostiques » fixés par les recommandations urologiques en vigueur.

Ce qui signifie que le D-mannose est bel et bien un principe actif thérapeutique et que son usage, en permettant une diminution de la concentration des germes, conduit effectivement à une éradication de l’infection (« guérison ») ET des douleurs de la cystite. MAIS que pour obtenir cet effet, la prise de D-mannose ne doit pas être interrompue dès que les symptômes disparaissent et devrait plutôt être prolongée quelques semaines ou mois malgré l’absence de symptomatologies (aigues ou latentes).

Attention donc aux utilisateurs de Ausilium -> avant de réduire ou stopper la prise, il est recommandé de procéder par étapes :

–              Effectuer une analyse de contrôle pour écarter toute présence bactérienne résiduelle

–              Si l’ecbu s’avère effectivement négatif, réduire progressivement les prises en restant attentifs aux signes caractéristiques de la cystite

 

Modalités de prise du D-mannose

Pour en potentialiser l’effet, il convient de prendre le D-mannose de telle sorte à lui permettre d’atteindre la vessie le plus rapidement possible et de s’y concentrer le plus possible.

Pour cette raison, il est habituellement conseillé (autant que faire se peut) de prendre le D-mannose :

–              Loin des repas = soit 1h avant ou 2h après toute prise alimentaire

–              D’attendre 1h avant de boire, manger ou uriner

–              D’uriner 1h après la prise même en l’absence de stimuli à la miction

Bien entendu, l’ensemble de ces préconisations sont à prendre comme des conseils dont la mise en pratique se fait en fonction des possibilités matérielles à notre disposition. Il faut donc appliquer un « coefficient de flexibilité » de l’ordre de +/- ½ heure.

 

Le dernier point de ces recommandations mérite tout de même que l’on s’y arrête et l’explique. En effet, ce conseil s’oppose à l’idée selon laquelle plus le D-mannose reste longtemps dans la vessie, plus il sera efficace !

En réalité, les données scientifiques actuellement à notre disposition indiquent que, pour une dose de D-mannose de 500mg à 1g, la concentration maximale de ce principe actif dans la vessie sera rejointe au bout d’une heure pour ensuite former un « plateau ».

Dans ces condition, il apparait plus pertinent d’uriner 1h après la prise de D-mannose pour expulser hors de la vessie le complexe D-mannose / germes uropathogènes et laisser ainsi la possibilité à la vessie de se remplir à nouveau avec un nouvel afflux de D-mannose « libre » pouvant encore lier des germes.

Attention donc aux utilisateurs de Ausilium -> pour optimiser les effets des principes actifs, notamment le D-mannose, la dernière prise du soir est à faire 1h avant de se coucher (avec une miction avant d’aller dormir) et non pas juste avant de se mettre au lit.

 

Vous aimerez aussi...

20 réponses

  1. Nathou dit :

    Bonjour Mary,
    mon fils de 10 ans qui souffre d’épilepsie réfractaire liée à un syndrome génétique, fait depuis 2 ans des infections urinaires à répétition. Ou plutôt disons qu’il souffre d’infection continue. Je m’explique. Au début il faisait des infections urinaires (attention chez lui ce ne sont pas « juste » des douleur urinaires, elles entraînent un état de mal épileptique, que les médecins voudraient traiter en le mettant en coma artificiel, impossible de leur faire comprendre que le problème vient de cette fichue bactérie) qui passaient avec des antibios. Puis il a vite commencé à ne plus répondre aux traitements par ATB. Le problème étant que maintenant même sans symptôme d’infection (fièvre…c’est le seul symptôme que je peux constater car il est adorable et ne se plaint jamais), il est mal. Les ECBU sont parfois positives, mais la plupart du temps elles sont négatives. Nous avons pris Ausilium NAC pendant 6 mois avec une nette amélioration avec qq rechutes (normal puisque désagrégation du biofilm–>d-mannose pur ajouté) dont une très grosse infection il y a 1 mois 1/2 mais avec cette fois-ci un protheus mirabillis sensible aux ATB sauf à la Furadantine (prescrite pendant des mois par la néphrologue…). Nous avons donc légitimement cru à une éradication totale du biofilm et ce coup-ci de la bactérie. Nous avons arrêté le NAC et le d-mannose, et il a de suite été à nouveau mal. Nous avons repris l’Ausilium NAC, le d-mannose mais là plus d’effet. Je lui donne du 2LEID prescrit par un médecin homéopathe pour renforcer son système immunitaire. Je vais tenter des tisanes busserole, bruyère…
    Pouvez-vous m’aider à y voir plus clair svp ? Je ne sais plus quoi faire pour le soulager et l’incompréhension des médecins fait que je n’ai d’autres recours que de me débrouiller par moi même.
    Merci d’avance pour votre aide.
    Nathalie

