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D-mannose et régime anti-candida  

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Questions Retweetees
(@questions-retweetees)
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Posts: 17
02/11/2018 4:22  

Bonjour, j'ai une question "technique" à poser.

Quelqu'un qui fait un régime anti candida albican peut-elle prendre du d-mannose ?

Je tente de faire des liens entre différentes pathologies ou faiblesses de l'organisme. Je lis que le D-mannose fait partie des mono-saccharides. D'un autre côté, je sais maintenant qu'il y a un lien entre la perméabilité intestinale et les bactéries vésicales.

J'ai une candidose que j’essaie d'éradiquer en suivant un régime alimentaire. Dans celui-ci, on me dit d'éviter les aliments FODMAPS ! Comme je ne savais pas de quoi il s'agissait, j'ai cherché, cela signifie : fermentable oligo di and mono saccharides and polyols.

Alors, que faire, comment est-ce que je pourrai venir à bout d'un éventuel biofilm si je n'ai pas le droit de prendre du mono saccharide ?

 

Merci beaucoup.


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Mary
 Mary
(@mary)
Membre Admin
Inscription:Il y a 1 année 
Posts: 66
02/11/2018 4:25  

Quelques éléments de réponses :

1) Le terme Candidose est une appellation générique qui doit être contextualisée. En effet, il existe différents types de candidoses :

- La candidose vulvo-vaginale -> qui s’identifie très bien en raison des pertes vaginales blanchâtres qu’elle occasionne

- La candidose buccale (muguet) -> qui se voit à l’œil nu

- La candidose intestinale -> qui va de pair avec la dysbiose et donc, très fréquemment, des troubles du transit MAIS pas forcément avec la perméabilité intestinale

- La candidose systémique -> qui correspond à une telle croissance de la levure dans différentes localisations que celle-ci fini par envahir le sang

 

2)La présence du candida albicans dans la vessie n’est possible qu’à la condition de l’existence d’un biofilm. En effet, le Candida ne possédant pas de lectines, il n’a pas de capacité adhésive sur l’urothélium et ne pourrait persister seul à l’intérieur de cet organe. Son existence à l’intérieure de la vessie ne peut donc qu’être successive à la première infection urinaire. C’est donc une conséquence et non une cause.

 

3) De la même façon, il est possible en cas de cystite récidivante que la candidose présente au niveau intestinal soit une conséquence des antibiothérapies et donc, en aucun cas, une cause primaire de la situation.

 

4) Lorsque l’on parle de bioflm, il faut distinguer : la matrice polysaccharidique (sorte de mucus) qui constitue le « manteau » des cellules pathogènes (ensemble de bactéries et levures dans votre cas) que ce manteau renferme. Le D-Mannose agit précisément contre ces pathogènes mais pas contre la matrice en elle-même.

 

5) La seule substance connue capable d’atteindre un biofilm vésical et de le dissoudre est la NAC.

 

6) La prise de D-Mannose dans le but d’éradiquer le biofilm est donc un « faux problème » puisque le D-Mannose n’a pas cette action. En revanche, sa nature (monosaccharide) est effectivement un facteur de contre-indication lors d’un traitement contre la candidose.

 

En conclusion (et j’en suis désolée car vous êtes partie dans une démarche inversée) dans votre situation il serait bien plus pertinent de :

-> Commencer par agir sur la cause primaire de vos maux : l’infection et le biofilm qui en a résulté par la prise de :

- Ausilium NAC [ N-acétylcystéine contre le biofilm + Lactoferrine contre les levures pathogènes (Candida albicans) + D-mannose contre les bactéries pathogènes ]

- D-MannOro [D-Mannose en formulation orosoluble qui va donc « by-passer » les intestins et donc réduire la potentielle croissance de la candidose intestinale]

 

-> Traiter successivement la candidose qui n’est qu’un « effet collatéral » d’origine iatrogène pour lequel l’éviction des antibiotique est déjà un traitement en soit

 

Concernant l’apparente contradiction entre régime « anti-candida » et la prise de D-mannose, deux éléments :

1)            Le Candida albicans est une levure, qui devient champignon lorsqu’elle croît, capable dans des conditions extrêmes de convertir le Mannose en glucose pour s’en nourrir. Toutefois, ce processus requière une absence totale d’autres substances nutritives et n’a donc été constaté que dans des conditions in vitro. En effet, dans le cadre d’un organisme complexe comme l’est le corps humain, le Candida albicans a à sa disposition d’autres substrats qu’il « préfère » tels que les glucides du bol alimentaire, certains acides gras et le fer. Il n’aura donc probablement jamais recours à la conversion du D-mannose (qui lui « coûte » beaucoup d’énergie) pour proliférer.

 

2)            Plus pragmatiquement, dans notre expérience décennale, de nombreuses clientes ont mené de front un combat contre la candidose et contre la cystite en consommant donc du D-mannose de manière continue et prolongée. Aucune ne nous a rapporté d’effet secondaires ou d’interdiction de la part du thérapeute l’accompagnant.


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