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Cystite sans germes, alimentation, stérilet Mirena  

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Papillon21
(@papillon21)
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Posts: 1
05/11/2018 9:41  

Bonsoir Mary. Je reviens vers vous pour des conseils svp. il y a qques mois je vous avais expliqué que certains urologues ( 2 sur les 4 consultés) accusaient mon stérilet Mirena d'être la cause de mes ennuis. Il y a plusieurs années un urologue m'a diagnostiqué une trigonite. Nous l'avons soignée a coup de voltaren retard et en même temps je buvais plus d'eau de Vichy alcalinisante. J'ai eu la paix plusieurs années. Ici ca fait plus d'un an que je suis régulièrement embêtée. Même symptomes mais la cystoscopie n' à rien révélé cette fois. Toujours cette sensation de tiraillement dans la vessie, de brulure à l uretre. Et je dois me relever min 2 à 3 fois par nuit pour vider ma vessie ( presque vide) pour me soulager tellement j'ai mal ds le ventre . J'ai bougé mon stérilet il y a 3 semaines et je ne vais pas mieux. Je sais ce qui déclenche les crises : coca, café, vin blanc, plats épicés, rapports sexuels complets ou simplement l'utilisation d'un stimulateur clitoridien sans pénétration. Mes deux dernières visites chez le médecin n ont pas révélé d'infection. Bandelette vierge. Du coup pas d'antibiotiques prescrits. Des antis inflamatoires. Je prends chaque jours du Ergybase afin d avoir un bon équilibre acido basique. Je sens que ca m'aide. Le wk dernier j'ai fait une crise un peu différente suite à un rapport prolongé. J'ai senti comme une vrai infection urinaire. J'ai essayé avec de l uricran forte mais ca ne passait pas . Je doute de l'efficacité de ce produit. Je me suis résolue à prendre de la furadantine pdt 2 jours. De suite ca a été mieux. Ce qui me laisserait penser qu'il y avait cette fois une infection. Je me demandais ce que je pourrais bien prendre sachant que mes crises sont svt due à l alimentation ou liée aux frottements d'un rapport. Je pense aussi  des problèmes hormonaux car j ai parfois des crises quand j ai mal au seins. J'ai vu sur le site Deakos Cistiquer pr les inflamations. il propose aussi de combiner avec ausilium 20 plus. Je suis un peu perdue. Qd il n y a pas de germes on peut qd même prendre le D mannose ? Et qu est ce alors le ausilium nac ? Merci pour votre aide précieuse. Je vs précise que je viens de passer un scanner du bas ventre qui n a rien révélé d anormal. Bien à vous .


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Mary
 Mary
(@mary)
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Inscription:Il y a 1 année 
Posts: 66
08/11/2018 1:34  

Merci pour votre topic 🙂 et pour ces éléments très complets sur votre parcours et votre approche et auxquels j’ajoute une information transmise en privé :

J ai oublié de vous dire qu'à le sport (jogging) agrave les symptômes. Avéc les chocs je pense. J ai rachete ce jour de l ergy base et du bicarbonate de soude alimentaire. 

 

Votre problématique semble donc être un entrelacs entre une composante principale : la forte inflammation vésicale ; et une composante minoritaire, apparemment très ponctuelle et « sourde » : des infections urinaires d'origine principalement post-coïtale.

 

1)      L’inflammation urothéliale

Cette problématique correspond, de manière générale, à une altération de l’intégrité de la paroi vésicale.

La paroi vésicale est constituée, en superficie, par l’urothélium lequel est « tapissé » par une fine couche protectrice de glycosaminoglycanes (GAG) qui sont des molécules également appelées mucopolysaccharides. Les GAG ont pour principale fonction de protéger l’urothélium en l’isolant des agressions externes (contact avec l’urine en premier lieu) formant une couche imperméable. Le maintien de leur intégrité est donc fondamental pour éviter les irritations urothéliales.

La couche de GAG peut se trouver endommagée par de nombreux facteurs parmi lesquels on peut citer :

- Infections urinaires

Prises antibiotiques répétées et/ou prolongées

Acidité urinaire excessive

- Carence innée de la protéine de Tamm-Horsfall

- Maladies auto-immunes ou inflammatoires

Lorsque les agressions qu’elle subies sont importantes, récurrentes et prolongées, on peut assister à une perte d’intégrité de cette couche qui laisse l’urothélium exposé aux agressions. Cette altération de la couche des GAG constitue la première étape vers l’inflammation de la paroi vésicale.

Une fois le processus inflammatoire instaurer, il tend à se chroniciser et s’autoalimenter rendant la reconstitution (réépithélisation) de la couche de GAG toujours plus difficile. C’est donc un cercle vicieux dont il convient de sortir en agissant à la fois :

- en faveur d’une réduction de l’agression vésicale,

- contre l’inflammation,

- en faveur de la réépithélisation urothéliale.

 

La trigonite dont vous avez souffert il y a plusieurs années était l’expression de cette inflammation +++ urothéliale au niveau du trigone vésicale et l’approche employée par votre urologue suivait effectivement 2 des 3 conseils ci-dessus 😉

 

2)      Bien que votre dernière cystoscopie ne révèle pas de zone inflammatoire visible à l’œil nu, il est tout à fait possible que le retour actuel de votre symptomatologie indique la mise en place d’une nouvelle inflammation urothéliale.

