Forum

Le cercle vicieux d...
 

Le cercle vicieux de la cystite et infection vaginale  

  RSS

Didoo
(@didoo)
New Member
Inscription: Il y a 3 mois
Posts: 3
05/03/2019 5:02  

Bonjour.

Tout d'abord, je me présente car je suis nouvelle sur le forum.

Je m'appelle Nadège, je vis dans un petit village du Sud de la France et j'ai 31 ans. Egalement maman d'un petit garçon de 7 ans.

Je viens chercher des conseils car je suis entrée dans un cycle totalement infernal, malgré toutes mes tentatives pour en sortir et je suis à bout.

Tout d'abord il faut savoir que je suis née avec une malformation, il me manquait un clapet pour empêcher l'urine de remonter aux reins donc j'en ai un en plastique. Avant cela, j'étais toute le temps malade et je subissais énormément d'infections urinaires. Puis du moment où j'ai été opérée vers 4-5 ans, j'ai été beaucoup plus tranquille avec quelques épisodes isolés.

Mais depuis quelques d'années, je me suis remis à faire des infections urinaires, 1 à 2 par an, et récemment, je suis passée à 1 tous les 2 mois assorti de problèmes vaginaux avec des symptômes toujours identiques : pas de douleur à la miction, pas de fièvre mais une douleur à la vessie et une envie d'uriner trop fréquente.

Au début, c'était de ma faute. Je suis un vrai chameau donc je ne buvais pas assez et dès qu'une occasion passait : BAM, cystite. Et puis c'était toujours notre "amie" E coli. Mais depuis 3 mois, ça a changé : je suis infectée par des streptocoques.  L'avant dernière  infection urinaire que j'ai faite a été accompagnée d'une vaginite à candida albicans. C'est là que j'ai connu les produits Deakos et que j'ai decidé de tester. Ausilium Lavanda m'a beaucoup soulagé, j'ai pris aussi des probiotiques vaginaux (et oraux) pour essayer de reconstituer ma flore vaginale (et intestinale) car les résultats du frottis déclaraient que c'était la cause de ma vaginite. Puis quand j'ai refait les analyses d'urine, la présence d'un streptocoque dans ma flore vaginale a faussé les résultats.  Je précise aussi que j'ai fait 10 jours de traitement antibiotiques + Ausilium NAC (15 jours) ainsi que 6 jours de traitement par ovules + Ausilium Lavanda (1x par semaine puis comme je sentais à nouveau que quelques chose n'allait pas, j'ai fait les 3 flacons restant 1 jour sur 2) + probiotiques vaginaux . Une fois les flacons Ausilium NAC finis, j'ai enchainé avec 1 sachet de Ausilium 20Plus par jour.

Puis 3 semaines après tout ça (encore avec ma prise de 1 sachet Ausilium20Plus par jour), dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, grosse crise de cystite, j'ai dû aller aux urgences car rien ne me soulageait.  Et cette fois, ça ne peut pas être un problème d'hydratation car je suis à 1.8 L environ par jour grâce à une application qui me rappelle de boire toutes les heures. La veille, j'ai eu une gêne à la vessie donc j'ai vite pris un sachet de Ausilium20Plus mais j'en déduis que, vu que la cystite est revenue, j'ai un souci de dosage.

Du coup, je suis actuellement à nouveau sous traitement antibiotique + ovules, mon médecin veut qu'on s'attaque à mes soucis de constipation et peut être même envisager le retrait de mon stérilet en cuivre Mona Lisa. J'ai aussi une échographie vésico-rénale à faire pour vérifier que mon clapet n'a pas un souci et si malgré tout ça, le cycle se répète, j'irai voir un urologue. Comme j'ai une gêne au niveau du vagin, je vais commander à nouveau de l'Ausilium Lavanda qui m'a déjà bien aidé mais je voulais avoir quelques conseils avant de passer une commande  pour savoir que prendre et surtout quel dosage pour éviter une autre récidive autant au niveau urinaire que vaginal car je n'en peux plus de prendre ces antiobiotiques qui me ruinent ma flore vaginale et intestinale et accessoirement, le moral. Je voulais également savoir si mon conjoint devait se traiter d'une façon ou d'une autre car j'ai peur de la recontamination pendant les rapports.

Qu'en pensez-vous?

Je vous remercie d'avoir pris le temps de me lire, j'espère que j'ai été assez claire dans mon récit.

Bonne fin de journée !

Nadège


Quote
Didoo
(@didoo)
New Member
Inscription: Il y a 3 mois
Posts: 3
06/03/2019 4:15  

Edit : Je viens de recevoir mes analyses d'urines de vendredi et la culture bactériologique est négative. Par contre j'ai une leucocyturie sans bactériurie significative. Du coup, j'ai repris rdv chez mon médecin demain. Je suis très étonnée des résultats, vu la douleur, je pensais vraiment refaire une infection urinaire.