     
    • GiGi dit :

      Coucou ma belle !
      Ecoutes c’est moi qui vais te répondre parce que Mary est over-bookée en ce moment et ton commentaire (merci de l’avoir fait 😉 ) a déjà pas mal attendu. En plus c’est pas drôle ce que tu racontes, pauvre petit bout… alors j’imagine (et j’espère) que mon avis pourra venir éclairer ta lanterne.
      D’abord je voulais te dire un truc de « maman » (j’ai moi aussi des enfants) : quel que soit ta décision pour lui, c’est forcément une BONNE chose. Tu lui a donné la vie, alors tu es la mieux placée pour savoir ce dont ton enfant a besoin.
      Après pour ce qui est de ta question je te donne mon point de vu :
      – Si Auslium NAC lui a déjà fait du bien, il y a fort à parier que le biofilm était là et il est possible qu’il revienne ou qu’il n’ait pas été totalement détruit la première fois. Le biofilm est une « sale bête » qui est parfois très coriace a délogée, il faut parfois insister un peu pour en venir à bout !
      – Si tu as eu un effet très bénéfique avec Ausilium NAC + D-mannose, je te conseillerais de recommencer mais sans cet autre produit dont tu parles. Je ne le connais pas mais il « désactive » peut être qqch, en tout cas il n’était pas là dans ton premier protocole qui avait donné de bons résultats, du coup à ta place j’essaierai de reproduire à l’identique ce protocole ni plus, ni moins.
      – Surtout pas de busserole ! C’est comme jeter de l’huile sur le feu (lis cet article : http://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/03/30/cranberry-faux-ami-de-cystiteuse/ )

      Pleins de bisous à toi et ton fils, vous êtes de warriors !!!

       
  2. Ju dit :

    Bonjour,
    Je suis très heureuse de trouver ce site. Je fais des infections urinaires à répétition, depuis peu mes résultats d’ecbu n’indiquent pas forcément de germes. Je viens de découvrir l’existence du biofilm et je me dis que c’est certainement ce à quoi je suis confrontée. Même quand je n’ai pas d’infection, j’ai des douleurs/brûlures et ma vessie ne se rétablit jamais vraiment.
    Ce site me redonne espoir !
    J’ai une petite question : si j’ai bien lu il est conseillé dans mon cas de prendre Ausilium NAC et du D-mannose? Ou Ausilium NAC contient-il en plus déjà du D-mannose?
    Est-il possible d’acheter ces produits sans ordonnance ou faut-il une prescription?
    Merci beaucoup par avance

     
    • Mary dit :

      Bonjour Ju et ravie que ce blog vous redonne le sourire et du courage 😀
      Je me permets de répondre à votre message avant GiGi en vous livrant quelques éléments de réflexion :
      1) Comme vous l’avez parfaitement compris, la récidivité des cystites associée à des ECBU contradictoires (tantôt positifs, tantôt négatifs et ; parfois même, faisant apparaitre des souches bactériennes différentes) sont autant d’indices pouvant indiquer la présence d’un biofilm pathogène.

