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Cystite sans germe

Chers lecteurs,

Dans un premier article, Ghislaine abordait en détail la différence substantielle qui existe entre cystite bactérienne et abactérienne.

Récemment, une question sur notre groupe d’échange Facebook (partagée ci-dessous) m’a fait prendre conscience que cet article méritait sans doute d’être complété par de plus amples informations au sujet de la cystite abactérienne. C’est-à-dire, dans toutes les situations où il existe une symptomatologie typique de la cystite aigue (urgence et fréquence mictionnelle, brulure à la miction, douleurs localisées dans les voies urinaires basses) mais que l’ECBU de contrôle ne révèle pas de présence bactérienne (ou pas de présence bactérienne « franche » = numération faible d’une flore polymorphe).

« J’ai une question concernant la différence de symptômes et traitements entre cystite bactérienne et inflammation de la vessie. J’ai eu énormément de cystites il y a qqs année. Cette année, j’ai été enceinte et ça a repris … Depuis la fin de la grossesse, j’ai des douleurs dans la vessie mais sans envie d’y aller très souvent. Et parfois, les douleurs finissent par passer seules juste en buvant de l’eau. Or, je sais que lorsque j’avais des cystites, c’était impossible que ça parte comme ça. »

Mes questions sont les suivantes : comment différer cystite bactérienne et inflammation de la vessie ?  à quoi est due une inflammation de la vessie ? Comment lutter contre les inflammations de la vessie ?”

Groupe Facebook « Cystite récidivante »

1) Comment distinguer infection urinaire et inflammation de la vessie ?

Dans un cas comme dans l’autre nous parlons bien de cystite :

  • la première bactérienne puisque due à une présence de germes uropathogènes dans la vessie,
  • la seconde uniquement inflammatoire, due à l’irritation de la paroi vésicale.

La distinction entre ces deux situations symptomatologiquement identiques réside donc dans l’identification d’une présence bactérienne dans les urines. Identification qui n’est possible qu’au moyen d’un ECBU (seul examen permettant de déceler sans équivoque les bactéries).

Il est ici important de préciser que, en cas de cystite abactérienne, la leucocyturie reste élevée (supérieure ou très proche du seuil de significativité en général) puisque cette valeur offre une information sur la réponse immunitaire spécifique (tournée vers un agent pathogène) comme aspécifique (en réaction aux divers processus inflammatoires).

2) A quoi est due une inflammation de la vessie ?

L’inflammation vésicale est une problématique multifactorielle qui nait souvent d’un enchainement d’évènements délétères pour la paroi vésicale et, surtout, pour la couche des GAGs (glycosaminoglycanes) qui la recouvrent et assurent sa protection.

a) Causes fréquentes

Parmi les causes les plus fréquentes d’inflammation de la vessie, on peut citer :

  • Les infections urinaires

Les IU correspondent à la présence dans la vessie de bactéries qui, pour se fixer sur la paroi vésicale, disposent d’adhésines. Ces « pattes » se comportent vis-à-vis de l’urothélium comme des « harpons » qui consentent au germe un ancrage solide sur la paroi pour ensuite pouvoir proliférer.

Lors des épisodes bactériens aigus, les millions / milliards de micro-irritations causées par ces adhésines peuvent endommager la couche des GAGs et l’urothélium au point de provoquer un processus inflammatoire qui peut ensuite perdurer au-delà de la résolution de l’épisode aigu, lorsque l’ECBU redevient négatif pour la présence bactérienne.

Les thérapies proposées en cas de cystite bactérienne, pourtant nécessaires dans certains cas, entrainent une production de toxines inflammatoires qui endommagent la paroi vésicale et de radicaux libres (résidus organiques des bactéries tuées par l’antibiotique) qui causent un dommage oxydatif et peuvent se lier aux minéraux présents dans les urines et former des calculs.

Ces toxines et radicaux libres sont souvent responsables du prolongement de la symptomatologie même après la résolution de l’épisode aigu et augmentent le risque de chronicisation de la douleur inflammatoire.

  • Le cycle hormonal

Les variations hormonales (en particulier dans les taux d’œstrogènes et de progestérone) peuvent également interférer avec le niveau d’épithélisation de l’urothélium. C’est particulièrement le cas chez la femme ménopausée.

En effet la chute du taux d’œstrogènes qui précède puis accompagne les menstruations peu réduire les fonctions de trophisme (croissance) des muqueuses (génitales mais aussi vésicale). De cette façon, les parois des voies urinaires basses deviennent comme plus « fines » et donc plus sensibles et fragiles vis-à-vis des irritations ce qui prédispose ou aggrave l’inflammation.

D’autres problématiques inhérentes à ce phénomène, comme l’endométriose avec invasion du tissu dans la vessie, peuvent être responsables d’inflammation chronique.

  • L’alimentation et l’hydratation

Ces facteurs environnementaux peuvent aussi avoir une incidence positive comme négative sur l’inflammation vésicale puisqu’ils influent sur le pH urinaire lequel, en fonction de son niveau d’acidité, peut constituer un facteur d’agression constante pour la couche des GAGs et l’urothélium.

  • Les rapports sexuels

Durant les préliminaires et/ou le coït, les frottements et sollicitations de la zone génitale et pelvienne peuvent entrainer une irritation de la paroi vésicale donnant lieu à un épisode de cystite aigue abactérienne.

  • Les cristaux et calculs rénaux

La présence de concrétions (cristaux ou calculs) dans les urines peut également causer des dommages à la paroi vésicale (un peu comme si elle était griffée) occasionnant une altération de la couche des GAGs et de l’urothélium.

Cette situation, plus complexe, donne lieu à des ECBU apparemment négatifs ou « contaminés »  = présence d’une flore polymorphe avec une numération faible ( <10^4 ) mais correspond pourtant à une infection chronique latente.

Dans ces conditions, la présence du biofilm est un facteur pro-inflammatoire à part entière puisque :
– la matrice polysaccharidique entraine des dommages tant sur la couche des GAGs qu’à l’urothélium
– la présence bactérienne, faible mais permanente, agresse continuellement la paroi vésicale

Ici, la prise en charge de la cystite apparemment abactérienne sera tournée vers la désagrégation du biofilm pour éradiquer le foyer infection latent.

b) Altération de la couche des GAGs

Je vous propose ici un approfondissement anatomique pour bien comprendre comment se présente la vessie et sa paroi et, surtout, comprendre en quoi l’altération ou endommagement de la couche des GAGs représente un facteur de risque important dans la chronicisation de la cystite abactérienne vers des problématiques plus invalidantes comme le SVD ou la perte de coating vésical.

c) Cas particulier de la « cystite abactérienne » non vésicale !

Lorsque l’on parle de cystite il apparait logique de placer l’inflammation comme “vésicale” ; or il peut arriver (plus souvent qu’on ne le pense) de localiser la racine du problème dans la vessie parce que la symptomatologie est de nature mictionnelle (urgence et fréquence des mictions, brulure mictionnelles, douleurs qui correspondent à la zone anatomique vésicale…) alors que le site de l’inflammation est voisin de cet organe : contracture pelvienne, neuropathie, vulvo-vaginite, endométriose…

Il convient donc (en faisant un ECBU et, si besoin, des examens complémentaires et visites spécialisées) de déterminer avec certitude la localisation de l’inflammation.

