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Langue blanche ? Un signe de reflux négligé…

Suite à un post sur notre communauté d’entraide (que vous trouverez ici) qui a reçu énormément d’avis et de commentaires et où il était question de :

LANGUE BLANCHE

associée à une série de symptômes dans lesquels se sont reconnus beaucoup de personnes :


– Altération de l’aspect de la langue
– Goût métallique
– Besoin de se racler la gorge
– Parfois maux de gorge
– Aérophagie
– Digestion difficile, impression de poids sur l’estomac parfois
– Brulure ou aigreurs
– Amélioration des troubles avec un changement d’alimentation (éviction des sucres et laitages en particulier)
– Pas ou très peu d’efficacité des approches antifongiques (allopathiques ou naturelles)

Toutes ces manifestations, que beaucoup de manière hâtive et erronée, associent à la « candidose digestive » sont banalement (ce qui n’en minimise pas la gêne) ceux du :

REFLUX GASTRO-OESOPHAGIEN (RGO)

Langue blanche ce n’est pas une candidose !!

Deux remarques importantes (pour détricoter des idées reçues 😉 )

1) Le RGO se manifeste par des brulures typiques de la gastrite

FAUX

Et c’est bien le piège ! De nombreuses personnes souffrent de RGO alors que sa manifestation la plus connue (l’impression d’une brûlure au niveau épigastrique, surtout après les repas et en position allongée) n’est pas ou très peu présente. Du coup, on se met à chercher « midi à quatorze heure » pour comprendre quelle peut être la cause de nos maux quand, en réalité, la réponse est toute « simple » : le reflux.

Je parle ici de piège pour deux raisons :

– La première est que, en cherchant à comprendre l’origine de ses maux, le patient s’embarque dans des démarches diagnostic ou de prise en charge alternatives extrêmement couteuses et complexes. Et il va rencontrer sur son chemin autant d’interprétations de ses maux que d’interlocuteurs et donc autant d’indications, parfois contradictoires, que de lectures ou consultations effectuées.

– Toute cette errance le conduit à perdre du temps et de l’énergie (et de l’argent) alors que la problématique réelle continue sa chronicisation et que les interventions qu’il met en place, dans le meilleur des cas, n’entravent pas cette progression, dans le pire des cas, la facilitent.

Le risque étant que ce RGO devienne érosif d’est à dire finisse par causer un endommagement des muqueuses et donc l’apparition d’une gastrite active et/ou d’une oesophagite ; problématiques plus graves puisque pouvant aboutir à un ulcère ou une sténose de l’œsophage.

2) La prise d’IPP est une solution

FAUX

Lorsque le RGO est « sourd », c’est-à-dire qu’il ne présente pas de manifestations caractéristiques comme les brûlures et aigreurs c’est, la plupart du temps, parce qu’il n’est pas (encore) associé à une abrasion des tissus. Le patient a donc un RGO mais n’a ni gastrite, ni œsophagite et subit uniquement les troubles périphériques liés de manière directe à la remontée du bol alimentaire gastrique (acide) dans les voies digestives hautes (gorge et bouche).

Cette situation, paradoxalement, est une grande chance car c’est l’opportunité de prendre en charge le RGO de manière naturelle et d’éviter les thérapies aux Inhibiteurs de la Pompe Protonique (IPP) qui, nous le verrons dans un autre post, présentent de très nombreux inconvénients et contre-indications.

Que faire alors ?

En cas de reflux sans gastrite, les mesures à mettre en place sont simples mais requièrent de la part du patient une bonne dose de patience, d’attention et d’assiduité car elles consistent en une séries de petits gestes du quotidien qui doivent devenir des « bonnes habitudes » :

-> Soigner la mastication des aliments

C’est une banalité, mais qui prend tout son sens dans un monde où le temps est devenu précieux et où les repas sont souvent pris en vitesse, debout (ou mal installé) et dans un contexte de stress et d’inattention constants. Néanmoins, prendre le temps et le soin de mastiquer chaque bouchée est une mesure primordiale pour faciliter le travail digestif de l’estomac et donc réduire le brassage gastrique, le temps de stase du bol alimentaire dans l’estomac et donc le risque de reflux.

-> Eviter les irritants gastriques

« Eviter » ne signifie pas « supprimer » 😉 On sera toutefois attentif à ne pas excéder dans la consommation de café, thé, alcools, épices, poivre, piment, produits très salés, très sucrés ou fumés (comme la charcuterie ou les biscuits apéritifs)…

-> Veiller à consommer des volumes moyens

Plus le volume du repas sera important, plus la persistance du bol alimentaire dans l’estomac sera longue. Ceci est un facteur favorisant les remontées. Mieux vaut donc favoriser 3 repas principaux + 2 collations par jour afin de fractionner les apports, réduire les volumes et donc faciliter le travail de digestion gastrique.

-> Ne pas boire à table

Consommer de l’eau avec les repas va augmenter le volume du bol alimentaire et le rendre très liquide ce qui en facilite la remontée. Mieux vaut donc boire avant de passer à table puis environ 1h après les repas.

-> Préférer les vêtements amples à la taille

Ici aussi ce conseil peut paraitre « bête » mais une compression abdominale (une ceinture trop serrée ou un pantalon trop ajusté) peut agir mécaniquement en faveur de la remontée du bol alimentaire de l’estomac vers la bouche.

-> Ne pas s’allonger après les repas

Là encore c’est une question de « mécanique » ou plus exactement de physique ! En s’allongeant après le repas, on adopte une position qui va grandement faciliter le reflux. Mieux vaut donc laisser passer un temps minimum de 1h avant de se coucher suite à un repas.

Gastrivox comme « coup de pouce » en plus !

Toutes les mesures citées plus hauts restant fondamentales, on peut citer ici l’intérêt en cas de RGO d’une prise préventive de Gastrivox (à la fin de chaque repas et avant d’aller se coucher*) pour :

– Protéger et apaiser les parois (de l’estomac, de l’œsophage, de la gorge – cordes vocales incluses – et de l’arrière gorge, de la bouche – langue incluse) contre les attaques acides du bol alimentaire qui reflux

– Réduire les éventuels symptômes comme l’acidité et les brulures s’ils existent

– Minimiser l’apparition de glaires ou enrouements après les repas

– Favoriser la vidange gastrique ce qui limitera l’aérophagie et la sensation de digestion « lourde »

– Former un « bouchon » en haut de l’estomac qui s’opposera mécaniquement au reflux

*la posologie étant formulée sur base individuelle, il est conseiller de contacter Deakos pour un conseil personnalisé (infofrance@deakos.com).

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