      2) La présence d’une symptomatologie résiduelle entre les épisodes aigus (douleurs / brulures dans votre cas) peut être la résultante de deux facteurs :
      -> La présence même du biofilm qui, en raison de sa nature, constitue un facteur « pro-inflammatoire » pour l’urothélium ( = paroi vésicale)
      -> Une chronicisation de l’inflammation urothéliale suite aux nombreux épisodes aigus et thérapies antibiotiques

      3) Afin d’entreprendre correctement une approche préventive complète visant à éliminer durablement la cystite, il conviendrait également d’encadrer d’avantage le contexte de survenue des épisodes aigus. C’est-à-dire d’identifier les facteurs prédisposants (biofilm certainement) et précipitants qui conduisent au déclenchement d’une cystite. En effet, la stratégie prophylactique, pour être efficace, devrait être adaptée à chaque cas et spécifiquement ciblée selon ces facteurs.
      Ce point reste indéfini dans votre témoignage : connaissez-vous les causes de vos cystites ?

      En conclusion, je vous conseillerais les points suivants :
      1) Une première intervention visant à l’élimination de la matrice polysaccharidique du biofilm et à l’expulsion naturelle des germes uropathogènes qu’il renferme afin d’éradiquer le foyer infectieux latent. Concrètement, cela correspond à un cycle de 15 jours avec Ausilium NAC 2 flacons par jours (qui associe effectivement n-acétylcystéine + D-mannose + lactoferrine + morinda citrifolia) et Ausilium 20PLUS 1 sachet par jour (D-mannose + morinda citrifolia + alcalinisant urinaire).

      2) Prolonger ensuite avec une prise quotidienne constante de Ausilium (20PLUS ou Forte) afin de garantir une présence permanente de D-mannose dans les voies urinaires afin d’inhiber et élimination les germes uropathogènes dès leur arrivée dans la vessie.

      3) Il conviendra également, en fonction des facteurs prédiposants et précipitants de vos épisodes aigus, de mettre en œuvre des mesures plus spécifiques pour une action préventive ciblée afin d’empêcher l’arrivée des germes dans la vessie (par exemple : l’emploi de Ausilium Crema au moment des rapports ; la prise de D-MannOro après un bain de mer….etc).

      4) Enfin, il est important de prendre en considération la forte composante inflammatoire de votre symptomatologie et d’y apporter une réponse ad hoc qui s’articulera autour de deux axes :
      -> Limiter au maximum des agressions faites à la muqueuse vésicale :
      – régime alimentaire adapté pour réduire l’acidité urinaire
      – hydratation abondante pour diluer correctement les urines
      – mictions régulières et complètes pour lutter contre la stase urinaire
      – éviter les oxydants tels que tabac, alcools, aliments fumés et produits de salaison (charcuteries…)
      -> Soutenir et favoriser la réépithélisation urothéliale au travers une action directe en faveur de la couche des GAG (glycosaminoglycanes = couche protectrice en superficie de l’urothélium) et contre l’inflammation grâce à la prise de Cistiquer

      Tous ces produits sont en vente libre, sans ordonnance et disponible :
      – Directement sur le site Deakos : https://deakos.fr/index.php
      – En boutique « diététique Désir et Poyet » à Paris

       
      • Ju dit :

        Bonjour Mary, merci infiniment pour avoir pris le temps de me répondre !:D
        Je vous avais écrit ce midi également, comme ma réponse ne figure pas sur le site, je me dis que je n’ai pas dû valider mon message comme il fallait.
        J’ai 26 ans et j’ai fait ma première cystite il y a plus d’un an. Je n’en avais jamais fait auparavant. Depuis je ne peux m’en débarrasser. Je me souviens que ce jour-là j’avais très soif, que j’avais peu bu et qu’il faisait très chaud. Maintenant je bois beaucoup d’eau et suis également tous les autres conseils que les médecins m’ont donnés. Malgré tout je fais des cystites avec toujours le même germe E. coli. Parfois comme je vous l’avais dit, il n’y en a pas.
        J’ai du mal à déterminer la cause. Il m’arrive d’avoir une cystite après un rapport mais ce n’est pas systématique. Je vais bien aux toilettes après chaque rapport. Mes cystites surviennent de manière assez aléatoire.
        Merci pour vos conseils, je ne fume pas et bois très peu d’alcool, je compte faire le régime, j’ai acheté du papier pH pour contrôler mes urines.
        J’avais commandé les boîtes Ausilium 20 plus et Ausilium NAC, elles sont arrivées ce matin. Sur la bôite Ausilium 20 plus il est écrit de prendre deux sachets par jour. Il est préférable de n’en prendre qu’un seul ?
        Faut-il diluer les fioles d’Ausilium NAC ou faut-il les prendre pures ?
        Je compte également acheter Auxilium Crema : cela s’utilise comme un lubrifiant ?
        Je prendrai, après avoir pris Auxilium Nac pendant 15 jours, Cistiquer 🙂
        Et est-il suffisant de prendre Auxilium NAC pendant 15 jours ?