En particulier, l’absence de leucocytes sur l’ECBU doit orienter les investigations vers d’autres organes que la vessie.

3) Comment lutter contre l’inflammation vésicale / cystite abactérienne ?

Une fois déterminé avec certitude que la cystite est bien abactérienne (pas de biofilm ni d’infection aigue en cours) la prise en charge de l’inflammation s’articule autour de 3 axes :

a) Réduire les irritations et agressions de la muqueuse :

Alimentation adaptée

– Eviction des principaux irritants et excitants vésicaux (tabac, alcool, drogues, épices, café, thé, chocolat, canneberge, busserole, uva ursina, airelle, myrtille

– Hydratation adaptée, constante et régulière

– Prise d’un anti-inflammatoire naturel comme la Morinda citrifolia

Mictions régulières et physiologiques

– Contrôle du pH urinaire

– Prise d’un alcalinisant urinaire si nécessaire

– Exercices de rééducation pelvienne si nécessaire

b) Prévenir et empêcher les futures infections urinaires et prises d’antibiotiques consécutives

Ici, je vous renvoie simplement vers cet autre article ;-)

c) Soutenir et stimuler la réparation de la couche des GAGs et la réépithélisation urothéliale

La reconstruction de la couche des GAGs est, c’est important de le souligner, une ambition tout à fait atteignable !

Cette approche a pour objectif de diminuer la perméabilité de la paroi vésicale à l’urine, éviter que les substances irritantes ne franchissent cette barrière protectrice pour réduire les agressions de l’urothélium et améliorer ainsi les symptômes.

Le GAG le plus utilisé est le polysulfate de pentosan sodique (Elmiron), considéré comme l’une des thérapies les plus spécifiques pour la prise en charge du SVD. Sa prise, qui doit être d’une durée minimum de 6 mois pour que les effets soient objectivement évaluables, devrait atténuer considérablement la douleur de la vessie et en général le sentiment d’inconfort du patient. Il agit à la fois comme reconstructeur de la couche de GAG, prévention contre les infections urinaire et comme anti-inflammatoire inhibant la sécrétion d’histamine par les mastocytes.

D’autres substances sont toutefois tout autant pertinentes pour restaurer l’intégrité de la couches des GAGs : les héparines, l’acide hyaluronique, la chondroïtine sulfate, la glucosamine, la quercétine, le methylsulfonylmethane, le D-mannose (qui est un GAG !)….

Les GAGs peuvent être administrés :

-> Par instillations intravésicale

Cette procédure, qui fait appel à la mise en place d’une sonde (introduite via l’urètre directement dans la vessie) est une manœuvre hospitalière qui présente l’avantage d’une mise en contact directe entre GAGs et paroi vésicale. Cette mise en contact laisse donc supposer une liaison des GAGs à la muqueuse vésicale facilité pour une efficacité significative en termes de restauration de la couche vésicale protectrice.

Toutefois, c’est une méthode qui présente également des contraintes et points négatifs :
– nécessité de se rendre à l’hôpital à chaque fois
– manœuvre invasive pouvant comporter une contamination de la vessie en raison de l’entrée de la sonde (infection urinaire) malgré des mesures de prévention et d’hygiène optimales
– selon l’opérateur sanitaire, risque d’irritation de l’urètre en raison du passage de la sonde (douleurs consécutives à la manœuvre)
– nécessité de conserver le produit dans la vessie pendant une durée minimum de 1h (durée qui varie selon les produits employés)

Pour ces raisons, les études montrent une faible compliance des patients avec donc des résultats effectifs de cette approche en demi-teinte.

-> Par voie orale

C’est le cas de Elmiron qui annonce toutefois clairement une « biodisponibilité systémique observée après une administration orale de polysulfate de pentosan sodique est inférieure à 1 % ». Concrètement donc, la prise de ce traitement selon les suggestions posologiques standard (3 comprimés par jour) permet de fournir à la vessie 3mg de principe actif environ seulement. Malgré tout, cette thérapie présente le grand intérêt d’être gratuite pour les patients bénéficiant de l’ALD.

Il existe également des compléments alimentaires naturels comme Ausilium, Cistiquer et Dimannart qui bénéficient de bons résultats lors des essais cliniques et pourraient donc être envisagés comme premier step d’une approche de restauration de la couche des GAGs avant Elmiron car ils présentent des avantages non négligeables :
– une biodisponibilité bien plus avantageuse de leurs principes actifs
– une durée de prise minimum de 1 à 2 mois pour évaluer pleinement leurs bénéfices
– aucun effet secondaire ni contre-indications (si ce n’est l’allergie aux crustacés pour Cistiquer et Dimannart)
– compatibles avec toutes les autres thérapies en cours (y compris les anticoagulants)
– compatibles avec la grossesse et l’allaitement

Leur coût, à la charge du patient, présente toutefois malheureusement un frein important même s’ils sont beaucoup plus abordables que Elmiron pour les personnes ne bénéficiants pas d’ALD.

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30 réponses

  1. babette dit :

    bonjour COCO ET MARY suite a mon message du 7 février 2021 voici mes nouveaux résultats.ECBU LEUCO 180000 HEMATIES 33000 tres nombreux cristaux oxalate de calcium .conclusion leucocyturie sans germes. Prelevement Vaginal absence de germes quelq qu ils soient absence de lactobacilles score de nugent 4 Flore intermediaire. J ai bien noté tous les complements alimentaires mentionnés dans votre réponse du 7 fevrier. Mais je suis perdue et ne sais pas quoi commander.En résumé j ai un syndrome genito urinaire de la ménopause a visée urinaire cystite abacterienne avec brulure et douleur vessie et meat urinaire.Je commence un régime alcalisant ce jour. pourriez vous me conseiller pour les complements alimentaires et la posologie. je pensais a cistiquer pour calmer l inflammation de ma vessie qui je pense est aussi irritée par les cristaux de calcium.pourrai je continuer les ovules de colpotrophine avec les complements. merci prenez soin de vous

    • Coco dit :

      Bonjour Babette ,
      Bien contente de vous relire et très heureuse de remarquer encore une fois votre grande capacité d’analyser la situation, ce qui nous permet de comprendre le mieux possible les facteurs principaux qui provoquent votre symptomatologie et vos douleurs.
      Encore une fois il faut bien se focaliser sur les résultats des examens :
      – ECBU négatif au niveau bactérien
      – nombreux cristaux de calcium
      – teneur importants d’hématies (ce qui implique des micro-saignements)
      – absence de leucocytes
      Et les mettre en perspective avec le contexte global :
      – Ménopause
      – Absence de flore physiologique
      – Syndrome génito-urinaire
      – Forte sècheresse et atrophie des muqueuses

      Dans une situation comme la vôtre ces facteurs nous renvoient vers une situation tout à fait inflammatoire (absence de germes) où la cause principale est une ménopause atrophique assez importante (syndrome génito- urinaire) caractérisée par une sècheresse des muqueuses vulvo-vaginales mais aussi urothéliales (vessie et urètre sont concernés donc) et de plus l’absence de lactobacilles nous confirme une dysbiose profonde de la flore de Döderlein .

