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Efficacité du D-mannose sur les Entérocoques ?  

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Questions Retweetees
(@questions-retweetees)
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Posts: 17
06/08/2018 10:15  

 Le D-mannose est-il efficace sur les bactéries sans fimbriae type gram + et dans le cas de réseau bactériens résistants comme les biofilms?

Edité : Il y a 3 mois 

Mary aime
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Mary
 Mary
(@mary)
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Inscription:Il y a 1 année 
Posts: 66
06/08/2018 10:17  

Merci pour cette question très pointue 🙂

Je me suis permise, pour vous répondre, d’interroger notre bilogiste sur ce point précis.

Voici sa réponse :

1) Aux prémices des études en biologie et de l’observation des micro-organismes, il était nécessaire de créer une classification des bactéries observées. Pour ce faire, les chercheurs ont divisés les micro-organismes en deux classes : gram + et gram – 
Ces catégories correspondant, en réalité, à la méthode employée pour leur identification (type de coloration) qui dépend à la nature de leur paroi [je vous renvoie ici à la très simple illustration de Wikipédia :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Gram_positif...
Or, on sait désormais que la nature de la couche des peptidoglycanes qui forment la paroi cellulaire n’a absolument aucun rapport avec la potentielle pathogénicité du germe. Ainsi, une cystite bactérienne peut être due, indistinctement, à un germe gram + ou gram -
En revanche, la présence d’adhésines (appendices présents à la surface des bactéries et qui leur confèrent la possibilité d’adhérer sur la paroi vésicale et, donc, de causer une infection urinaire suivie de la symptomatologie typique de la cystite) est une caractéristiques microbiologique, que l’on retrouve tant dans des bactéries gram + que gram -, qui détermine l’uropathogénicité d’un germe. 
Le D-mannose, en se liant aux adhésines, a donc un effet anti-adhésif qui inhibe la pathogénicité de la bactérie. 
Pour toutes ces raisons, l’évaluation de l’opportunité d’une prise de D-Mannose pour prévenir et combattre la cystite dépendra de la souche bactérienne présente et non de son gram.
Par exemple, les évidences scientifiques à notre disposition permettent d’affirmer l’efficaicté de ce principe actif contre :
- E. coli
- Klebsiella
- Proteus
- Entérocques 
- Streptoques 
- Ureaplama

2) Concernant l’action contre le biofilm 
Il est indispensable de rappeler ici que le biofilm pathogène est une matrice polysaccharidique qui, bien que sécrétée par les bactéries, a des caractéristiques biologiques tout à fait différentes. Il est plus juste de la voir comme une espèce de mucus et non comme un organisme cellulaire. 
Pour cette raison, lorsque le biofilm pathogène est « suspectable » (comme facteur prédisposant ou précipitant de la cystite bactérienne comme abactérienne) il convient de le combattre par l’emploi de principes actifs pouvant :
-> Arriver dans la vessie avec certitude (être biodisponibles pour l’objectif poursuivit) 
-> Effectivement avoir une action directe pour désagréger la matrice du biofilm
-> Etre sûrs et sans effet secondaire 
La seule substance répondant à ces critères à notre disposition est la N-Acétylcystéine (NAC).

Pour cette raison, l’association NAC + D-Mannose (Ausilium NAC) est un « duo gagnant » contre le biofilm vésical ou urétral puisque le premier dissout la matrice et le second neutraliser et élimine les germes uropathogènes.


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Questions Retweetees
(@questions-retweetees)
Active Member
Inscription:Il y a 6 mois 
Posts: 17
06/08/2018 10:18  

merci beaucoup pour cette réponse complète, la question est survenue après une discussion avec mon mari sur le sujet car on m'a diagnostiqué une infection à entérocoques et ce sont des bactéries Gram+ d'où la question de l'existence d'adhésines sur ce type de bactéries. Cela confirme mon intérêt pour le D-Mannose. Encore merci!

 


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