        Merci encore pour tout, excusez-moi pour toutes ces questions mais je ne veux pas faire de bêtises.
        Très bonne soirée à vous !

         
        • Mary dit :

          Bonjour Ju et merci pour cette réponse 🙂

          Vos questions sont plus que légitimes 😉 et voici quelques éléments de réponse :

          1) Concernant le contexte de survenu de votre première infection urinaire
          Vous décrivez ici parfaitement un « concours de circonstances » typique de la cystite « accidentelle » : chaleur + faible hydratation = forte concentration des urines qui sont alors devenues un milieu propice à la prolifération de germes qui, en temps normal, auraient été pris en charge par vos défenses immunitaires et éliminés avec les urines sans aucun signes ni symptômes.
          En effet, nous sommes constamment en contact avec des bactéries potentiellement uropathogènes mais, dans des conditions physiologiques d’immunocompétence et de concentration urinaire souhaitable, ces germes restent sous contrôle et ne provoquent pas d’infection.
          Dans votre cas, on peut donc s’interroger sur la prise en charge médicale qui a été faite lors de ce premier épisode aigu et sur son incidence dans cette chronicisation brusque de la problématique. Quelle thérapie avez-vous suivie (s’agissait-il d’une monodose) ?

          2) Le cadre aléatoire de votre problématique est effectivement troublant
          Toutefois, il coïncide bien avec une imbrication de facteurs prédisposants et précipitants qui sont ceux déjà évoqués :
          -> Présence du biofilm pathogène
          -> Cystite post-coïtale
          En ce sens, votre approche semble être la bonne 🙂

          3) Concernant l’usage des produits, je vous conseillerais effectivement le schéma suivant :
          Les 15 premiers jours :
          Ausilium NAC : 1 flacon, matin et soir
          – Ausilium 20PLUS : 1 sachet, 1 à 2 fois, en milieu de journée
          Les 4 à 6 semaines suivantes :
          – Ausilium 20PLUS (ou Forte car dans votre cas ils sont équivalents) : 1 dose, 2 fois par jour en rythme « de croisière » à augmenter à 3 / 4 fois par jour les lendemains de rapport et en cas de situations « à risque » (augmentation de la symptomatologie ou évènements potentiellement précipitants tel que manque d’hydratation, bain de mer ou piscine…)
          – Ausilium Crema qui s’utilise effectivement comme un lubrifiant et s’applique jute avant chaque rapport et, si vous en avez besoin, après (après la toilette intime) pour apaiser
          – D-MannOro : 1 sachet après chaque rapport pour augmenter rapidement et efficacement la concentration en D-mannose dans la vessie afin d’être en mesure d’éliminer les germes uropathogènes pouvant y être entrés lors du rapport

          4) Dans votre cas, la prise de Cistiquer semble pour l’instant prématurée puisque les cystites apparemment abactériennes sembleraient, en réalité, liées à la présence du biofilm. Cette option devrait donc être évaluée plus en avant (je dirais d’ici 1 mois).

