Cystite post-coïtale … sans pénétration

Salut la Compagnie !

En fouinant dans les « topos » de Mary j’ai trouvé une petite perle qui m’a rappelé pas mal de mauvais souvenirs et que j’ai eu envie de partager avec vous. Elle parle de la cystite post-coïtale sans coït !!! Oui oui vous savez, ce moment où vous êtes déjà punie parce que vous ne pouvez plus faire l’amour « comme tout le monde » et on vous en remet une couche parce que vous ne pouvez même plus avoir un peu de plaisir sans voir la cystite [et compagnie] pointer le bout de son nez ! grrrr !!

Alors voilà quelques explications sur ce qui se passe et surtout comment améliorer les choses et vous débarrasser de la cystite [et compagnie] pour retrouver une sexualité épanouie 🙂

 

Plusieurs d’entre vous se posent des questions quant à la survenue de cystites après ce qu’elles décrivent comme une excitation, une stimulation ou même un orgasme mais sans pénétration.

 

De quoi parlons-nous ?

Dans ce topo nous allons parler essentiellement de « contracture » et de « névralgie ».

Dans le premier cas on parle donc d’une pathologie musculaire, dans le second d’une pathologie neurologique :

– la contracture = douleur provoquée par la contraction involontaire et inhabituellement longue de plusieurs fibres musculaires

– névralgie = douleur provoquée par la lésion ou une anomalie fonctionnelle d’un nerf sensitif

Ces deux termes désignent donc deux problématiques bien distinctes puisqu’elles intéressent des organes différents, toutefois elles ont pour dénominateur commun leur principal symptôme puisque toutes les deux s’expriment par une forte douleur (type irradiante, lancinante ou prenant la forme de décharges / spasmes). Impossible donc ou très difficile de distinguer la contracture de la névralgie avec pour seuls « indices » le tableau clinique.

 

Anatomie de la zone pelvienne

Je compte ici sur vous pour aller visionner des planches anatomiques supplémentaires sur le net si besoin 😉

 

1) La musculature de la zone périnéale

 

Le périnée est souvent, et à tort, défini comme un muscle. En réalité, c’est une zone qui enserre les différents méats (= orifices de sortie) de l’urètre, du vagin et du rectum et qui comprend plusieurs muscles, divisés en deux grands groupe en forme de triangles:

– le triangle anal qui contient les sphincters anaux

– le triangle urogénital qui contient le muscle transverse, le sphincter urétral, le muscle compresseur de l’urètre et le sphincter urétro-vaginal [notez donc qu’un même muscle intervient à la fois au niveau de l’urètre et au niveau du vagin]

 

2) L’innervation de la zone périnéale

La « star » de la zone du périnée est le nerf pudendal. Tristement célèbre à cause de la névralgie pudendale.

Ce que peu de personnes savent c’est que ce nerf pudendal est une racine de laquelle « naissent » des terminaisons (voir image):

– les nerfs du clitoris (sur la partie avant de la vulve)

– les nerfs péri-urétraux [tiens tiens…]

– les nerfs labiaux (sur les petites et grandes lèvres)

– le nerf périnéal

– les nerfs rectaux (péri-anaux)

 

L’excitation féminine

L’excitation féminine et l’orgasme qui suit sont des processus physiologiquement encore peu connus (bien que très étudiés) mais voici ce l’on sait du développement chronologique des choses:

– afflux de sang dans le clitoris = ce dernier gonfle et durcit

– afflux de sang dans les petites lèvres = durcissement et gonflement également

– lubrification du vagin et de la vulve

Il est à noter que lors de cette phase d’excitation tous les stimuli arrivent au niveau des différents organes par l’intermédiaire des nerfs précédemment cités qui sont donc sollicités de façon importante.

Différentes lectures m’amènent à comprendre que l’orgasme, souvent considéré comme clitoridien OU vaginal, est en réalité toujours un orgasme dont la racine est clitoridienne (je vous passe les détails, ce n’est pas le sujet 😉 ) avec donc toujours la même « mécanique »:

– une augmentation de la tension musculaire dans l’ensemble des muscles de la zone

– une contraction (sous forme de spasmes) des muscles autour du vagin (y compris le fameux muscle faisant « le pont » avec l’urètre)

 

Cystite post-coïtale sans pénétration : c’est possible !

Suite à une stimulation sexuelle SANS pénétration il est donc « possible » est « cohérent » d’avoir un épisode aigu douloureux apparenté à une cystite pour de nombreuses raisons:

– la contraction musculaire de la région pelvienne peut déclencher des douleurs liées à un phénomène de contracture des muscles « habituellement » sollicités lors de cystites

et/ou

– les stimuli nerveux circulant pendant l’excitation et/ou l’orgasme, transitant forcément par le nerf pudendal, peuvent déclencher une douleur de type neurologique

et/ou

– la contraction musculaire « écrase » en quelques sortes les nerfs de la zone ce qui peut également donner l’impulsion de départ de la douleur (de type névralgique là encore)

 

Si cet épisode aigu comporte une présence bactérienne celle-ci est très probablement reconductible à la présence d’un biofilm pathogène ou bien à la présence de bactéries dans les glandes de Skènes productrices du « lubrifiant » naturel ou encore à une hygiène non correcte des mains, lingerie, accessoires…

 

Au-delà de ces phénomènes, le relâchement de la musculature suivant l’orgasme / excitation entraine de manière physiologique une certaines urgence mictionnelle que l’on peut relier à la diminution de tonus des muscles entourant l’urètre et la vessie.

 

Que faire ?

Si vous vous reconnaissez dans ce qui est écrit ci-dessus, voici quelques pistes pour éliminer ces cystites post-coïtales sans pénétration :

  • Déterminer l’origine de la douleur

Cette investigation est indispensable pour mettre en œuvre une prévention efficace contre ce type de cystite et se fait au travers :

-> Le suivi des conseils des « premiers secours », réalisation d’un ECBU en premier lieu.

-> Dépistage d’une problématique neuropathiques comme la névralgie pudendale, la vulvodynie ou vestibulite grâce à un bilan effectué auprès d’un spécialiste du plancher pelvien (sage-femme ou kinésithérapeute formé).

-> Evaluation du tonus du périnée (à nouveau auprès d’un professionnel formé) afin d’identifier une possible hypertonie musculaire ou contracture.

 

  • Prévenir la cystite abactérienne

-> Envisager des préliminaires plus doux et progressifs.

-> Améliorer l’élasticité et l’hydratation de la muqueuse vaginale et vulvaire par l’application quotidienne de Ausilium Crema. Application quotidienne qui, progressivement, pourra être moins fréquente en fonction des résultats obtenus.

-> Pratiquer des exercices de relâchement du plancher pelvien pour éviter la contracture excessive.

-> Mettre en place une prise prolongée de magnésium pour une action myorelaxante naturelle et quotidienne. L’oxyde de magnésium étant un des ingrédients de Ausilium Forte, le choix de ce produit permet de rassembler, en une seule prise, myorelaxant, D-mannose, anti-inflammatoire naturel, un neuromodulateur et alcalinisant urinaire.

 

  • Empêcher l’infection urinaire

-> Veiller à une bonne hygiène intime, des mains, draps, sous-vêtements, jouets intimes…

-> Utiliser, même pour les préliminaires et rapports sans pénétration, une crème vaginale contenant du D-mannose.

-> Prendre 1g de D-mannose après le rapport, même sans pénétration.

-> Si la présence d’un biofilm est en cause, mettre en place les mesures nécessaires pour son élimination.

 

 

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