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Cystite et dysbiose vaginale  

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Osmose_74
(@osmose_74)
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Posts: 4
30/05/2018 1:03  

Hello,

Je voulais apporter ma petite pierre à l'édifice en vous donnant le lien vers une étude scientifique récente à mon sens très intéressante qui a probablement trouvé un lien entre la cystite post-coïtale et la dysbiose vaginale. Je rappelle au passage que la dysbiose vaginale peut être asymptomatique...

Pour les anglophobes, on fait marcher la traduction automatique de google 🙂 

Version grand public :

https://medicine.wustl.edu/news/vaginal-bacteria-can-trigger-recurrent-utis-study-shows/

Version publication scientifique :

http://journals.plos.org/plospathogens/article?id=10.1371/journal.ppat.1006238

L'intérêt de chouchouter sa flore vaginale pour limiter la prolifération de Gardnerella Vaginalis et/ou toutes autres bactéries pathogènes semble donc être encore une fois une très bonne idée.

Les meilleurs probiotiques en la matière sont : 

L. crispatus (champion toute catégorie  😉 )

- L. Iners

- L. acidophilus

- L. Jensenii

L. gasseri

A bon entendeur...


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Mary
 Mary
(@mary)
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Posts: 66
27/07/2018 8:36  

Un TRES grand merci pour ces informations et ces liens  ❤️ (désolée de n'y répondre qu'aujourd'hui).

Je vous rejoins tout à fait sur la nécessité absolue en cas de cystite récidivante (à plus forte raison si elle est de nature post-coïtale) de s'interroger sur l'intégrité de la flore de Döderlein qui, chez le sujet sain, représente une première ligne de défense immunitaire contre les infections. 

A ce titre, le dépistage d'une probable dysbiose vaginale (effectivement parfois totalement asymptomatique) devrait effectivement faire partie du parcours à suivre en cas de cystite récidivante.

De la même façon, je vous rejoins tout à fait sur la nécessité de soutenir l'équilibre vulvo-vaginale au tyravers une série de mesures préventives visant à:

- assurer l'ensemencement des souches bactériennes commensales 

- éliminer les bactéries potentiellement pathogènes en excès 

- inhiber la croissance des levures 

- éviter la formation d'un biofilm pathogène

- apaiser l'inflammation vaginale et cicatriser les éventuelles microlésions 

 

Il convient également de rappeler que la prise répétée d'antibiotiques (monodose en particulier) est extremement délétère pour les Lactobacilles qui composent la flore saine et peut constituer un élément prédisposant aux l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des récidives. 

Pour cette raison, une approche prophylactique basée sur la prise continue "basale" de D-mannose et associée à une prise ciblée augmentée de ce même principea actif après chaque rapport représente une intervention sûre et efficace pour lutter contre la cystite post-coïtale, réduire la survenue des épisodes aigus, minimiser la consommation antibiotique et donc promouvoir la correcte restauration des flore physiologique pour retrouver un niveau d'immunocompétence optimale. 

Êtes-vous utilisatrice de D-mannose ?


Leelou aime
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Leelou
(@leelou)
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Posts: 1
08/09/2018 10:48  
Posté par: Mary

Un TRES grand merci pour ces informations et ces liens  ❤️ (désolée de n'y répondre qu'aujourd'hui).

Je vous rejoins tout à fait sur la nécessité absolue en cas de cystite récidivante (à plus forte raison si elle est de nature post-coïtale) de s'interroger sur l'intégrité de la flore de Döderlein qui, chez le sujet sain, représente une première ligne de défense immunitaire contre les infections. 

A ce titre, le dépistage d'une probable dysbiose vaginale (effectivement parfois totalement asymptomatique) devrait effectivement faire partie du parcours à suivre en cas de cystite récidivante.

De la même façon, je vous rejoins tout à fait sur la nécessité de soutenir l'équilibre vulvo-vaginale au tyravers une série de mesures préventives visant à:

- assurer l'ensemencement des souches bactériennes commensales 

- éliminer les bactéries potentiellement pathogènes en excès 

- inhiber la croissance des levures 

- éviter la formation d'un biofilm pathogène

- apaiser l'inflammation vaginale et cicatriser les éventuelles microlésions 

 

Il convient également de rappeler que la prise répétée d'antibiotiques (monodose en particulier) est extremement délétère pour les Lactobacilles qui composent la flore saine et peut constituer un élément prédisposant aux l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des récidives. 

Pour cette raison, une approche prophylactique basée sur la prise continue "basale" de D-mannose et associée à une prise ciblée augmentée de ce même principea actif après chaque rapport représente une intervention sûre et efficace pour lutter contre la cystite post-coïtale, réduire la survenue des épisodes aigus, minimiser la consommation antibiotique et donc promouvoir la correcte restauration des flore physiologique pour retrouver un niveau d'immunocompétence optimale. 

Êtes-vous utilisatrice de D-mannose ?

 

Bonjour Mary,

Je me permets de rebondir sur votre réponse car je souffre depuis 2 ans de cystites chroniques (à raison d'1 à 2 épisodes aigus par mois) et, je viens de recevoir des résultats d'analyses mettant en évidence une dysbiose vaginale, certainement liée à la prise trop régulière d'antibiotiques de ces derniers mois.

Grâce à cystiteetcompagnie, j'ai découvert le site Deakos et les produits ciblés qu'ils proposent. Parmi eux, il y a bien sûr l'Ausilium 20plus (pour le D-mannose) mais aussi l'Ausilium Lavanda et l'Ausilium NAC qui semblent particulièrement indiqués dans mon cas, contre le biofilm pathogène probablement présent dans ma vessie, et le déséquilibre de ma flore vaginale.

