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D-Mannose et bains dérivatifs


Nam
 Nam
(@nam)
Active Member
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 6
Début du sujet  

Bonjour tout le monde
Une semaine depuis l'arrêt des antibiotiques, mise en place du traitement Deakos et bains derivatifs. Pour l'instant tout va bien ?
C'est une première victoire, avant les récidives survenaient dans les trois jours. Alors je poursuis et j'y crois... courage à toutes


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Mary
 Mary
(@mary)
Membre Admin
Inscription: Il y a 4 ans
Posts: 123
 

Merci pour ce feed-back positif, de tout coeur avec vous  

Je me permets un petit "bémol" sur les bainsdérivatifs qui sont souvent contre-productifs en cas de cystite bactérienne : comment les pratiquez-vous?


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Nam
 Nam
(@nam)
Active Member
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 6
Début du sujet  

Je pratique avec des poches. Je me suis interrogée par rapport à la cystite.... pensez-vous que ce soit contre indique ?


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Mary
 Mary
(@mary)
Membre Admin
Inscription: Il y a 4 ans
Posts: 123
 

Nous parlons ici de bains froids ou chauds ? Ces poches sont-elles lavables ou disposent-elles de "housses"?


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Nam
 Nam
(@nam)
Active Member
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 6
Début du sujet  

Froid, ce sont des poches lavables avec des housses amovibles


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Mary
 Mary
(@mary)
Membre Admin
Inscription: Il y a 4 ans
Posts: 123
 

Effectivement cette approche est très discutable et serait plutôt déconseillée 

 
1) Le froid appliqué localement, constitue souvent un facteur prédisposant voire même précipitant de la flambée de la cystite. En effet, cette application tend à réduire les défenses immunitaires ce qui permet aux germes uropathogènes de proliférer plus rapidement. Pour cette raison, le soulagement immédiat obtenu avec un bain dérivatif froid et souvent suivi d’une forte augmentation de la symptomatologie. 

2) Le matériel employé pour les bains dérivatifs peut être un milieu propice à la formation d’un foyer infectieux externe qui, étant en contact prolongé avec les muqueuses, pour remonter vers la vessie pour causer un nouvel épisode aigu. Pour cette raison, il conviendrait de respecter certaines mesures d’hygiène qui représentent une fote contrainte :
-> Changer la poche, housse … etc toutes les heures
-> Laver à 90° l’ensemble du matériel entre chaque utilisation
-> Faire sécher le matériel au sèche-linge (pour éviter une contamination par contact avec le fil à linge, l’épingle à linge….etc) ou à plat sur un linge également lavé à 90°
-> Stocker le matériel enveloppé dans un tissu (également lavé à 90°C) 
-> Manipuler après s’être lavé les mains 

En conclusion, cette méthode semble très complexe (couteuse et peu écologique en raison de l’importante consommation d’eau, de lessive et d’énergie pour les lavages répétés) et contraignante pour un résultat souvent contre-productif. 

Si la prise des produits Deakos est efficace, je vous suggère donc d'interrompre les bains dérivatifs  au profit d'une approche sûre


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Nam
 Nam
(@nam)
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Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 6
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 Mary merci pour vos explications . Les poches ne sont de toute façon lavables qu'à 30 et pas de sèche linge non plus. Pourtant les bains derivatifs sont censés améliorer l'immunité... c'était ce qui avait motivé ma démarche. Bien sûr je ne vais pas prendre ce risque.. Merci beaucoup


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Mary
 Mary
(@mary)
Membre Admin
Inscription: Il y a 4 ans
Posts: 123
 

Avec plaisir 

 Puis-je vous demander la source de cette information sur la positivité des bains dérivatifs sur l'immunité?


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Nam
 Nam
(@nam)
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Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 6
Début du sujet  

Mary je copie un lien qui fait mention de l'immunité dans les bienfaits, mais j'en ai trouvé beaucoup d'autres sur Internet :
https://www.mesbienfaits.com/bien-etre/bain-derivatif/


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Mary
 Mary
(@mary)
Membre Admin
Inscription: Il y a 4 ans
Posts: 123
 

Effectivement cet article présente les bains dérivatifs comme une réponse favorable à de nombreuses situations. Toutefois, il n'est fait mention nulle part de sources scientifiques et l'auteur ne propose comme seule bibliographie que des ouvrages grand publique qui, eux aussi, ne présentent pas de références médicales. 

Afin de vous répondre au mieux je me suis donc permise d’interroger notre biologiste qui souligne le point suivant : les lactobacilles (microorganismes commensaux de la flore vulvo-vaginale qui assurent la première ligne de défense physiologique contre les possibles agents pathogènes) ont une température de croissance optimale comprise entre 35 et 45 °C et ne croissent pas en dessous de 15 °C. L’application de froid directement sur la zone du périnée va donc inhiber leur croissance et, par ricochet, réduire les défenses immunitaires. 

Le biologiste estime qu’une application constante de froid sur la journée (pratique des bains dérivatifs suggérée dans cet article) pourrait entrainer une réduction de moitié de la population lactobacillaire avec pour conséquence l’opportunité pour les pathogènes (bactéries comme levures) d’envahir les voies urinaires mais aussi la muqueuse vaginale. 
Il me confirme donc une grosse contre-indication de cette méthode en cas de pathologies uro-génitales chroniques comme la cystite, les mycoses, la candidose, vaginose, dysbiose vaginale…


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Nam
 Nam
(@nam)
Active Member
Inscription: Il y a 3 ans
Posts: 6
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 merci beaucoup Mary pour cette explication claire. J'ai bien sûr arrêté les bains dérivatifs


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Mary
 Mary
(@mary)
Membre Admin
Inscription: Il y a 4 ans
Posts: 123
 

Avec plaisir  ? 


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