      Une approche cohérente ici s’articulerait donc autour des objectifs suivants :
      1) Restaurer l’intégrité de la muqueuse vulvo-vaginale et soutenir son trophisme
      2) Combattre l’inflammation et favoriser la correcte épithélisation de l’urothélium
      3) Recoloniser la flore de Döderlein et soutenir son équilibre

      Pour remplir ces trois objectifs, un schéma posologique cohérent avec des produits de chez Deakos pourrait donc être les suivant :
      -> Supplémentation orale :
      – Cistiquer (1 comprimés , deux fois par jour, loin des repas sur une période de minimum 2 mois)
      – Ausilium 20Plus (1 sachet par jour)
      PS. Pas de Ausilium Forte pour vous vu son contenu en calcium qui ne serait pas approprié dans votre situation (présence de cristaux d’oxalate de calcium dans l’ ECBU).

      -> Localement :
      – Ausilium Crema ( 1 application par jour, au coucher ) absolument compatible avec les ovules de colpotrophine
      – Ausilium Lavanda ( 1 application 1 fois par semaine)
      https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2020/03/06/5-bonnes-raisons-dutiliser-ausilium-lavanda/

      Enfin, pour consolider la colonisation et un le soutien de la flore il serait aussi utile de prendre des probiotiques au niveau oral, voilà un exemple :
      Un cycle de Lenicand (1 comprimé, midi et soir, aux repas, pendant 2 mois), complément alimentaire qui associe deux souches de probiotiques (pour un total de 7 milliards dans chaque comprimé) à la Tabebuia avellanedae :
      – Immunostimulant, anti-inflammatoire, antifongique
      – A une action purifiante, désintoxiquante et drainante
      – Contient de la Quercétine, un bioflavonoïde à forte action anti-inflammatoire
      – Possède des propriétés antioxydantes et gastroprotectrices
      à la Lactoferrine qui :
      – Contribue à renforcer le système immunitaire
      – A une action anti-oxydante
      – A un effet antibactérien sur les grams négatifs et virus

      En espérant avoir été utile je reste à disposition pour d’autres questions,
      Coco

  2. Babette dit :

    Bonsoir Mary je suis très contente dêtre tombée sur votre blog que j adore.je vais également vous rejoindre sur fb.j ai 60 ans ménopausée depuis 7 ans.je souffre d un Syndrome genito urinaire de la ménopause. Sécheresse intime interne et externe soignée par colpotrophine ovulé. Résultat pas top.le plus dure à supporter se sont les brûlures mictionnelles et les douleurs au méat urinaire et une sensation de pression à la vessie.ECBU négatif écho vessie normale prélèvement gynécologue normal juste absence de lactobacilles. Mon doc veut me mettre sous antibiotiques mais je refuse. Aucun germe et bilan sang normal.je prend des oméga 3 6 7.quels conseils pouvez vous me donner. Pour soulager ma vessie enflammee merci prenez soin de vous

    • Coco dit :

      Bonjour Babette,
      Je me permets de vous répondre car Mary a beaucoup de travail en ce moment.
      Merci pour votre commentaire, votre confiance et vos compliments que je vous rends la pareille car la description de votre situation est très détaillée et précise : quel plaisir de vous avoir avec nous !
      La symptomatologie que vous décrivez est tout à fait liée à une situation typique de la ménopause qui est surtout caractérisée par une réduction du taux d’hormones (œstrogènes et progestérone) provoquant plusieurs conséquences :
      – changements au niveau vaginal tels que perte d’élasticité at assèchement de la muqueuse et raccourcissement et rétrécissement du vagin
      – diminution de la flore de Döderlein (flore physiologique vaginale qui joue un rôle de barrière immunitaire naturelle contre les agents potentiellement pathogènes pour la sphère uro-génitale)
      – atténuation des défenses immunitaires qui facilite la sensibilité aux infections urinaires
      Un ensemble d’effets secondaires auquel vous êtes malheureusement confrontée.
      https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/12/19/cystite-et-menopause-dont-panic/
      On soulignera en particulier un point, souvent négligé, l’absence de Lactobacilles sur votre prélèvement vaginal. C’est-à-dire l’absence complète d’une « bonne » flore vaginale (en charge de l’immunité locale mais aussi de la régulation du pH et d’une partie des sécrétions vaginales). La restauration de cette flore doit donc être au centre de nos préoccupations.

      Ces modifications peuvent ainsi augmenter la survenue des cystites bactériennes ou abactériennes (étant votre ECBU négatif). Ces dernières se caractérisant par les symptômes que vous avez très bien décrit et qui dérivent tous de l’assèchement des muqueuses (vulvo-vaginale et urétro-vésicale) les rendant plus fines, fragiles, sensibles et inflammatoires.
      Plus particulièrement, l’inflammation de la paroi vésicale est une situation multifactorielle due à l’altération de la couche des Glycosaminoglycanes (GAG) qui tapisse l’intérieur de la paroi vésicale et lui confère son imperméabilité. Lorsque cette couche est abîmée (en raison d’un assèchement chez vous), l’urothélium (paroi vésicale) se trouve exposé aux agressions et irritations environnementales (acidité des urines, présence de déchets et toxines…) ce qui cause une inflammation qui devient rapidement chronique.
      https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2019/06/06/anatomie-des-voies-urinaires-basses-et-gags/

      **Concernant la prise en charge pour améliorer la situation, il semble donc évident ici que :
      1) L’antibiothérapie est totalement inadaptée puisque votre situation est abactérienne (à 100% inflammatoire). Une telle thérapie serait donc inutile, voire même contre-productive puisque vous exposant à de possibles effets secondaires de réduction ultérieur de la flore physiologique et aggravation de la vaginite (inflammation).
      https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/03/30/cystites-infections-urinaires-recidivantes-antibiotiques-ne-marchent-plus/

      2) Une action anti-inflammatoire est prioritaire et devrait s’articuler autour des axes suivants :
      -> Réduction des processus inflammatoires au travers une supplémentation ciblée (Nonidea + Cistiquer)
      https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2020/03/23/role-de-lhistamine-dans-les-inflammations-chroniques/
      -> Hydratation et « nutrition » des muqueuses (Ausilium Crema)
      https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/10/18/une-creme-vaginale-magique-contre-la-cystite/
      -> Soutien du trophisme au travers une supplémentations en GAG (Cistiquer + Dimannart)
      https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2019/03/15/lecosysteme-vulvo-vaginal-flore-hormones-muqueuse-et-ph-un-subtile-equilibre/
      -> Repeuplement de la Flore de Döderlein (Ausilium Lavanda + Deaflor)
      https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/08/13/748/

