Forum

Cystite ? Mycose ? Le flou total  

  RSS

Emmanikita
(@emmanikita)
New Member
Inscription:Il y a 3 semaines 
Posts: 2
22/11/2018 8:28  

Bonjour ! 

Tout d’abord merci pour votre implication sur les forums/ce blog/votre page Facebook... avant de tomber sur ce site j’étais tellement angoissée par ma situation ! C’est vraiment agréable qu’il y ait des gens qui s’impliquent pour aider les autres ! Maintenant j’ai espoir de (peut-être) réussir à me débarrasser de mon problème...

Alors, je ne sais pas vraiment par où commencer tant tout est compliqué... tout d’abord, j’ai 19 ans et un nouveau copain depuis quelques mois. Après environ un mois de relation, j’ai eu une mycose pratiquement asymptomatique (je n’avais que des pertes assez abondantes, très épaisses)... ma gynéco m’a prescrit des médicaments que j’ai pris et qui ont réglé la situation. C’était en août. 

Seulement, vers Octobre environ, j’ai commencé à ressentir parfois une gêne au niveau de l’urètre, rien de bien douloureux mais c’est une sensation assez indescriptible, qui vient et s’en va, peut être comme des coups d’électricité ou comme si de l’urine remontait (??? J’ai conscience que ce soit assez bizarre). Je n’y ai pas porté attention dans un premier temps car c’était assez passager et loin d’être systématique. Seulement, cette sensation s’est peu à peu installée, jusqu'à une « crise » où l’envie d’uriner était vraiment très forte et incessante, sans réelle douleur, avant de s'évaporer environ 2h après... A côté de ça la gêne dans l'urètre s’est peu à peu installée. Environ une semaine après, de nouveau une « crise », je file chez un médecin de ville qui me prescrit du monuril sans ECBU. Je le prends, il me soulage pendant... deux jours, puis de nouveau cette gêne. 

A noter qu’à côté de ça (avant de prendre l’antibiotique) j’avais de nouveau des pertes abondantes, comme lors de ma première mycose. Ces différents symptômes m’ont poussée à consulter un gynécologue, qui m’a bien diagnostiquée une mycose (avec les analyses, encore une fois presque asymptomatique) et prescrit un ecbu. J’ai donc fait l’ECBU environ 5 jours après ma prise d’antibiotique, il n’a rien donné, aucun germe. 

Je me retrouve donc avec une gêne dans l'urètre, qui se manifeste surtout le matin et le soir (mais qui peut aussi parfois apparaître dans la journée), une envie d’uriner légèrement plus fréquente, et je n’ai aucune idée de ce que ça peut être. Les choses se sont enchaînées et aujourd’hui je ne sais plus quoi penser : ma mycose et ce problème sont-ils liés ? Ou bien ce sont des problèmes indépendants ? Est-ce que ma mycose a pu remonter dans l’urètre ? Ai-je réellement fait une cystite ? 

J’ai par ailleurs commencé une cure de probiotiques Lactibiane, et j’ai des ovules probiotiques que je prendrai après mes règles. J'hésite à acheter du D-Mannose car je ne sais pas si ce serait adapté à mon problème et je ne voudrais pas dépenser 25€ dans un autre médicament qui ne marcherait pas... Pourrais-tu m’aiguiller ? 

 

Désolée pour ce long message mais cette gêne, bien qu’elle ne me fasse pas vraiment souffrir, est vraiment préoccupante et j’ai peur qu’elle impacte ma vie sexuelle (même si pour l’instant les rapports ne semblent pas être douloureux)... bonne journée ! 


Mary aime
RépondreQuote
Verolmb
(@verolmb)
New Member
Inscription:Il y a 6 mois 
Posts: 2
07/12/2018 4:00  

Bonjour Emmanikita, que vous a dit votre gynéco ? Vous y êtes retournée depuis le 2ème épisode de vos pertes? Avez vous parlé avec lui de vos problèmes suite à  vos rapports sexuelles ? Je pense qu'il faudrait régler avec lui ce problème de pertes vaginales, et ensuite consulter un urologue pour trouver la cause de vos douleurs en urinant avant de prendre des compléments alimentaires comme des probiotiques ou même du D-mannose qui je pense dans votre cas ne serait peut-être pas adapté. Avez vous vu également un urologue?