          5) Concernant la désagrégation du biofilm et la pertinence de renouveler ou non les cycles de Ausilium NAC, je vous invite à lire cet échange qui répondra sans doute à vos interrogations 😉 http://cystiteetcompagnie.fr/index.php/forum/faq/combien-de-temps-faut-il-pour-eradiquer-un-biofilm-bacterien/

           
          • Ju dit :

            Merci beaucoup à vous 🙂
            Je vais mettre en application tout ce que vous m’avez conseillé !
            J’avais effectivement dû prendre un antibiotique monodose, alors que j’avais beaucoup de sang dans mes urines. Un autre médecin m’avait dit que j’aurais dû avoir un autre traitement, finalement je ne sais pas tellement ce qui aurait été mieux.
            Depuis cette grosse infection j’ai régulièrement mal à la vessie même quand je n’ai pas d’infection.
            Je fais en effet parfois des cystites sans bactéries avec un taux très élevé de leucocytes, mais j’ai également constaté que beaucoup des infections urinaires que j’ai pu faire par la suite contenaient peu de bactéries. Par rapport à la première. J’ai lu que ma vessie était certainement devenue hyper sensible et c’est pourquoi je pensais prendre Cistiquer par la suite. Etes-vous d’accord avec le fait que l’on puisse être plus sensible et développer des symptômes là où d’autres n’en développeraient pas ?
            Je vais déjà prendre Ausilium NAC et Ausilium 20 plus et D-MannOro dans certains cas, surveiller mon alimentation et voir comment tout cela évolue !

             
          • Mary dit :

            La dite « hyper sensibilité vésicale » (connue également comme hyperactivité ou instabilité de la vessie) est effectivement un syndrome qui résulte souvent d’une situation de départ mal prise en charge (thérapie non adaptée, infection urinaire non traitée…) avec pour conséquences :
            1) Un dommage collatéral important des GAG ( = glycosaminoglycanes) -> couche supérieure protectrice de l’urothélium qui assure, dans des conditions physiologiques, un ligne de défense mécanique et biologique contre les agents infectieux et les irritations (acidité urinaires, déchets présents dans les urines, radicaux libres…).
            Lorsque les GAG sont altérés, des modifications habituelles des conditions du milieu intra-vésical deviennent tout à coup des facteurs précipitants d’une symptomatologie typique.
            A titre d’exemple : une carence hydrique ou un régime alimentaire plus acidifiant peuvent provoquer un épisode d’urgence et fréquence mictionnel de quelques heures.
            De la même manière, dans ces conditions, une présence bactérienne infime et donc habituellement prise en charge par l’immunité physiologique, peu rapidement évolué vers une infection urinaire aigue.
            2) La formation d’un biofilm pathogène dont la présence même en superficie ou dans les couches plus profonde de la muqueuse vésicale, constitue un facteur pro-inflammatoire et un foyer infectieux latent prêt à précipiter brusquement et rapidement vers une situation aigue.
            Pour toutes ces raisons, il est évident que des inégalités individuelles existent face à la stabilité vésicale. Toutefois, ces inégalités peuvent se « gommer » pour revenir à une situation physiologique par la mise en œuvre des mesures préventives ad hoc (évoquées ci-dessus 😉 ).

             
    • Boop dit :

      Bonjour Ju,

      Lorsque vous faisiez vos cystites à répétition, quelles étaient les conclusions de vos ECBU, y avait-il un germe qui était identifié, et un antibiogramme était-il effectué ?
      Peut-être qu’une bactérie résistante a fait son « nid », en n’étant pas éradiquée totalement, et l’idée qu’il y ait un biofilm est intéressante.
      Qu’entendez-vous par « ma vessie ne se rétablit jamais vraiment  » ? avez-vous des douleurs vésicales, de quel type ?
      Avec toutes ces cystites et ces douleurs résiduelles et persistantes, votre médecin traitant vous a t-il orientée vers un(e) urologue ?
      Ce serait bien d’avoir quelques données pour vous répondre sans dire de bêtises.
      A bientôt.