      Les produits cités dans les conseils ci-dessus appartiennent à la gamme Deakos, si vous souhaitez un schéma posologique personnaliser pour savoir comment les employer de manière optimale, je vous invite à contacter : infofrance@deakos.com

  3. Karine dit :

    Bonjour
    J’ai déjà fait plusieurs cystites il y a 2 ans et les choses se sont régularisées.
    Néanmoins depuis 10j je ressens une gêne au niveau de la vessie avec la bas du ventre tendu spasmés et des ballonnements intestinaux. Les mictions sont rapprochées et pas toujours abondantes. Je me sens fatiguée de cet inconfort permanent. J’ai pris des gellules d’huiles essentielles des laboratoire SANTIS et des sachets de Femmanose qui normalement me réussissaient plutôt bien mais la gêne persiste.
    J’ai pris du spasfon depuis 2 jours et cela améliore un peu les choses .
    J’ai pratiqué un ECBU il y a3 jours
    leucocytes noramles 1000
    en revanche Hematies à 13 000 au lieu de inf à 10 000
    culture stérile et absence d’infection urinaire
    Me conseillez vous de prendre « cystiquer » dont ma naturopathe m’a parlé ?
    Ou bien d’autres traitements ?
    que me conseillez vous s’il vous plait ?
    merci pour votre aide
    Karine

    • Coco dit :

      Bonjour Karine et merci pour votre commentaire,
      Je me permets de vous répondre ici sur le blog malgré je sais que vous avez déjà pu contacter Mary sur notre page officielle https://www.facebook.com/deakosfrance/.
      Vous souffrez de cystites abactérienne et votre situation semble être le reflet d’une chronicisation de l’inflammation urothéliale.
      Ce phénomène, issu d’une irritation de la muqueuse vésicale, peut faire suite à des agressions comme par exemple: les épisodes aigus récurrents, la prise répétée d’antibiotiques, la présence du biofilm pathogène (pro-inflammatoire par nature), l’acidité des urines. Il s’agit d’une inflammation de l’urothélium et donne lieu à une symptomatologie douloureuse similaire à celle de la cystite bactérienne.
      Dans un cas comme celui-ci il convient de soutenir les fonctions de réépithélisation de la paroi vésicale comme de sa couche protectrice (GAGs) pour favoriser la restauration de son intégrité et lutter contre son inflammation en suivant les mesures preventives suivantes:
      – un régime alimentaire tendanciellement alcalinisant: limitant les fromages, laitages, viandes et poissons et favorisant les fruits, légumes, céréales et féculents
      – une suppression des agents oxydants comme l’alcool et le tabac
      – une hydratation correcte : environ 1,5 litres d’eau par jour
      – le port de vêtements amples et de sous-vêtements en coton
      – la prise quotidienne d’un anti inflammatoire naturel comme la Morinda citrifolia contenue dans les produits Ausilium
      La description de votre symptomatologie nous fait penser à une phase de pré ménopause / ménopause caractérisée par l’augmentation de la fréquence des cystites bactériennes comme abactériennes.
      Cela parce que les hormones sexuelles féminines, et en particulier les œstrogènes agissent de la manière suivante :
      – Favorisent l’épithélisation de l’urothélium, garantissant le maintien et renouvellement de l’intégrité de la couche protectrice des GAG à la surface de cette paroi interne de la vessie réduisant donc l’inflammation
      – Soutiennent la croissance de la flore de Döderlein, flore physiologique vaginale qui joue un rôle de barrière immunitaire naturelle contre les agents potentiellement pathogènes pour la sphère uro-génitale
      – Favorisent le trophisme de la muqueuse vaginale, limitant la formation des microlésions et réduisant donc les possibles irritations et migrations bactériennes vers la vessie
      En cas de ménopause le taux d’œstrogènes est fortement réduit et les fonctions protectrices citées plus haut se trouvent amenuisées.
      Cette situation favorise certains changements comme :
      – la perte d’élasticité de la muqueuse vésicale comme vaginale
      – le raccourcissement / rétrécissement du vagin
      – la sécheresse vaginale
      – la raréfaction de la flore de Döderlein
      Ces modifications augmentent le risque de survenue des cystites bactériennes comme abactériennes.
      Pour lutter contre ces phénomène, il est nécessaire d’agir sur plusieurs axes:
      -> Soutenir le trophisme et l’hydratation des muqueuses pour conserver leur élasticité et intégrité naturelle et éviter la sécheresse vaginale et la formation de microlésions
      -> Soutenir la flore de Döderlein et éviter la présence d’agents pathogènes sur la muqueuse vaginale
      -> Combattre l’inflammation et favoriser la correcte épithélisation de l’urothélium
      -> Empêcher la formation du biofilm pathogène et/ou désagréger le biofilm mature déjà formé
      -> Inhiber l’adhésion des germes uropathogènes dans la vessie pour faciliter leur … r l’adhésion des germes uropathogènes dans la vessie pour faciliter leur élimination naturelle hors des voies urinaires et éviter une prolifération donnant lieu à une cystite aigue.
      Votre naturopathe vous a conseillé Cistiquer (pourrais-je savoir ses coordonnées pour l’ajouter à la liste du blog « médecins conseillés » ?) qui serait en effet utile si associé à la prise orale de D-Mannose et l’application d’une crème lubrifiante.
      En espérant avoir été utile je vous remercie pour votre confiance,
      Coco

  4. Mimi dit :

    Bonjour, je vous envoie ce message car je commence un peu à désespérer…. il y a un mois j’ai fait une infection urinaire que mon médecin a tenté de guérir avec de la fosfomycine. Or ça n’a pas marché donc rebelote une semaine après : je fais une redécidive et cette fois ci on me prescrit un antibiotique qui semble fonctionner puisque je n’avais plus les symptômes de la cystite au bout de quelques jours et cela pendant 1/2 semaines. Cependant, depuis environ 2 semaines je ressens comme une gêne après avoir uriné (et non pas pendant) qui peut durer quelques minutes voire une heure puis se calmer jusqu’à la prochaine miction ! ce n’est pas vraiment douloureux mais c’est désagréable, c’est une sorte de pincement/picotement au niveau de l’urètre ou à l’entrée du vagin je ne sais pas trop… et parfois je peux ressentir une sensation de brûlure ou de chaleur à ce niveau là. Je me demande ce que ça peut être, est ce que mes infections urinaires ont laissé des traces ? Les antibiotiques peut être qui ont déréglé un peu tout ça ? J’ai rendez vous avec mon médecin bientôt mais j’ai peur qu’on ne trouve pas ce que c’est, c’est la raison pour laquelle je vous demande votre avis…. merci !