RépondreQuote
Mary
 Mary
(@mary)
Membre Admin
Inscription:Il y a 1 année 
Posts: 75
07/12/2018 4:21  

Bonjour et merci pour ce topic  😀 

Toutes mes excuses pour la lenteur de ma réponse. Je vous soumets, ci-dessous, une analyse de votre situation (qui ne se substitue pas à un avis médical 😉 ) :

  • En préambule, je vous renvoie également à lecture de cet article

 

  • Nous nous trouvons, dans votre cas, face à une situation de déséquilibre vaginal asymptomatique mais qui semble devenir chronique.

En effet, la flore vaginale est une population hétérogène symbiotique (qui vit en harmonie) composée de différentes souches bactériennes et fongiques (des levures) qui coexistent et tapissent l’ensemble de la surface de la muqueuse vaginale pour en assurer la protection. Les proportions de chacune des colonies sont variables et sont fonction de subtiles « réglages » de l’organisme (pH en particulier) et d’interactions entre elles qui déterminent, au final, un équilibre parfait entre colonies dominées, minoritaires, et colonies dominantes (lactobacilles). Cet équilibre peut être rompu pour de nombreuses raisons et donner la possibilité à des colonies dominées opportunistes de proliférer excessivement et passer d’un statut « commensal » à un statut « pathogène ».
C’est le cas pour le C. albicans, levure physiologiquement présente dans la flore de Döderlein mais qui « profite » d’un affaiblissement des lactobacilles (souvent suite à une prise antibiotique) pour se diffuser et envahir l’espace vaginal. 
De la même manière, les bactéries opportunistes (souvent uropathogènes) jouissent d’une opportunité de développement « extra » suite aux thérapies antifongiques.

 

  • Dans votre cas, il est possible que les rapports sexuels fréquents liés à votre changement de partenaire, associés aux conditions environnementales de l’été (chaleur, humidité…) soient à l’origine de la première mycose (août).

Il semble que le traitement antifongique proposé à ce moment-là ait été efficace contre la mycose mais n’ait pas été suffisamment « épauler » par d’autres mesures (prise de probiotiques par exemple) pour restaurer un équilibre vaginal physiologique parfait. De telle sorte que la dybiose (déséquilibre entre les diverses populations de la flore de Döderlein) n’a pas été totalement repoussée et s’est installée de manière sourde et latente.

 

  • La symptomatologie apparue au moment d’octobre (douleurs comme un picotement ou une sensation de spasmes brefs mais intenses) peut donc tout à fait dérivée de cette situation qui, progressivement à conduit à une vaginite et une réduction des défenses immunitaires locales de la sphère uro-génitale permettant aux bactéries uro-pathogènes de rejoindre les voies urinaires basses pour causer une infection urinaire (cystite bactérienne).

 

  • Dans un tel contexte, la prise d’une thérapie antibiotique monodose à l’aveugle, bien que parfaitement en adéquation avec les recommandations en vigueur (traitement d’appoint d’une cystite aigue non compliquée), pose deux problèmes :

-> Risque d’inefficacité sur la souche bactérienne en cause : ce qui a malheureusement été votre cas vos le soulagement immédiat mais la rechute successive constatée.

-> Risque +++, vus les antécédents de mycose et la dysbiose latente au moment de cette prise, d’une rechute de l’infection fongique (ce qui a été le cas) en raison d’une déstruction des Lactobacilles (« bonnes bactéries ») de la flore physiologique vaginale.

A ceci, il est utile d’ajouter que l’antibiothérapie sans ECBU conduit à une méconnaissance de la nature exacte de l’infection : l’ECBU qui a suivi était d’ailleurs trop proche de cette prise antibiotique d’où sa négativité (manque de fiabilité) ce qui vous laisse dans le flou.

  • Votre gêne actuelle est donc multifactorielle et peut être le reflet de (un ou plusieurs de ces facteurs) :

-> La vaginite vulvo-vaginale

-> La dysbiose vulvo-vaginale 

-> La persistance de l’infection urinaire (peut être localisée uniquement dans l’urètre) sans doute soutenue par un biofilm.

