La Légende Métropolitaine ou comment éliminer le biofilm

Salut la compagnie !

 

Aujourd’hui je suis en fooooorme hihihi

Du coup je voulais partager et surtout démonter, anéantir, pulvériser (j’exagère à peine lol) une des légendes métropolitaines les plus répandues au sujet du biofilm et de son ennemi juré : Ausilium NAC.

Alors pour ceux et celles qui découvrent le concept de biofilm, le « cours de rattrapage » est  ou bien ici 😉

 

Ausilium NAC : kesako ?

Pendant longtemps j’ai blablaté sur ce produit sans le citer sur différents forums de santé libres parce que, selon mon humble avis, c’est tout « simplement » un complément alimentaire révolutionnaire (rien qu’ça) pour toutes celles et ceux (oui oui ces messieurs sont aussi concernés) qui souffrent de cystites [et compagnie] depuis des mois ou des années comme ça a été mon cas (10 ans d’enfer au compteur).

Bon vous me direz que même si je suis sympa il va falloir que je vous explique un peu ce qui est si révolutionnaire. Minute papillon, j’arrive hihihi! C’est une combinaison logique et dans les bons dosages (ce qui est super important et vous comprendrez vite pourquoi) de plusieurs substances qui ont toutes le même objectif => faire dégager le biofilm et les « persisters cells » qu’il contient une bonne fois pour toute pour se débarrasser définitivement de la cystite [et compagnie].

Comment? Fastoche ! Dans Ausilium NAC on a:

  • De la N-Acétylcystéine (NAC) : une substance (la seule à ma connaissance) capable de faire fondre l’espèce de mucus qui forme la « carapace » externe du biofilm pour “déshabiller” les bactéries et levures pathogènes qui sont à l’intérieur.
  • Du D-mannose (mon “chouchou”) : sucre qui va saturer les lectines des bactéries pathogènes et les empêcher d’adhérer sur la paroi vésicale une fois relâchées par le biofilm et les expulser vers le milieu extérieur avec le flux urinaire
  • De la Lactoferrine (attention les mauvaises langues, rien à voir avec le lait ou le lactose hihihi) : une protéine qui prive les levures de leur nourriture et empêche leur croissance
  • De la Morinda citrifolia : pour donner un coup de pouce substantiel aux défenses immunitaires ET agir contre l’inflammation de la muqueuse vésicale

Du coup, le résultat de cette prise de produit est le suivant:

  • Destruction du “manteau” protecteur (appellé “matrice polysaccharidique”) du biofilm
  • Inhibition des bactéries pathogènes et de la croissance des levures pathogènes + système immunitaire renforcé => pour tuer dans l’œuf une possible infection bactérienne ou fongique à cause de la libération des « peristers cells » lors de la dissolution du biofilm
  • Apaisement de l’inflammation => pour réduire tous les symptômes désagréables (je suis polie) que peuvent être les joyeusetés de la cystite (fréquence mictionnelle, urgence, maux de ventre, brûlure, pesanteur vésicale… j’en passe et des meilleures !).

 

Bon et ma légende métropolitaine dans tout ça? Ah oui, du coup j’oubliais presque de vous parler de ce qui me fait écrire cette petite prose sans prétention : le fameux “risque de faire une crise à cause de Ausilium NAC” = tadam ! une rumeur à la peau dure qui circule sur le web depuis quelques temps !

Alors autant vous dire que la première fois que j’ai lu ça j’ai fait des bonds de cabris sur ma chaise!! Comment pouvait-on redouter un produit censé nous aider au point de penser que le produit puisse être responsable d’une cystite aigue (un comble quand même !) ? Et puis après j’ai capté… Petite explication : à l’origine de ce « bruit de couloir » il y a surement deux types de personnes : les petites “sorcières bien aimées” et les gens un peu perdus dans leur pathologie, ses tenants et ses aboutissants. Je développe :

Celles que j’appelle les “petites sorcières bien aimées” sont des p’tite futées qui ont cru bien faire en tentant de reproduire la composition de Ausilium NAC genre « home made ». Elles ont donc pris leur petit chaudron, leur belle louche et ont mélangé de la NAC, du D-mannose et peut être même aussi de la Lactoferrine qui sait. Ne me demandez pas pourquoi certaines personnes préfèrent s’improviser chimistes plutôt que d’acheter un produit tout fait, l’argument principal est le coût… hum hum… pas sûr qu’acheter de-ci de-là des produits à bas coût soit la meilleure façon d’associer économies et santé mais bon… passons ! Le problème, c’est qu’en s’improvisant petits alchimistes, on risque de faire certaines erreurs comme par exemple :

  • Oublier des ingrédients volontairement parce qu’on n’a pas compris à quoi ils servent (de la Morinda ? pourquoi faire ? hahaha) ou bien parce que la commande n°3 n’est pas arrivée
  • Avoir de grosses différences dans la qualité ou la biodisponibilté des substances mises ensemble : du style la NAC fait effet en 10 minutes et le D-mannose choisi en 2 à 3h
  • Se tromper dans les dosages

Et ces erreurs, surtout la dernière, sont justement la raison de cette crise qui va arriver. Et oui, parce que si la NAC est prise en trop grosse quantité par rapport au D-mannose, ou bien si elle arrive trop vite dans la vessie, ou bien parce que le D-mannose choisi n’y arrive pas ou trop tard… Bref, vous avez compris, tout un tas de paramètres qui vont faire que le biofilm va fondre (ah ça pour se dissoudre, mieux que neige au soleil ! ) mais que les persisters cells libérées ne vont pas être « gérées » comme il faut et vont pouvoir faire une méga fête dans la vessie. Du coup, dissolution de la « carapace » => charge bactérienne « à gogo » => super méga cystite avec hématurie, heures sur les toilettes [et compagnie].

Les deuxièmes « personnages » qui pointent Ausilium NAC d’un doigt accusateur car il « provoque des cystites » me font un peu plus réfléchir je dois dire… Ce sont souvent des gens qui ignorent pourquoi elles font des cystites et ça me rappelle beaucoup mes débuts de cystiteuse, quand ça me « tombait dessus sans raison » parce que je ne comprenais pas les mécanismes de la cystite et de l’infection urinaire et ne voyais aucun lien logique entre mes actions et mon style de vie et les crises. Alors forcément, quand on ne sait pas pourquoi la cystite se pointe, on peut difficilement se protéger avec des méthodes préventives concrètes pour éviter tel ou tel truc (on ne sait pas quoi éviter !!) et, si on rencontre un évènement déclencheur on ne s’en rend même pas compte.

Du coup, vous comprenez bien que pour quelqu’un dans cette situation la crise qui arrive quelques jours après la prise de Ausilium NAC, même si elle n’a aucun rapport avec ce produit, va tout de suite être « mal interprétée » et va établir un lien de cause à effet qui, en fait n’existe pas puisque la cystite n’est pas due au produit mais bien à un évènement concret qui sera passé inaperçu.

 

Voili voulou… morale de l’histoire :

  • C’est la NAC (n-acétylcystéine) qui provoque la cystite et PAS Ausilium NAC
  • La cystite devrait toujours être « comprise » pour être prise en charge correctement

 

J’espère que ce nouvel article pourra être utile à certains et, surtout, éviter des peurs inutiles et couper court à cette légende métropolitaine qui pollue et freine inutilement celles qui ont envie de s’en sortir et se débarrasser, une bonne fois pour toutes, de la cystite [et compagnie].

 

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