    • Nimou dit :

      Bonjour mimi, effectivement la prise d’antibiotiques fréquentes peut faire un dérèglement de la flore et provoquer une gene. Je vous conseille de faire une cure de probiotique. Vous pouvez aussi entamer une cure de cistiquer qui est un produit deakos conçu justement pour les irritations de vessie. Ce produit m’a fait bcp de bien! Bon courage :)

    • Virna dit :

      Bonsoir Mimi, les douleurs que tu ressens peuvent effectivement être consécutives aux prises antibiotiques ainsi qu’à l’irritation qui suit une IU. Ces douleurs peuvent persister un certain temps. Outre les compléments recommandés par Nimou, je te conseille aussi de privilégier une alimentation alcaline qui exclut tout ce qui peut irriter la vessie (agrumes, jus de fruits, café, thé, vinaigre et tous produits vinaigrés etc.) Si la gêne persiste, envisager de refaire un ECBU pour être bien certaine que l’IU est partie et éventuellement demander de rechercher d’autres souches (mycoplasmes ou ureaplasmes). Bon courage !

  5. Nono_ dit :

    Bonsoir, je tombe sur votre site après quelques recherches et j’ai vraiment l’impression que ça va être la réponse à mes questions
    J’aimerais vraiment qu’on m’aide :/
    J’ai fais des cystites il y a quelques années je dirais à peu près 2 fois par an mais je n’ai jamais consulté car en buvant beaucoup d’eau et des fois à l’aide de complément à base de bruyère/cranberry j’arrivais à me soigner en 2/3 jours et sans séquelle.
    Le mois dernier, à l’étranger, quelques jours avant la fin de mes vacances je fais une cystite, j’essaye de me soigner comme d’habitude en buvant beaucoup d’eau et j’achète des gélules à base de cranberry, sauf qu’au bout de 3 jours ça ne passe pas vraiment, moins de brûlures mais toujours cette envie d’uriner … À mon retour en France je continue à essayer de me soigner en buvant beaucoup d’eau mais au bout de 5 jours de cystite je décide d’appeler un SOS médecin. Au téléphone on me dit d’uriner dans un verre en attendant l’arrivée du médecin, ce que je fais. Sauf que le médecin qui me prend en charge decide de ne pas me faire le test urinaire, pour lui « c’est pas la peine, ça ne peut être qu’une cystite ». Il me met sous antibiotique. Pas très convaincue, je prends quand même les antibio car marre d’être gênée puis avec la reprise du travail j’avais envie d’en finir rapidement … Les antibiotiques agissent mais ce n’est qu’à la fin du traitement que je vois réellement une différence avec quand même une envie d’uriner qui persiste mais qui finit par passer quelques jours après mon traitement.
    Qq semaines passent je n’y pense plus et puis voilà, depuis 3 jours brûlures vaginales. Je pensais d’abord à une mycose ? Mais vu que je suis en début de règles je ne peux pas aller voir ma gynécologue, et je me dis que mon médecin se fiera à mon instinct alors que je me trompe peut-être … et là depuis ce matin de nouveau envie d’uriner constamment donc je pense que je fais de nouveau une cystite.
    Je fais le lien maintenant que mes 2 cystites sont arrivées en début de règles.
    Du coup j’aimerais vraiment être conseillée sur la démarche à suivre ? Car j’ai peur de retourner voir un médecin et d’être mal conseillée sur les traitements à suivre …
    Est-ce que c’est trop tôt après 2 cystites rapprochées pour penser que ça va récidiver ? Je préfère m’y prendre au plus tôt …
    Quelle est la démarche à suivre ? Qu’est-ce que je peux prendre comme complément ?
    Merci en tout cas, c’est un bonheur de découvrir votre site !

    • Mary dit :

      Merci pour ce commentaire et navrée de cette réponse tardive :-/

      Le parcours que vous découvrez pourrait être celui d’une cystite bactérienne -> thérapie antibiotique -> dysbiose vaginale -> infection vaginale -> remontée des germes -> récidive de la cystite
      Prendre les choses en main dès à présent pour éviter de tomber dans un éventuel cercle vicieux est donc plus qu’opportun.

      Dans votre situation, la stratégie à adopter devrait s’articuler autour des deux facteurs de risque identifiés:
      – récidivité = présence possible d’un biofilm
      – troubles vaginaux = existence probable d’une dysbiose*

      * Ce dernier facteur semble confirmé par les éléments suivants:
      – survenue des épisodes aigus en période pré-menstruelle : lorsque le taux d’oestrogènes diminue réduisant donc la croissance de la Flore de Döderlein (flore physiologique vaginale) et, par ricochet, minimisant les défenses immunitaires de la sphère uro-génitale ( = risque d’infections opportunistes vaginales et/ou urinaires)
      – apparition d’une symtpomatologie vaginale suite à la prise antibiotique

      Ici donc il sera utile de:
      1) Combattre le biofilm
      2) Inhiber l’adhésion des germes pathogènes sur la paroi vésicale pour favoriser leur élimination naturelle (avec la miction) et éviter leur prolifération (qui conduit à l’épisode aigu)
      3) Restaurer l’équilibre de la flore et des muqueuses vulvo-vaginale

      Plus pragmatiquement, ces conseils peuvent se traduire avec le schéma posologique suivant:

      -> Un premier cycle de 15 jours avec :
      – Ausilium NAC : 1 flacon, matin et soir, loin des repas
      – Ausilium 20 PLUS : 1 sachet, milieu de journée, loin des repas

      -> Une phase de maintien / prévention successive avec :
      – Ausilium Forte : 1 mesurette rase, 1 à 3 fois par jour, loin des repas

      -> En parallèle de ces mesures, une intervention ciblée sur le « terrain » vaginal avec:
      – Ausilium Lavanda: 1 application, 1 jour sur 2, la première semaine; puis 1 application par semaine les 4 semaines suivantes
      – Femelle: 1 comprimé vaginal, au coucher, pendant les 10 premiers jours
      – Ausilium Crema: 1 application quotidienne ou, à minima, 3 fois par semaine + à utiliser pour faciliter l’insertion de Femelle dans le vagin
      – Lenicand: 1 comprimé, midi et soir, aux repas

      Espérant que ces éléments vous aideront, de tout coeur avec vous ❤

      • offredo dit :

        Bonjour,
        Tout d’abord merci pour ce site très clair et complet.
        J’ai également une question : ma fille de 12 ans qui débute sa puberté, fait depuis novembre dernier des cystites à répétition (5). L’écho est normale. Les germes diffèrent à chaque fois et sont traités par antibiotiques. Seulement les antibiotiques ont provoqué des mycoses, elles même suivies par des cystites … précédemment elle était constipée, ne buvait pas et n’allait pas aux toilettes. Elle a remédié à tout cela depuis un mois mais les cystites se poursuivent et une gêne en fin de miction persiste à la fin du traitement même en l’absence de germe et de leucocyte. Que me conseillez-vous ?
        Merci de votre retour
        Marie

        • Coco dit :