RépondreQuote
Mary
 Mary
(@mary)
Membre Admin
Inscription: Il y a 1 année
Posts: 91
21/03/2019 9:55  

Bonjour Nadège et merci pour ce topic très complet 🙂 

J’arrive bien tard pour vous répondre mais me permets tout de même de vous laisser une analyse de votre situation qui est complexe et mérite sans doute de trouver des éclaircissements.

Nous nous trouvons donc face à une double problématique -> vésicale et vaginale qui (comme vous l’avez bien compris) constitue un cercle vicieux dont il ne sera possible de sortir qu’en mettant en place des mesures de prise en charges de tous les aspects.

En effet, pour chacune de ces deux facettes de votre situation (vésicale et vaginale) on retrouve également une multitude de facteurs prédiposants et précipitants qui soutiennent, alimentent et entretiennent les infections, rechutes et récidives :

 

PROBLEMATIQUE VESICALE

1) Facteurs prédiposants

-> Constipation + dysbiose intestinale

Un transit ralenti, favorisant la stase des matières fécales dans l’intestin, a pour conséquence de soutenir la prolifération des flores de putréfaction (possibles uropathogènes) et de provoquer, au fil du temps, une forme de perméabilité intestinale.

De ce fait, la migration bactérienne (passage endogène des germes de l’intestin vers la vessie) devient possible ce qui accroit le risque d’infection urinaire multi-espèces et soutient la formation d’un biofilm pathogène vésical intracellulaire polymicrobien.

 

-> Dysbiose vaginale

L’altération de l’équilibre de votre flore vaginale (et la vaginite qui en résulta) est un « pilier » de votre problématique. En effet cette situation de déséquilibre entraine un amenuisement de vos défenses immunitaires locales ce qui expose d’autant plus votre sphère uro-génitale aux colonisations par les souches pathogènes par remontée (du milieu extérieur vers la vessie par l’urètre)à et à leur persistance (formation de biofilm)

 

-> Présence d’un biofilm pathogène

L’augmentation de la fréquence et intensité des épisodes aigus, associée aux origines multiples possibles des germes uropathogènes (migration et remontée) sont des indices de très probable existence d’un biofilm pathogène multi-espèce.

Le biofilm rendant les agents pathogènes persistants et de plus en plus résistants malgré les thérapies antibiotiques employées qui perdront peu à peu de leur efficacité pour ne laisser place qu’à un soulagement temporaire accompagné d’effets secondaires indésirables.

L’émergence de nouvelles bactéries dans vos ECBU et l’existence d’épisodes aigus sans bactériurie significative sont également des indices de l’existence de ce biofilm qui rend l’infection occulte aux examens et soutient une très forte inflammation urothéliale responsable d’une symptomatologie douloureuse décuplée (souvent perçue comme « incohérente » par rapport aux résultats de laboratoire).

 

2) Facteurs précipitants

-> Concentration des urines

Votre post souligne comme principal facteur précipitant une carence d’hydratation ou une rétention d’urine (mictions insuffisantes). Ces paramètres conditionnent une situation de forte concentration de surines qui aboutit à un pH très acide de celle-ci. Un tel contexte est favorisant pour la cystite puisque des urines particulièrement acides et concentrées vont offrir un milieu optimal pour la croissance et prolifération des germes uropathogènes en vitesse et avec une symptomatologie associée qui évolue rapidement et devient intense (en raison de l’agression vive sur la muqueuse vésicale).

 

-> Ouverture du biofilm

L’ouverture du biofilm (phénomène sur lequel nous n’avons que peu de données scientifiques) expliquerait facilement les épisodes aigus apparemment « sans cause ».

 

-> Rapports ?

Votre topic mentionne votre partenaire, faut-il en déduire que certains de vos épisodes aigus de cystite sont post-coïtaux (moins de 72h après un rapport) ?

 

PROBLEMATIQUE VAGINALE

1) Facteurs prédisposants

-> Dysbiose latente

La dysbiose vaginale est une problématique qui, en soit, présente une grande complexité puisqu’elle alterne souvent entre des phases « lantentes / sourdes » durant lesquelles l’absence de symptômes fait souvent croire à une guérison complète et des phases aigues où la symptomatologie est celle de la mycose (C. albicans) ou de la vaginose (Streptocoque) et conduit à une thérapie ponctuelle.

En réalité, il conviendrait d’envisager votre situation comme une problématique chronique qui nécessite donc une prise en charge sur le long (quelque soient les symptômes).

 

-> Biofilm pathogène

On le retrouve souvent également dans les problématiques vaginales et c’est encore lui qui est le responsable de cette chronicisation de l’infection.

 

-> Stérilet au cuivre

Ce type de DIU (dispositif intra utérin) est sans doute une composante de votre problématique pour deux raisons :

- sa présence crée un état d’inflammation chronique des muqueuses qui promeut la vaginite et rend plus fragile face aux attaques bactériennes comme fongique

- la présence du fil qui dépasse hors de l’utérus et se situe dans le vagin peut être le support idéal pour la formation d’un biofilm sur superficie inerte

 

2) Facteur précipitant

-> Prise antibiotique

Cette prise détruit les Lactobacilles (« bonnes » bactéries vaginales) et fait « flamber » la situation latente qui bascule vers un épisode aigu.