Cette hypothèse se trouve renforcée par les facteurs causant une augmentation des symptômes que vous avez parfaitement identifiés et qui sont :

- Un régime alimentaire conduisant à des urines plus acides

- Les rapports sexuels qui, à cause des frottements mécaniques et des contractions du plancher pelvien, augmentent l’inflammation

- L’activité physique conduisant à la fois à une sollicitation importante de la zone pelvienne mais aussi à une forte légère et ponctuelle de déshydratation (à nouveau acidité urinaire consécutive)

Le port d'un dispositif intra-utérin (stérilet) hormonal peut, dans un tel contexte, effectivement être un facteur de maintien ou d’aggravation de l’inflammation. En effet, en maintenant le taux des œstrogènes bas, ce type de contraception peut réduire le trophisme des muqueuses de qui tend à « affiner » la muqueuse vaginale comme l’urothélium, augmentant donc tant la formation de microlésions lors des rapports que la sensibilité urothéliale aux agressions et irritations externes.

 

3)      Il est tout de même important de prendre en considération la composante infectieuse de votre problématique et ne pas négliger l’épisode aigu auquel vous avez été confrontée récemment.

Ce dernier peut être le fruit de :

-> La présence d’un biofilm sur le stérilet qui aura libéré des germes lors de son retrait causant l’infection.

OU

-> Une cystite bactérienne post-coïtale « classique ».

 

Dans un cas comme dans l’autre il aurait été utile de réaliser un ECBU (permettant d’identifier les germes en cause et leur numération) et d’éviter la prise antibiotique à l’aveugle (laquelle comme c’est indiqué ci-dessus peut aggraver les symptômes inflammatoires). A ce titre, je vous invite à lire ce document sur les "premiers secours" en cas d'épisode aigu.

Ceci étant dit, je vous conseille de réaliser malgré tout un ECBU de contrôle (5 jours après la dernière prise antibiotique) afin de vérifier l’absence totale des germes dans votre vessie et de pouvoir empêcher, le cas échéant, une éventuelle rechute de cette cystite bactérienne.

 

4)      Concernant l'emploi du produit Uricran forte

Voici les ingrédients composant ce produit :

Association de Gélatine et de Xyloglucane (Hémicellulose): ces fibres solubles ne constituent en aucun cas un principe actif pouvant etre utile aux voies urinaires puisque leur action est principalement celle d'aider au correct fonctionnement des intestins et un transit régulier.

Propolis: ce principe actif, immunostimulant naturel des défenses physiologiaues des voies aériennes supérieures, n'a pas démontré de proriétés bénéfiaues pour les voies urinaires ni en terme d'immunité ni pour la lutte directe contre les germes uropathogènes.

Hibiscus sabdariffa: cet extrait de plante, bien que vantant des propriétés alacalinisantes sur les urines, ne représente pas un allié potentiel en cas d'infection urinaire aigu.

Dioxyde de silicium, Stéarate de magnésium, Amidon de maïs: 3 excipients sans rôle fonctionnel.

Pour toutes ces raisons, ce produit n'apparait pas comme étant d'un grand secours ni en phase aigu ni en prévention contre la cystite bactérienne. Il peut sans doute être utile chez les sujets dont la présence bactérienne à pour origine une perméabilité intestinale avec migration des commensaux du microbiote vers la vessie où ils deviennent pathogènes (ce qui ne semble pas être votre cas). La prise de ce complément aura alors pour effet de régulariser le transit et minorer le passage des germes uropathogènes. Il conviendra toutefois d'associer sa prise à du D-mannose afin d'empêcher l'adhésion des bactéries pouvant malgré tout migrer et provoquer, même en quantités plus faibles une infection urinaire.

 

5) L’approche suggérée ici constituerait donc à :

-> Réduire, autant que faire se peut, les agressions vésicales : régime alimentaire adapté, alcalinisant urinaire (ergybase ou Sette+), activité physique aménagée…

-> Favoriser la réépithélisation urothéliale tout en combattant l’inflammation : Cistiquer.

-> Limiter la formation des microlésions lors des rapports pour éviter l’inflammation des muqueuses post-coïtale : Ausilium Crema.

-> Prévenir les infections urinaires pour éviter la consommation antibiotique : Ausilium 20PLUS ou Ausilium Forte.

 

Plus précisément concernant les produits ci-dessus :

- Vous trouverez toutes les informations sur Ausilium Crema dans cet article.

- La prise de Cistiquer pour offrir un bénéficie significatif, devrait idéalement se déroulé sur 2 mois (1 mois minimum) à raison de 2 comprimés par jour (matin et soir) pris loin des repas.

- Il serait plus opportun d’opter pour Ausilium Forte que Ausilium 20PLUS puisque le premier contient, en plus du D-mannose et de la Morinda citrifolia (extrait sec aux propriétés immunostimulantes et anti-inflammatoires), de l'oxyde de magnésium et du calcium glycérophosphate qui permettent une alcalinisation des urines (offrant donc la possibilité de stopper ou réduire grandement la prise ultérieure d'un alcalinisant), une réduction de la contracture pelvienne involontaire et une action neuromodulante. L'ensemble de ses effets ayant pour conséquence une réduction des douleurs, de l'urgence et de la fréquence mictionnelle.

 

Pour entrer d'avantage encore dans le détail de l'intérêt de la prise de D-mannose. Ce principe actif, outre son action inhibitrice directe contre les germes uropathogènes, est un GAG. En l'absence de présence bactérienne dans les urines, il va donc se lier directement avec la couche mucopolysaccharidique pour améliorer le "coating véscial" c'est à dire renforcer cette couche protectrice. Sa prise, associée à Cistiquer (qui ne contient pas de D-mannose), offre donc une action synergétique plus complète en faveur de la restauration de l'intégrité de cette couche protectrice de l'urothélium.


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