          Bonjour Marie,
          merci pour votre commentaire et pour vos compliments concernant le site.
          Votre message montre à quel point vous avez avancé dans une démarche visant à la résolution de la problématique chez votre fille puisque vous avez déjà effectué une analyse très fine et complète des points suivants :
          1) Identifier la nature de l’infection urinaire (bactérienne ou abactérienne)
          https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/08/03/cystite-kesako/
          dans la situation que vous décrivez « Les germes diffèrent à chaque fois » les cystites de votre fille sont donc bien identifiées comme bactériennes et récidivantes.
          Lorsque l’ECBU révèle la présence, de façon alternée, de plusieurs types de bactéries, c’est très probablement le reflet de l’existence d’un biofilm polymicrobien dans la vessie.
          Le biofilm bactérien correspond à une stratégie défensive mise en place par les bactéries pathogènes pour ne pas être atteintes ni par les défenses immunitaires naturelles de notre organisme, ni par les antibiotiques.
          https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/03/30/cystite-infection-urinaire-recidivantes-biofilm-explication/
          Dans une situation comme celle-ci il peut sembler que les épisodes de cystite sont récidivants et indépendants alors que, en réalité, il s’agit de la même infection qui s’exprime dès que l’occasion lui est donnée (milieu vésical favorablement à la prolifération des germes libérés par la matrice du biofilm). Voilà donc pourquoi comme vous précisez dans votre commentaire « à chaque fois et sont traités par antibiotiques » la prise répétée d’antibiotiques ne permet pas d’éliminer les bactéries contenues dans le biofilm et la cystite se représente systématiquement.
          https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/03/30/cystites-infections-urinaires-recidivantes-antibiotiques-ne-marchent-plus/
          Pour venir au bout de ce problème, il faut donc agir contre le biofilm et la seule substance capable de désagréger un biofilm bactérien comme l’est votre cas est la N-AcétylCystéine
          =>> à voir la vidéo suivante https://www.youtube.com/watch?v=FgxNaRP_epo

          2) Identifier les causes de la cystite : facteurs précipitants et prédisposants
          Dans le cas de votre fille, le point de départ évident de la problématique est l’entrée dans la puberté et donc l’arrivée des menstruations. Cet élément permet de s’interroger sur deux facteurs de risque corrélés que sont :
          – Les modifications de l’équilibre de l’écosystème vulvo-vaginal induites par les bouleversements hormonaux
          https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/03/30/cystites-hormonaux-dependantes/
          – La possible incidence délétère des dispositifs d’absorption du flux menstruel (serviettes, tampons ou autres) sur la barrière immunitaire des voies urinaires
          https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/08/30/cystite-et-menstruations/

          La prise d’antibiotiques, successive au premier épisode aigu, s’est malheureusement associée à ces facteurs de risque et a constitué un facteur d’aggravation / maintien de la problématique qui glisse progressivement vers un trouble chronique avec, en particulier, l’apparition de :
          – altération de la flore de Döderlein (mycose)
          https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/08/13/748/

          Créant donc un effet cercle vicieux => à lire absolument et qui expliquera bien pourquoi, désormais, les gênes et inconforts sont permanents même en dehors des épisodes aigus : https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/10/19/cystite-recidivante-comment-une-problematique-simple-devient-chronique/

          Etant donné l’âge de votre fille, il est donc urgent de mettre en place de bonnes mesures pour combattre ce cercle vicieux et revenir à un point d’équilibre de la sphère uro-génitale. Ces mesures passeront donc obligatoirement par :
          – Des interventions sur le milieu vésical
          – Des interventions sur le milieu vaginal
          – Et des mesures ciblées au moment des menstruations (visiblement facteur précipitant central dans la problématique)
          Et aussi, aspect tout autant fondamental, par la réduction de la consommation de thérapies (orales comme locales) antibiotiques et antifongiques lesquelles, bien que semblant apporter une solution dans la phase aigüe, constituent en réalité une source alimentant la chronicisation de la problématique sans laquelle les récidives s’estomperont probablement très rapidement.

          Si ce type de démarche peut vous intéresser, afin de la « convertir » en schéma posologique et conseils concrets, je vous propose de contacter directement Deakos qui saura vous orienter vers le meilleur schéma posologique pour votre enfant : infofrance@deakos.com

          En espérant avoir été utile je reste à disposition,
          Coco

  6. Margo dit :

    Quel bonheur pour moi que de découvrir ce site d’information! Enfin, je crois que je trouve les réponses à ma situation. Je souffre d’infections urinaires fréquentes, mais avec toujours un UCBE négatif…. j’ai à chaque fois un traitement antibiotique qui me soulage, mais les récidives sont de plus en plus fréquentes… aujourd’hui récidive alors que j’étais sous antibiotiques il y a deux semaines … Mon médecin ne sait plus que me proposer … sauf l’abstinence ! (oui, il a osé, sur le ton de la plaisanterie mais il ne sait pas que me prescrire …) . Je précise que j’ai testé également Duab, ou Cystera, ou autres compléments à base de plantes … mais qui ont leur limite. Je viens de découvrir le D-Mannose que je vais tester dès aujourd’hui …. Je croise les doigts pour que cela fonctionne et que je sois enfin soulagée durablement … je n’en peux plus de souffrir, de ne jamais être tranquille lors de mes sorties / voyages …. quant à ma vie de couple .. je refuse de sacrifier ma vie sexuelle à cause de ces infections ! Merci de m’avoir lue!

    • Mary dit :

      Merci pour ce commentaire Margo qui me laisse à la fois triste et surprise.
      En effet, de nombreuses confusions et « contre-sens » se glissent dans votre témoignage :
      1) En premier lieu la grosse confusion (que fait également votre médecin visiblement) entre cystite et infection urinaire qui sont deux choses très différentes puisque, dans le premier cas, on note la présence de symptômes, dans le second une présence de bactéries dans les urines.
      Existent donc :
      – des cystites bactériennes
      – des infections urinaires asymptomatiques
      – des cystites abactériennes => votre cas !!

      2) Le deuxième point sur lequel il semble ici utile d’insister est un corolaire direct du premier : la prescription antibiotique n’est pas indiquée en cas d’absence de germes dans les urines. Il s’agit là d’une thérapie inutile puisque, de toute évidence, les causes de vos épisodes aigus n’ont pas de lien avec une éventuelle infection ( = contamination des voies urinaires pas des germes pathogènes). Il conviendrait donc de comprendre quels sont les mécanismes abactériens en cause afin d’être en mesure d’apporter des solutions préventives réellement adaptées et efficace pour empêcher ou réduire ces épisodes aigus.