 

-> Troubles du transit (constipation / diarrhée)

Cette situation favorise la colonisation de la zone périnéale par des souches bactériennes agressives et responsables d’attaques contre la flore de Döderlein et d’altération de celle-ci.

 

EN CONCLUSION, l’éradication de la cystite et la prévention de ses récidives passe, dans votre cas, par la prise en charge de chacun des facteurs cités ci-dessus.

Je vous propose donc le tableau en pièce jointe ;-)  

This post was modified Il y a 1 mois by Mary

RépondreQuote
Mary
 Mary
(@mary)
Membre Admin
Inscription: Il y a 1 année
Posts: 91
21/03/2019 10:04  

Plus pragmatiquement, et pour répondre à vos questions et doutes quant à l’emploi des produits, je vous soumets ce schéma posologique qui détaille une approche en 6 semaines, à renouveler jusqu’à disparition des épisodes aigus et normalisation des résultats d’ECBU et PV :

SEMAINE 1 et 2 :

  • Ausilium NAC : 1 flacon, matin et soir, loin des repas
  • Ausilium Forte : 1 mesurette, milieu de journée, loin des repas
  • Ausilium Tisana : 1 tasse, midi et soir, après le repas
  • Deaflor : 1 comprimé, midi et soir, aux repas
  • Ausilium Lavanda : 1 application, 1 jour sur 3 (4 applications au total)
  • Ausilium Crema : 1 application « au besoin » (brulure, picotement, démangeaison, sensation de sécheresse, rapport)

 

SEMAINE 3 :

  • Ausilium NAC : 1 flacon par jour, loin des repas
  • Ausilium Forte : 1 mesurette, 2 fois par jour, loin des repas
  • Ausilium Tisana : 1 tasse, midi et soir, après le repas
  • Femelle : 1 comprimé, midi et soir, aux repas
  • Ausilium Lavanda : 1 application dans la semaine
  • Micacid : 1 ovule au couché, 7 jours
  • Ausilium Crema : 1 application « au besoin » (brulure, picotement, démangeaison, sensation de sécheresse, rapport)

SEMAINE 4 :

  • Ausilium NAC : 1 flacon par jour, loin des repas
  • Ausilium Forte : 1 mesurette, 2 fois par jour, loin des repas
  • Ausilium Tisana : 1 tasse, midi et soir, après le repas
  • Femelle : 1 comprimé, midi et soir, aux repas + 1 comprimé en application vaginale au couché (7 jours)
  • Ausilium Lavanda : 1 application dans la semaine
  • Ausilium Crema : 1 application « au besoin » (brulure, picotement, démangeaison, sensation de sécheresse, rapport)

SEMAINE 5 et 6 :

  • Ausilium NAC : 1 flacon par jour, loin des repas
  • Ausilium Forte : 1 mesurette, 2 fois par jour, loin des repas
  • Ausilium Tisana : 1 tasse, midi et soir, après le repas
  • Deaflor : 1 comprimé, midi et soir, aux repas
  • Ausilium Lavanda : 1 application dans la semaine
  • Ausilium Crema : 1 application « au besoin » (brulure, picotement, démangeaison, sensation de sécheresse, rapport)

 

Espérant que ces informations, bien que tardives, vous aideront. De tout coeur avec vous ❤️ 


RépondreQuote
Didoo
(@didoo)
New Member
Inscription: Il y a 3 mois
Posts: 3
21/03/2019 3:05  

Bonjour Mary.

Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire et pour votre réponse aussi complète.  Je prends note de tout ce que vous m'avez  indiqué. 

Je rajoute cependant que mes cystites ne sont pas intervenues dans le cadre de la sexualité car la dernière sans germe que j'ai  faite datait de bien 5 jours après le dernier rapport. J'avais  juste la crainte d'avoir  transmis un germe qu'on se repasserait avec mon conjoint et qui expliquerait les récidives car je ne veux exclure  aucune piste mais ma dernière  analyse d'urine ne va pas franchement dans ce sens.

Je reviens de chez mon médecin, j'ai  droit à la visite chez l'urologue mais aussi à un bilan sanguin pour ma thyroide car mon dernier bilan datant de quelques mois montrait un taux dépassant de peu la norme (vers l'hypothyroïdie) ce qui pourrait influencer d'après  ce que m'a  expliqué mon médecin  sur mon transit. 

Quant à l'échographie que j'ai passé  jeudi, elle a révélé un problème avec ma vessie qui ne parvient pas à  se vider totalement, c'est pourquoi je dois aller voir un urologue.

Voilà, le chemin est encore long mais avec vos conseils et les examens, j'espère  en venir très vite à  bout.

Merci encore pour votre présence. C'est  très  réconfortant. 

Je vous souhaite une bonne fin de journée et vous tiens au courant si ça peut aider d'autres personnes dans le même  cas que moi.

Nadège 


RépondreQuote
Share:
  
En travaux

Veuillez Connexion ou Inscription