 

Une approche cohérente ici serait donc la suivante :

  • Mettre la priorité sur la restauration de l’équilibre vulvo-vaginal pour réduire l’inflammation et stabiliser les proportions des différentes colonies commensales vaginales.
  • Combattre un éventuel biofilm pathogène vésical et/ou urétral tout en cherchant à identifier le germe en cause pour cerner au mieux la situation.
  • Assurer une présence préventive constante de D-mannose + alcalinisant + anti-inflammatoire + immunomodulant + myorelaxant dans les voies urinaires pour combattre la présence bactérienne et la sympotmatologie désagréable.

 

Concrètement, cette approche se traduit par le schéma suivant :

INTERVENTION VAGINALE

-> Un premier cycle de 7 jours avec :

- Ausilium Lavanda : 1 application, 1 jour sur 2

- Lenicand Crema : 2 applications par jour

- Lenicand : 1 comprimé, matin et soir, loin des repas (en complément de vos probiotiques)

 

-> Une phase de  maintien / prévention successive de 4 semaines avec :

- Ausilium Lavanda : 1 application par semaine

- Lenicand Crema : 1 application par jour la première semaine ; puis « au besoin »

- Lenicand : 1 comprimé, matin et soir, loin des repas (en complément de vos probiotiques)

 

INTERVENTION VESICALE

-> Un premier cycle de 15 jours avec :

- Ausilium NAC : 1 flacon, matin et soir, loin des repas

- Ausilium Forte : 1 mesurette, milieu de journée, loin des repas

 

Il serait très pertinent de réaliser un ECBU 48h après le début de cette prise pour déceler l’éventuelle présence bactérienne révélée par la prise de Ausilium NAC.

 

-> Une phase de maintien / prévention successive avec :

- Ausilium Forte : 1 mesurette rase, 1 à 3 fois par jour, loin des repas

 

-> En parallèle de ces mesures : utiliser Ausilium Crema aux moments des rapports serait un « must ».


RépondreQuote
Emmanikita
(@emmanikita)
New Member
Inscription:Il y a 3 semaines 
Posts: 2
09/12/2018 5:22  

Merci de votre réponse, 

cette dernière tombe à pic car je viens d’être réveillée par des brûlures au niveau de la vulve, vers cet endroit. Ça semble remonter et me donne envie d’aller au toilettes, c’est extrêmement désagréable et ça m’était déjà arrivé lundi soir, ce qui m’a poussé à aller aux urgences. Là-bas, j’ai réalisé un ECBU (à ce moment j’ai vraiment cru faire une vraie cystite) qui était négatif mais qui montrait un fort taux de leucocytes (l’urine me brûlait au passage)... sachant que j’ai eu deux rapports avec pénétration le week-end dernier, et un “rapport” sans pénétration hier je ne sais pas si ça peut être lié...

Par ailleurs, je n’ai plus de pertes vaginales (enfin je crois, mais comme je mets des probiotiques au niveau vaginal je ne suis sure de rien) mais on m’a décelé un petit calcul dans le rein gauche la semaine dernière... je ne sais pas si mon calcul peut être lié à mes douleurs. 

Après ma première mycose, ma gynéco m’avait prescrit Serelys pour restaurer la flore et mes rapports n’étaient pas douloureux ou problématiques par la suite... 

Je ne sais plus quoi faire... ces symptômes me pourrissent la vie et je commence à craindre la cystite interstitielle. De plus, j’aimerais commander sur Deakos mais une partie de moi se méfie :/ le prix et la promesse me font un peu peur... 

Bonne journée 


Mary aime
RépondreQuote
Mary
 Mary
(@mary)
Membre Admin
Inscription:Il y a 1 année 
Posts: 75
10/12/2018 9:30  

Bien triste de vous lire et d'apprendre ce nouvel épisode aigu.

 

Ces éléments supplémentaires suscitent ces réflexions:

1) L’hospitalisation a été une très bonne chose puisqu’elle a permis un encadrement clair de votre situation qui est la suivante : cystite abactérienne post-coïtale.

Cette situation est tout à fait cohérente avec :

  • Une symptomatologie typique de la cystite mais non corrélée à une présence bactérienne -> l’usage de l’antibiotique est donc une mesure superflue et inefficace chez vous
  • Une présence de leucocytes importante dans l’échantillon d’urine -> cette leucocyturie étant sans doute le reflet d’une forte inflammation des muqueuse (urothélium comme muqueuse vulvo-vaginale)
  • Une douleur / brulure localisée au niveau vulvaire et potentialisée par le passage de l’urine (acide) -> caractéristique de la vuvlo-vaginite
  • Une survenue successive à des rapports (avec et sans pénétration) rapprochés -> les frottements et la sollicitation de la zone périnéale étant sans doute responsables de l’inflammation

 

2) L’absence de pertes vaginales significatives dans un contexte de prise probiotique (par voie orale et application locale) est un indicateur que votre approche permet d’améliorer grandement la dysbiose vaginale, au point de la rendre asymptomatique. Le niveau de résolution de la problématique devrait toutefois être mesuré par le biais d’un prélèvement vaginale (Score de Nugent) ou, à minima, d’un autotest pour une analyse objective de la situation.

De plus, la vaginite (composante inflammatoire de la problématique vaginale) est une inflammation qui peut prendre du temps à se résorber (plusieurs semaines ou mois au-delà de la fin de l’épisode infectieux) et peut, durant toute cette période, être potentialisée par de nombreux facteurs externes :

  • Rapports (avec ou sans pénétration)
  • Usage de préservatif contenant du latex
  • Frottements liés à une activité physique intense
  • Vêtements serrés
  • Sous-vêtements synthétiques, strings
  • Acidité de l’urine
  • Usage d’un papier toilette en matériau irritant, contenant un parfum ou coloré
  • Usage d’un soin de toilette intime trop agressif, inadapté

 

3) La présence d’un calcul rénal pourrait être un facteur de maintien de l’existence d’un possible biofilm pathogène vésical.

 

4) Votre peur du SVD (Syndrome de la Vessie Douloureuse autrefois nommé Cystite Interstitielle) est légitime mais je vous rassure, votre situation semble très éloignée de cette problématique 😉

 

En conclusion, ces nouveaux éléments viennent conforter et soutenir les conseils précédents au sujet de l’approche suggérée de votre problématique. Et j’y ajouterais impérativement l’application de Ausilium Crema avant et après chaque rapport.

Concernant les produits Deakos (prix / promesse), je vous invite à consulter le site où vous trouverez, en ce moment-même, une offre promotionnelle très avantageuse qui vous permet un « investissement » minimum (bien évidemment la notion de budget reste très subjective) pour suivre ces conseils sur une période de 1 mois et évaluer objectivement l’efficacité de ce produits.

A titre d’exemple : 2 Ausilium Lavanda + 2 Lenicand Crema + 2 Lenicand + 2 Ausilium NAC + 1 Ausilium Forte 300g + 1 Ausilium Crema = environ 180€

 

Courage  ❤️ 

 


RépondreQuote
Verolmb
(@verolmb)
New Member
Inscription:Il y a 6 mois 
Posts: 2
10/12/2018 6:16  

Bonsoir, j'ai lu vos témoignages et je souhaite vous faire part de mon expérience. Je n'ai pas tout à fait la même problématique que vous, cependant certains points sont similaires. Depuis bientôt 7 mois j'ai commencé un traitement sur 15 jours par mois car IU récidivantes, mais qui suite à  la prise d'antibiotiques à tout va, m'ont provoqué des brûlures dans tout le système Uro-génital. Après les prises d'Ausilium NAC,  de D-mannose, de D-Mannoro  (qui ne quitte plus mon sac à main, car très pratique, se prend sans eau) le traitement Lenican, l'Ausilium Crema et surtout mon préféré l'Ausilium LAVANDA qui me fait un bien fou et me soulage comme rien n'a réussi à me soulager comme ça.  Je ne compte même plus le nombre de gélules vaginales que les gynéco m'ont prescrit qui m'ont plus irrité qu'autre chose. Je me retrouve aujourd'hui suite à ce traitement libérée, je revis, en fait je ne sais même pas comment l'exprimer après 4 ans de douleurs et de brûlures, je ne savais même plus distinguer les brûlures urinaires des brûlures génitales  et je suis convaincue aujourd'hui que l'appareil Uro-génital chez la femme est lié,  on ne peut pas soigner l'un sans l'autre. Donc si vous doutez j'espère avoir pû vous transmettre mes convictions sans aucunes hésitations. Cordialement 


Mary aime
RépondreQuote
Share:
  
En travaux

Veuillez Connexion ou Inscription