      3) A ce propos, comme vous aurez pu le lire dans l’article, la cause la plus commune de cystites abactériennes est l’inflammation vésicale chronique (facteur prédisposant) aggravée par des évènements déclencheurs (facteurs précipitants). En vous lisant, il semblerait que l’un des ces évènements soit l’activité sexuelle. Si tel est le cas, la prévention devrait s’axer autour de 3 objectifs :

      -> Réduire l’inflammation chronique par des mesures de réépithélisation de la paroi vésicale (Cistiquer) et contrôle du pH urinaire
      -> Amenuiser les frottements et la formation de micolésions durant les rapports au travers une correcte lubrification et hydratation des muqueuses (Ausilium Crema)
      -> Aller au-delà de ces deux premiers facteurs en s’interrogeant sur les éventuelles causes « cachées » de ces cystites post-coïtales abactériennes (contracture pelvienne, contraception inadaptée, dysbiose vaginale, vaginite…)

      4) La consommation de D-Mannose, en raison de ses caractéristiques réépithélisantes peut être utile mais reste une mesure d’avantage destinée à la lutte contre les infections urinaires. Mieux vaut donc lui privilégier des principes actifs tournés vers des effets anti-inflammatoires, anti-oxydants, hydratants et emollients pour les muqueuses de la sphère uro-génitale.

      De tout cœur avec vous

  7. Viggy dit :

    Bonjour tout le monde,

    Merci à Gigi et Mary et à toutes les personnes qui rapportent leur expérience pour en aider d’autres !

    Je voudrais avoir votre avis et peut-être être rassurée sur ce qui m’arrive (je suis un peu hypocondriaque et comme en plus tout le monde pense que « c’est dans ma tête » (y compris les médecins), je commence à être bien malheureuse en essayant de trouver seul l’origine de mes maux).

    J’ai fait une grosse infection urinaire à E.Coli le 12 juillet suite à un rapport sexuel après une longue période d’abstinence. Je me suis automédicamentée (oui, je sais ce n’est pas bien) pendant 10 jours (avec un antibio auquel je me suis découverte par la suite résistante), puis j’ai pris pendant 3 semaines un autre antibiotique qui a fini par éradiquer l’E.Coli.

    La semaine suivant mon traitement, c’était le bonheur, j’ai retrouvé ma vie normale et il me semblait que tout avait bien fonctionné. J’ai également démarré une contraception orale, Microdiol.

    Puis, d’un coup, une semaine après la fin de mon traitement et le démarrage de ma pilule contraceptive, toute la symptomatologie de la cystite bactérienne est revenue… sauf que cette fois, après ECBU, elle s’est avérée abactérienne (taux de leucocytes de 6/mm3 alors que les normales se situent entre 0 et 5/mm3). Bien que sans germes, j’ai connu les douleurs pelviennes, les brûlures à la miction (au début et à la fin), les urgences mictionnelles, les sensations de pensanteur dans le bas ventre, les nuits agitées…

    J’ai été mise par mon urologue sous antiseptique pour vessie + antispasmodique pendant 7 et 10 jours. Les symptômes étaient tus sans pour autant que je ne me sente complètement « saine ».

    Après la fin du traitement, j’ai commencé à avoir des brûlures vulvaires constantes, du matin au soir au niveau de l’entrée du vagin (sans brûlures au moment de la miction), des douleurs au niveau du vagin, des tiraillements… J’ai effectué un prélèvement vaginal et j’ai été chez le gynécologue : tous les tests ont été négatifs. Elle m’a toute fois indiqué une petite sécheresse vulvaire. Du coup, ovules à l’acide hyaluronique + crème apaisante.

    Les symptômes varient depuis en fonction des jours. Des fois, ce sont des brûlures vulvaires sans problèmes urinaires, d’autres des problèmes urinaires pures (symptômes de la cystite) sans brûlures vulvaires et vaginales…

    Je vois partout sur internet des diagnostics de cystite interstitielle (qui me font très très très peur, sachant que je n’ai jamais eu d’antécédents particuliers, pas de diabète, d’endométriose ou autre)… Pensez-vous que ça peut être ça ou que ça y ressemble ? Est ce que ca peut être un problème lié à la prise de ma contraception et donc un problème hormonal qui peut disparaître avec l’arrêt de la pilule ?

    Je précise que je n’ai jamais eu de problème de urinaires/génitaux de ce type avant les épisodes susmentionnés…

    Je vous en prie, je serais ravie et soulagée de pouvoir vous lire sans qu’on me prenne pour une folle !!!

    Merci beaucoup !!!

  8. Marguerite dit :

    Bonsoir !
    J’ai une cystite, mais ne sais pas encore si elle est bactérienne ou pas.
    Dans le cas où elle serait abactérienne, en combien de temps généralement les symptômes se calment-ils ?
    Depuis jeudi (nous sommes lundi) j’ai des envies d’uriner très très fréquentes au point d’aller aux toilettes toutes les 10 minutes…
    Je n’en peux plus … Sinon, niveau douleur, je n’en ai pas tant que ça. J’ai surtout une difficulté à uriner …

    Merci d’avance !
    Bonne soirée.

    • Mary dit :

      Merci pour ce commentaire Maguerite et toutes mes excuses pour ce manque de réactivité dans la réponse,

      La cystite abactérienne est généralement symptomatique d’une inflammation urothéliale dont les causes diffèrent d’un sujet à l’autre et peuvent être ponctuelles ou chorniques.
      La durée des symptômes est donc très variable d’un sujet à l’autre car elle dépend de nombreux facteurs:
      – âge
      – cycle hormonal, contraception, ménopause…
      – niveau d’épithélisation de la muqueuse
      – causes de l’inflammation et niveau de résolution de ces dernières
      – alimentation et hydratation
      – pH des urines
      – fréquence des épisodes aigus et existence ou non d’infection urinaire par ailleurs
      – présence d’une contracture pelvienne

      Vous comprendrez donc qu’il est bien délicat de répondre à votre question de manière fiable et précise.
      La littérature scientifique précise que la régression spontanée d’une inflammation peut prendre de quelques heures à plusieurs mois (6 mois en cas de cystite abactérienne).

      Il est bien entendu possible d’aider la paroi vésicale à se restaurer pour accélérer cette réduction de l’inflammation au travers de mesures ciblées :
      – hydratation très abondante
      – alimentation alcalinisante
      – éviction des principaux acidifiants et excitants urinaires
      – réduction de la consommation de tabac
      – supplémentation en glycosaminoglycanes et quercétine -> https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2020/03/23/endometriose-et-quercetine/ (Cistiquer https://deakos.fr/prodotto.php?tid=65)

      Courage et de tout coeur avec vous ❤

  9. Mathilde dit :

    Bonjour après des années d’infections urinaires mes ecbu se révèlent maintenant négatifs et sans leucocyturie bien que je ne ressente plus les mêmes symptômes qu’avant (brûlure et douleur continue pour uriner 3 gouttes,envie d’uriner constamment) maintenant j’ai des brûlures après avoir fait pipi qui ne passent pas et du sang quand je m’essuie tout le temps et j’ai pourtant une flore vaginale normale flore de doderlein ok pas d’infection vaginale rien ne me calme même l’acide hyaluronique je vois que vous parlez de deakos pouvez vous m’aguiyer sur des produits qui pourraient me sortir de ces brûlures constantes ? Merci à tout le monde ce site est superbe

  10. cecilia82 dit :

    Bonsoir tout le monde

    Ça fait 1 mois et 1 semaine que je prends des probiotiques pour ma flore vaginale. Et depuis, faisant des cystites abacteriennes depuis bien longtemps, Je n ai plus aucune brûlure. Je l’ai arrêté 2 jours car oublié en vacances et les brûlures sont revenues. Je vais le faire 3 mois. Mais si ça reprend après c’est quoi le problème ? Je ne fabrique pas assez de bactéries ?