       
      • Ju dit :

        Bonjour Boop, merci pour votre message 🙂
        Oui pour ma part c’est toujours le même germe : E. Coli. Je prends donc régulièrement des antibiotiques, mais cela revient.
        Et dernièrement j’avais un ECBU sans bactéries mais énormément de leucocytes.
        Quand j’ai lu les documents sur le biofilm je me suis vraiment dit que ça pouvait être ça.
        Concernant ma vessie c’est difficile à expliquer. Je sens que ça me brûle parfois, que je suis irritée. Mais ce n’est pas la même douleur que pendant une infection urinaire.
        J’ai consulté un urologue, mais hélas il ne semblait pas concerné. Il m’a dit que beaucoup de femmes avaient ce genre de problèmes, qu’il fallait boire de l’eau être patiente et prendre de la canneberge. Mais cela n’a pas fonctionné!

         
  3. Amelie dit :

    Bonjour, j’ai acheté Ausilium forte. Je suis actuellement sous antibiotiques pendant 5 jours pour une cystite et je voudrais savoir si je peux également prendre Ausilium en même temps. Une fois mon traitement finit, je compte continuer Ausilium pendant 2 mois que je prendrais comme cure d’entretien que je renouvellerai plusieurs fois par an.

     
    • Mary dit :

      Bonjour Amélie 🙂

      Concernant la compatibilité de Ausilium avec la thérapie antibiotique, la réponse est oui 😀 Vous trouverez tous les détails ici

      Si vous souffrez de cystites récidivantes, prolonger la prise de Ausilium est une excellente idée pour garantir une présence constante de ses principes actifs de manière prophylactique dans les voies urinaires. Toutefois, il conviendrait d’associer cette intervention préventive « basale » à d’autres mesures ciblées spécifiquement sur les facteurs prédiposants et précipitants de vos épisodes aigus pour garantir une approche efficace et durable. Connaissez-vous l’origine de vos cystites?
      A titre d’exemple:
      – biofilm bactérien
      – troubles du transit : constipation et/ou diarrhée
      – rapports sexuels
      – prise d’antibiotiques
      – présence d’une dysbiose vaginale (vaginite, mycose, vaginose bactérienne)
      – cycle hormonal
      – contacts répétés avec une eau contaminée (ex: piscine)
      – irritation importante de la muqueuse (cystites abactériennes)
      – apport hydrique insuffisant
      – vidange vésicale incomplète
      – hygiène excessive
      – froid / la saisonnalité
      – pratique de certains sports

       
  4. Soso4 dit :

    Bonjour,
    D’abord mille merci pour ce site que je cherchais depuis longtemps faisant partie malheureusement de cysticiennes.
    J’ai découvert le d-manose depuis qq mois alors que je souffre de récidive de cystite depuis …. presque 20 ans .
    J’aimerai trouver enfin une solution à ce problème qui me pourri la vie et notamment ma vie sexuel car mes cystites sont toujours déclenchées suite à un rapport donc difficile de ne pas associer rapport à cystites…
    Il faut aussi que je précise qu’une autre maladie fait partie de ma vie depuis 8 mois : la RCH (recto colite hémorragique) .
    J’ai fait le tour du site deakos et j’avoue être un peu perdue. Je trouve qu’il y a beaucoup de produits qui correspondent à mon problème donc je ne sais pas lequel prendre et sous quelle fréquence et posologie pour instaurer un plan prévention.
    Je veux absolument stopper la prise d’antibiotiques fréquente, actuellement une fois par mois. Je pense que la RCH n’a fait qu’empirer le problème sûrement dû à un problème d’anticorps ??
    J’espère ne pas avoir été trop longue et trouver une solution durable !
    Je vous en remercie vivement d’avance en tout cas !

     
    • Boop dit :

