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Combien de temps faut-il pour éradiquer un biofilm bactérien ?  

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Mary
 Mary
(@mary)
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Inscription:Il y a 1 année 
Posts: 66
16/05/2018 11:03  

Le biofilm est une matrice polysaccharidique fabriquée par les germes uropathogènes en guise de stratégie défensive pour se protéger contre nos défenses immunitaires physiologiques et contre les différents traitements antibiotiques.

 

Le biofilm peut apparaitre dès la première infection urinaire. En revanche, sa désagrégation peut demander plusieurs semaines ou plus et cette durée est extrêmement variable d'un sujet à l'autre. En effet, la dissolution totale de la matrice polysaccharidique dépend de nombreux phénomènes parmi lesquels on peut citer :

- l'ancienneté de la problématique des cystites

- le type de souches bactériennes présentes dans le biofilm

- la nature même du biofilm (extra- ou intra-cellulaire)

- la survenue d'un nouvel épisode aigu au cours de la dissolution du biofilm

 

Pour cette raison, il est utile et pertinent de suivre le schéma posologique suivant :

 

-> Un premier cycle de 15 jours avec :

- Ausilium NAC : 1 flacon, matin et soir, loin des repas

- Ausilium 20 PLUS : 1 sachet, milieu de journée, loin des repas

 

-> Une phase de maintien / prévention successive de 2 à 6 semaines avec :

- Ausilium Forte : 1 mesurette rase, 1 à 3 fois par jour, loin des repas

 

Ces deux phases étant à renouveler, de manière alternée, jusqu’à disparition complète des épisodes aigus potentiellement dus à la présence du biofilm.

 

-> En parallèle de ces mesures « basales » il est indispensable de conduire une intervention ciblée contre les facteurs prédiposants et précipitants précipitant de vos cystites aigues (mesures qui varient d’un sujet à l’autre en fonction de la problématique et ses mécanismes sous-jacents).


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Boop
 Boop
(@boop)
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Inscription:Il y a 6 mois 
Posts: 13
18/05/2018 9:42  

Bonjour, lorsque l'on parle de biofilm, parle t-on nécessairement de "cystite" au sens strict du terme. Il se peut que l'on présente une pathologie "pelvienne" avec un tableau symptomatique qui n'est pas celui de la cystite "bactérienne" telle qu'on la connait. Alors, un biofilm bactérien peut conduire à quelque chose de bien plus complexe, avec une chronicisation de la douleur, voire, une mémorisation de la douleur par l'organisme. Peut-on vaincre cela ? 


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Mary
 Mary
(@mary)
Membre Admin
Inscription:Il y a 1 année 
Posts: 66
31/05/2018 5:32  

Il y a dans votre question plusieurs questions 🙂

 

1) Le biofilm pathogène est un processus infectieux qui concerne la vessie mais peut aussi s’établir sur d’autres parois (inertes comme vivantes). On citera par exemple :

-> Les prothèses (en orthopédie)

-> Les implants (en dentaire)

-> Les dispositifs médicaux (ex : dispositifs intra utérins = stérilets)

-> La muqueuse vaginale

-> L’urothélium de l’arbre urinaire (vessie, urètre)

 

2) Face à une pathologie dont la symptomatologie intéresse la zone pelvienne il convient de suivre un parcours diagnostic par exclusion. C’est-à-dire, avancer dans divers directions et, selon les résultats des examens, exclure l’existence des pathologies recensées et pouvant correspondre au cadre clinique.

A titre d’exemple, le SVD (Syndrome de la Vessie Douloureuse) est un syndrome (donc un ensemble de signes et symptômes) sous lequel se rassemblent plusieurs pathologies parmi lesquelles la cystite apparemment abactérienne mais qui, en réalité, est bien une infection rendue occulte aux examens en raison de la présence d’un biofilm.

 

3) En cas de pathologie infectieuse chronique soutenue par un biofilm il est effectivement possible que la symptomatologie douloureuse, initialement nociceptive (résultant directement d’un stimulus effectif sur les terminaisons nerveuses = une « vraie » douleur dont l’origine est biologique -> la présence bactérienne) évolue vers une douleur neurologique (résultant d’un dommage, d’une lésion ou d’une altération du nerf = une douleur « fantôme » qui ne correspond à aucun facteur environnemental).

En ce sens, il est effectivement et malheureusement juste de parler de « mémoire » de la douleur.


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PatateDouce
(@patatedouce)
Active Member
Inscription:Il y a 6 mois 
Posts: 13
07/06/2018 12:00  

Bonjour !

Du coup, comment peut-on faire la part entre une douleur "mémoire" et une douleur due à une pathologie infectieuse chronique ?

Merci 🙂


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Mary
 Mary
(@mary)
Membre Admin
Inscription:Il y a 1 année 
Posts: 66
02/08/2018 3:46  

Désolée ici encore de ne répondre que tardivement à cette interrogation. 

Concernant la douleur neurologique (celle que vous nommez "mémoire") les options thérapeutiques actuellement sont peu nombreuses et ne visent qu'un camouflage de la douleur. En effet, nous ne savons pas encore "réparer" le système nerveux 🙁 

 

En revanche, si la douleur est nociceptive ( = résulte d'un stimuli effectif comme la présence d'un biofilm, des agressions mécanisques répétées ou une infection récidivante) elle peut, peu à peu, régresser, jusqu'à disparition totale par la mise en oeuvre de mesures adaptées pour:

-> Eliminer le biofilm

-> Réduire les agressions 

-> Empêcher les infections et/ou les prendre en charge rapidement, efficacement et avec le moins d'effets secondaires possibles

 

Courage  ❤️  


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