    J’aimerais bien comprendre pourquoi.
    C’était le résultat escompté mais je me dis c’est fou si ce n’est « que » ça la solution.

    Merci à celles qui pourront me répondre.https://cystiteetcompagnie.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_rose.gif

    • Abracadabra dit :

      Alors moi ça me faisait pareil et en fait c’était pas des brûlures mais de la sécheresse… des que j’ai arrêté les probiotique je sentais que ça tirai dedans et que ça bricolait… depuis avec les conseils de Mary Jones, alterne huile d’onagre bio en capsule et probiotique pdt 1 mois en ensuite je ferai que huile onagre…. on verra bien le résultat mais déjà en 1 semaine j’ai plus de tiraillements et j’ai arrêté 1 semaine ( règles ) et aucun signe encore là je croise les doigts

      • cecilia82 dit :

        tu avais toi aussi que des cystites type inflammatoire ?
        Pendant combien de temps tu dois alterner les 2 ?
        Mary Jones est-ce judicieux de faire pareil ? Merci

        • Abracadabra dit :

          oui… je n’ai pas fini j’ai pris les femelles de chez deakos je fini le flacon il y en a 30 dedans donc j’en ai pour 1 peu plus de 2 mois car elle m’a dit de faire une pause pdt les règles. Je suis sous cistiquer aussi pour l’inflammation de la vessie et je revis ! Je prend aussi des probiotique oraux. Les deaflor et pareil mon transit est mieux donc que du positif pour le moment depuis août j’ai fais qu’une cystite bactérienne suite à la manipulation de la sage femme mais j’avais tjs une sensation de brûlures dans la vessie j’ai commencé le cistiquer mi décembre et j’ai eu de bons résultats des les premiers jours

          • cecilia82 dit :

            Je n’ai pas encore essayé Cistiquer…
            Mais as tu l’explication concernant les probiotiques ? Pourquoi ça calme ?

          • Abracadabra dit :

            je pense que ça refait ta flore du coup le milieu reprend son équilibre. Comme mary m’a expliqué en image ton vagin c’est un plancher en bois avec de la moquette dessus. L’huile d’onagre permet de remettre bien le plancher et les probiotique re bouche les trous dans la moquette. Le fait d’avoir une dysbiose vaginale rend ta patio poreuse et elle se rétréci du au manque de bonne bactérie. Du coup ça tire et ça brûle…

    • Mary dit :

      un très grand merci pour ce commentaire et le partage de votre expérience. La cystite abactérienne est une problématique complexe car, s’il est vrai que la symptomatologie ressentie est bien celle d’une cystite ( = inflammation des voies urinaires) -> brulure à la miction, urgence et fréquence mictionnelle, douleurs pelvienne; il n’en reste pas moins que l’origine de ces troubles peut être très diverse d’un sujet à l’autre et peut même être totalement en-dehors des voies urinaires comme en cas de vaginite.
      Dans ce type de situation (qui semblerait être votre cas) c’est l’inflammation des muqueuses qui cause la symptomatologie.
      Il convient alors d’investiguer sur les causes de la vaginite, qui encore une fois, peuvent être multiples mais parmi lesquelles la plus fréquente est la dysbiose ou raréfaction de la flore de Döderlein dont les Lactobacilles (« bonnes bactéries ») assurent un rôle majeur dans la stabilité du milieu vulvo-vaginal (pH, sécrétions physiologiques, trophisme de la muqueuse, rôle de protection « barrière » comme l’expliquait Nimou ;-) …etc).
      Pour toutes ces raisons, si les cystites abactériennes sont causées par une vaginite, laquelle existe en raison d’un trouble de l’équilibre de la flore de Döderlein, la consommation (et application locale !) de probiotiques est sans aucun doute un moyen de réduire l’incidence des épisodes aigus jusqu’à résolution complète.

  11. Cricri dit :

    Merci pour cet article !! Ce blog est une vraie mine d’informations, il faudrait que mon urologue le lise https://cystiteetcompagnie.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif
    Existe-t-il des études comparatives entre Cistiquer et Elmiron ?
    Je suis diagnostiquée CI depuis 2006 mais en parcourant le blog je crois que je devrais revoir mon profil avec un autre urologue…
    Cistiquer me tente mais j’aimerais pkus d’informations https://cystiteetcompagnie.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

    • GiGi dit :

      Salut Cricri (trop mignon ton pseudo!)

      Tu me flattes avec ton com’ ;-) C’est super gentil parce que ce blog représente un travail de fou pour Mary et moi, donc merci merci merci !!

      Existe-t-il des études comparatives entre Cistiquer et Elmiron ?
      Alors je sais qu’il existe un essai clinique avec Cistiquer mais je crois que la comparaison avait été faite avec des instillations intravésicales (aïe aïe aïe) et que les conclusions étaient plutôt en faveur de Cistiquer. Mais peut être que Mary pourra t’en dire plus ;-)

      Je suis diagnostiquée CI depuis 2006 mais en parcourant le blog je crois que je devrais revoir mon profil avec un autre urologue…
      Hum Hum… Tu pourrais être plus precise? Qu’est ce qui te fait douter de ton diagnostic?

      Cistiquer me tente mais j’aimerais pkus d’informations

      Hihihi ok, que te dire? C’est un complément alimentaire (ou bon je crois que ça tu avais compris lol) qui se presente sous forme de cachés (1g donc un peu gros mais sécables) et qui a plusieurs atouts:
      – lutter contre l’inflammation => c’est à dire réduire la cause possible des symptômes (dans ton cas j’imagine urgence et fréquence mictionnelle, mais aussi brulure et douleurs)
      – restaurer la couche des GAGs et soutenir la réépithélisation (attention le gros mot hihihi) => en fait ça veut simplement dire que ça aide ta vessie à se reconstruire si sa paroi a des zones « blessées » ou « griffées » ou comme « érodées ». En prenant Cistiquer tu donnes à ta vessie les « briques » de construction pour reformer sa paroi et lui rendre son imperméabilité à l’urine :-)
      – réduire la symptomatologie => c’est la conséquence logique des deux effets ci-dessus = si ta vessie est « réparée » et que l’inflammation est réduite tu auras moins de symptômes

      Par contre ATTENTION Cistiquer n’est utile que si tu es concernée par:
      – une inflammation
      – une altération de la couche des GAGs
      – une paroi vésciale abîmée
      Si ton SVD (on va partir du principe que c’est le bon diagnostic) est du à une contracture pelvienne par exemple ça ne te fera sans doute pas beaucoup d’effet, et IDEM si tu as des ulcères de Hunner dans la vessie.

      Du coup, j’espère te lire bientôt pour pouvoir te donner des conseils plus précis.

      Je t’embrasse bien fort.
      A bientôt

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