Mais comme ils contiennent tous les deux du NAC, je ne sais pas s'ils peuvent se combiner ; et, si oui, s'il faut les prendre simultanément ou alternativement. Je ne voudrais pas faire un surdosage ni en NAC ni en D-mannose 🙂
Vous semblez être l'experte en la matière. Aussi, pourriez-vous me donner quelques conseils en terme de posologie lorsque l'on veut se lancer dans un traitement complet : avec du D-mannose (Ausilium 20plus ou D-mannoro) d'une part ; et Ausilium Lavanda et Ausilium NAC d'autre part ?

Un grand grand Merci par avance !


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Mary
 Mary
(@mary)
Membre Admin
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Posts: 66
02/10/2018 10:51  

Bonjour Leelou et encore toutes mes excuses pour cette réponse bien tardive. 

Votre analyse et les produits que vous avez identifié sont effectivement les bons pour une prise en charge conjointe et efficace tant contre la cystite que contre cette dysbiose vaginale. 

Je vais essayer de répondre, de manière synthétique, à vos interrogations points par points 😉

 

1) Il est absolument impossible de faire un "surdosage" en D-mannose 🙂 Ce principe actif, étant un sucre naturel, ne s'accumule pas dans l'organisme et est éliminé au fur et à mesure sans effet secondaire. 

A ceci on peut ajouter que, pour optimiser son efficacité, le dosage idéale pour chaque prise orale devrait être de 1g (je vous renvoie ici à la lecture de cet article) mais que le nombre de prises quotidiennes peut varier de 1 à 6 selon les circonstances (épisode aigu ou phase de prévention) et l'individu. 

 

2) Il parait utile de préciser que Ausilium Lavanda est une douche vaginale (à laquelle nous avons consacré un article disponible ici) pour une application locale des principes actifs directement dans le vagin. Pour cette raison, le "cumule" entre prise de Ausilium NAC et emploi de Ausilium Lavanda ne comporte pas de dépassement des DMJ (doses maximales journalières) en N-acéylcystéine fixées par la règlementation en vigueur. 

 

3) J'ajoute à ceci qu'il est souvent indiqué d'associer cette intervention locale avec une prise orale de probiotiques telle que Lenicand pour favoriser la recolonisation de la flore de Döderlein et la restauration de l'équilibre vulvo-vaginal. 

 

4) En terme de "posologies", dans une situation comme la vôtre je conseillerais l'approche suivante:

-> Un premier cycle de 15 jours avec :

- Ausilium NAC : 1 flacon, matin et soir, loin des repas

- Ausilium 20 PLUS : 1 sachet, milieu de journée, loin des repas

- Ausilium Lavanda : 1 application, 1 jour sur 3

- Lenicand: 1 comprimé, matin et soir, 30 minutes avant les repas

 

-> Une phase de maintien / prévention successive de 4 semaines avec :

- Ausilium Forte : 1 mesurette rase, 1 à 3 fois par jour, loin des repas

- Ausilium Lavanda : 1 application par semaine

- Lenicand: 1 comprimé, matin et soir, 30 minutes avant les repas

 

-> Au terme de ces 6 semaines, une évaluation serait utile au moyen d’un ECBU + prélèvement vaginal.

 

J’espère que ces informations, bien que tardives, pourront vous être utiles.  😀 

 


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Osmose_74
(@osmose_74)
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Inscription:Il y a 6 mois 
Posts: 4
26/10/2018 10:29  

Bonjour Mary,

Désolée pour ma réponse tardive.

J'utilise effectivement du D-mannose depuis environ une année. Et grace à cela, je n'ai pas repris d'antibiotique depuis alors que j'ai essuyé dans le même laps de temps 4 épisodes de cystite. C'est déjà un énorme progrès par rapport à mon cas "désespéré". J'ai longuement évoqué mon problème avec Gigi sur un autre forum et je ne la remercierai jamais assez pour le soutien qu'elle m'a apportée à ce tournant de ma vie.

J'ai beaucoup progressé sur la connaissance de cette réaction inflammatoire de mon corps. Le point essentiel a été de comprendre que la cystite se déclenche chez moi  après des rapports sexuels rapprochés en période pré-menstruelle. Je suis donc un cas de cystite post-coïtale hormono-dépendante. Je suis passée du côté totalement obscure à une lumière presque aveuglante, après toutes ces années de souffrance sans comprendre et sans explication et même réfutation de la part de la médecine conventionnelle française. Grace à internet, je me suis informée (en essayant de faire le tri en l'ivraie et le bon grain) et je me suis investie beaucoup pour poser MON diagnostique et employer un traitement adapté à MON cas.

La prévention ne marche pas encore à 100% mais j'ai bon espoir. Je suis encore en phase expérimentale mais les progrès se font sentir mois après mois. Je me répare petit à petit.

Nous avons aussi la chance de pouvoir lire aujourd'hui, confortablement assis chez nous, des études scientifiques récentes du monde entier qui apportent des nouveaux éléments de réponse. Ce n'était pas le cas il y a 25 ans quand mes premières cystites ont commencé. Merci aux inventeurs et aux utilisateurs du WEB !

Et VIVE le D-mannose !

Bon courage à toutes les guerrières cystiteuses. Un jour ou l'autre, je le sais, nous vaincrons !

 


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