      Bonjour Soso4,

      Puis-je me permettre de vous demander quel traitement vous prenez pour votre RCH, et, si ce n’est pas indiscret, comment se manifeste la maladie ?
      Le d-mannose, (d-mannoro, à prendre après un rapport; ausilium 20 ou ausilium Forte, qui sont à prendre sur la durée, 1 cuillère rase le matin et 1 le soir, 1heure avant le repas ou 2 heures après) est un produit qui permet aux bactéries (invisibles à l’ECBU) d’être évacuées. Le d-mannose (vous en avez peut-être entendu parler, du moins on commence à en parler) est un sucre (mais pas un sucre comme on le connait) qui attire les bactéries, sur lequel elles s’accrochent, de sorte qu’en urinant, il les emporte avec lui.
      A t-on trouvé l’E.Coli dans vos urines, l’a t-on cherché ? Il est possible que vous ayez un biofilm. Il serait intéressant de commencer par la prise de d-mannose, sur une période d’1 ou 2 mois. Pensez peut-être à utiliser l’ausilium crema, après chaque rapport, et l’ausilium lavanda, qui permet de restaurer la flore vaginale. Vous pouvez aussi utiliser des ovules de probiotiques que vous avez peut-être chez vous. Vous avez « géliofil », « physioflor », « gynophillus », vous en avez à prendre oralement : « fémibion » ou « physiofor oral ». L’ausilium lavanda est une « douche vaginale ». Au départ, je ne connaissais pas du tout, et je m’en faisais une image assez effrayante. d’ailleurs, en cherchant sur le net par les mots « douches vaginales », je ne trouvais rien, comme s’il s’agissait d’un savoir évident ! moi, je me suis imaginé quelque chose de violent, un jet propulsé dans une zone aussi intime, j’ai eu peur. En réalité, il s’agit d’une petite canule à introduire, de la même façon que pour les pipettes d’autres produits (géliofil par exemple), en un peu plus gros mais ça reste petit! au bout duquel il y a un flacon que l’on presse, tandis que l’on est au-dessus des toilettes ou dans la douche, en position accroupie. Le liquide est ainsi « propulsé » au niveau vaginal, il resort, car c’est un liquide, on le laisse sortir, le produit a le temps d’imprégner la zone. Je l’ai découvert et il m’a beaucoup soulagée. La creme ausilum crema aussi.
      Si, après avoir expérimenté le d-mannose (ausilium 20 ou forte), vous avez encore des antibiotiques à prendre, il serait peut-être envisageable d’essayer le NAC, qui va détruire un éventuel biofilm. Mais il sera temps d’en parler davantage si vous le souhaitez.
      En espérant avoir été à peu près claire !
      A bientôt.

       
  5. Sophie dit :

    Bonjour,
    Je fais également des cystites à répétition. J’ai essayer le d mannose pour traiter une crise en prenant 3 comprimés toutes les 3 heures. Cela m’a bien soulagé mais le cbu a quand même conclue à un escherichia Coli mais 10 puissance 4 au lieu de 5 habituellement. Je suis donc sous antioxydant pour cette crise mais j’ai maintenant la certitude de son efficacité.
    Maintenant il faut que je trouve la dose pour l’utiliser en préventif et non en curatif.
    Le labo (apoticaria) me conseille 3 comprimés par jour pendant 2mois. Ce qui fait un budget mais je souhaite avant tout me sortir de cet enfer.
    Je précise que je fais environ une crise tous les mois toujours à la suite de rapport mais pas systématiquement.
    Je précise aussi que je suis atteinte d’une RCH modérée (recto colite hémorragique) donc maladie auto-immune et intestins inflammatoires.
    Que pensez-vous de la dose préventive ? Dois je rajouter des comprimés av ou ap les rapports ?
    Merci !!!!!

     
    • Verona dit :

      En préventif, on recommande généralement 1 G de D mannose le matin et 1 G le soir. Si les crises surviennent après les rapports, le mieux est de prendre du D mannoro directement après le rapport, et continuer avec le D mannose pendant au moins 3 jours ; la posologie est fonction des symptômes ressentis, on peut aller jusqu’à 6 G par jour. Bien respecter les modalités de prise (loin des repas et uriner 1 heure après la prise). Rappelons que le D mannose sous forme de comprimés est moins efficace que celui en poudre

       
  6. loetitia lanceron dit :

    bjr je fais des cystites a repetitions mais il n y a jamais de germes, est ce que ce roduits serait donc efficace pour moi car franchement mon urologue ne peut plus rien pour moi merci de me repondre loeticia

     
  7. Boop dit :

    Bonjour,

    Les choses sont plus claires, merci à Mary d’avoir pris le temps de m’expliquer tout ça par téléphone.

     

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *