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La Sexologue vous Répond  

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Boop
 Boop
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14/08/2018 5:21  

Il y a des crèmes pour lubrifier. Mais ce souci de lubrification ne concerne pas que les femmes qui souffrent de cystites récidivantes ou de CI, c'est un problème assez courant. 

La problématique, dans le cas des cystites (récidivantes ou CI), c'est la douleur pendant et après. Pardon mais on parle de la libido de l'homme, par ricochet, mais il ne souffre pas, lui ! Certes, il est moins excité mais c'est la femme qu'il faut aider en premier lieu, non ?


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Susanna Rescio
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14/08/2018 5:26  

La faible lubrification est le facteur précipitant de la cystite.

Le deuxième facteur précipitant est la peur (on ne parle pas ici des jeux érotiques sado-masochistes) : parce que la peur, physiologiquement, ne peut pas cohabiter avec l'excitation.

Donc, dans ce cas il conviendrait de travailler sur ces deux aspects pour obtenir une sexualité satisfaisante à long terme.

Ce qui ne signifie pas forcément que les deux partenaires doivent avoir le même niveau d’excitation à chaque fois mais en moyenne oui.

 


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Boop
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14/08/2018 5:27  

Une thérapie chez un(e) sexologue semble appropriée. Est-ce que cela s'adresse aux femmes qui ont des relations sexuelles ou cela peut-il s'avérer utile pour celles qui n'en ont pas ou plus, mais qui, peut-être, un jour, pourraient en avoir mais ne veulent pas y penser pour l'heure, tant la douleur régit leur vie ?


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Susanna Rescio
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14/08/2018 5:32  

Réponse à PatateDouce

Pensez-vous qu'il y a une dimension psychologique aux cystites récidivantes ? (beaucoup de littérature sur des blocages émotionels pouvant générer des cystites).

 

Ces blocages émotionnels sont des freins psychologiques qui ralentissent et limitent la sexualité. Ce sont des peurs profondes (de se montrer, de perdre le contrôle de la situation... par exemple)  et irrationnelles qui déterminent des blocages sexuels.

Et nous revenons au point de départ: blocage sexuel -> manque d'excitation -> apparition des cystites pour des raisons physiologiques (carence de lubrification, formation des microlésions...etc).

En conclusion, le lien de cause à effet n'est pas direct mais il est sûr que, dans certains cas, l'aspect émotionnel est une composante de la problématique.


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Boop
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14/08/2018 5:32  

La lubrification peut-elle se "travailler" ? 

Si l'on n'a jamais eu une bonne lubrification, et que cela empire avec la préménopause, à part les crèmes, quelle autre alternative a t-on ?


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Susanna Rescio
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14/08/2018 5:46  

Réponse à Justine

Bonjour !

J'ai toujours souffert de dyspareunies depuis mes premiers rapports à 17 ans, j'en ai maintenant 24 et cela fait 4 ans que je suis avec mon conjoint qui accepte bien la situation même si je sais que pour lui ce n'est pas facile. Nous avons rarement des rapports car toujours douloureux et à force au fil des années nous avons pris cette habitude.

Comment faire pour retrouver une sexualité normale ? Et se redonner envie après 4 ans quasiment sans sexualité ?

Merci d'avance de votre réponse ! 

 

Vous conseiller de suivre une thérapie sexuelle me semble être ici le premier pas.

La sexualité est un processus d'apprentissage de la part des deux partenaires.

Cette thérapie consistera à s'abstenir de rapports avec pénétration (pour interrompre la spirale de la douleur) et, en même temps, recherche sur les sources de plaisir.

Pour cela il faut éliminer la source de douleur (la pénétration) et découvrir une modalité sexuelle positive et sans douleurs.

Il est indispensable de "reseter" la mémoire de la douleur dans le cerveau et recommencer à zéro, accompagnée par un thérapeute pour accumuler des expériences positives qui vont faire baisser le niveau de peur par anticipation (qui limite la correcte lubrification et s'oppose à la préparation physiologique du vagin pour la pénétration). De cette manière, l'acte sexuel sera associé à du plaisir et non de la douleur.

 


Justine aime
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Susanna Rescio
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14/08/2018 5:53  

Réponse à Boop:

Pardon mais on parle de la libido de l'homme, par ricochet, mais il ne souffre pas, lui ! Certes, il est moins excité mais c'est la femme qu'il faut aider en premier lieu, non ?

 

En réalité, le problème est celui du couple et doit être résolu par le couple.

Mais le premier pas, c'est la femme qui doit le faire: en prenant la responsabilisé de dire à l'homme "n'entre pas" le temps de la thérapie. Il n'est pas possible de travailler en sexologie ou psychothérapie si la femme ne change pas son attitude.

Et il est là important d'affronter d'autres peurs: "si je dis non il me laissera" par exemple.

Sans ce point de départ, la femme n'a pas la possibilité de prendre le temps de s'interroger sur ce qui l'excite ou non. Peut être que la manque d'excitation vient juste du partenaire ou de sa façon de faire? Dans ce cas là, le choix de rester avec son partenaire devient un choix libre, fait en pleine conscience et qu'il faut assumer.

 


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Susanna Rescio
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14/08/2018 5:57  

Réponse à mimsasa

G eu des violences sexuelles à l'adolescence (par un ami de la famille) et mai cystites son arrivé par la suite et son souvent après les rapports mais pas tjrs.

Pensez-vous ke sa soi lié et si oui ke fair?

Chaque expérience sexuelle négative génère une situation de fond défavorable à l'excitation de la femme ce qui nous ramène au point de départ (manque d'excitation -> manque de préparation physiologique ...).

Il est tout à fait possible que la cystites soient liées à ce "bagage négatif":

Expérience négative = peurs = tentions musculaires = tout ceci ne permet au corps de s'exciter correctement (avec les conséquences physiologiques déjà évoquées).


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Susanna Rescio
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14/08/2018 6:07  

Réponse à Boop:

La lubrification peut-elle se "travailler" ? 

Si l'on n'a jamais eu une bonne lubrification, et que cela empire avec la préménopause, à part les crèmes, quelle autre alternative a t-on ?

 

Ceci me fait penser à une question que je pose souvent en thérapie:  "Avez-vous le désire de vire comme un être sexuel? Ou préférez-vous accuser les autres, les circonstances, le partenaire, les émotions, la ménopause...

Il est possible de tout résoudre ou presque mais sans ce changement de position de la part de la femme, la thérapie n'est pas possible.

A partir du moment où la décision est prise de "devenir un être sexuel", le travail peut commencer mais doit être assidu et constant. Il sera alors nécessaire de faire face à toutes les thématiques qui sortiront de la thérapie (par exemple: les peurs profondes, les jeux de pouvoir entre les différents partenaires, la situation du couple, les décisions concernant les enfants...) qui sont tout autant de blocages sous-jacents qu'il convient de résoudre pour apporter des solutions à la problématique sexuelle qui est, souvent, la partie émergée de l'iceberg.


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Susanna Rescio
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14/08/2018 6:11  

Réponse à Boop:

Une thérapie chez un(e) sexologue semble appropriée. Est-ce que cela s'adresse aux femmes qui ont des relations sexuelles ou cela peut-il s'avérer utile pour celles qui n'en ont pas ou plus, mais qui, peut-être, un jour, pourraient en avoir mais ne veulent pas y penser pour l'heure, tant la douleur régit leur vie ?

 

Il est difficile de vous réponse sans faire un bilan individuel. Toutefois la thérapie sexuelle ne peut être exclue, surtout si la thérapie pharmacologique est en échec.


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Mary
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(@mary)
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14/08/2018 6:14  

Notre rencontre se conclue (il est plus de 19h)  🤐 

Un grand merci à Susanna qui nous a consacré bien plus de temps que prévu. 

N'ayant pas pu répondre à toutes les demandes, Susanna reviendra pour une deuxième rencontre (probablement avec un format vidéo ;-) ). 

Merci à tous. 

❤️


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Boop
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14/08/2018 10:36  

Merci beaucoup !


Mary aime
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PatateDouce
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15/08/2018 7:59  

Salut @Boop,

J'ai peut-être un livre qui pourrait t'intéresser. Ca s'appelle Femme désirée, Femme désirante du Dr Danièle Flaumenbaum.

Elle est gynécologue et a écrit ce livre pour aider les femmes a reconnecter avec leur féminité et apprivoiser/comprendre/accepter leur sexualité.

Il y a pas mal de théories qui peuvent sembler extravagantes (ex: mycoses et cystites générées à cause d'un rapport déséquilibré à sa mère ou à cause du bagage émotionnel et des blocages hérités des femmes des générations antérieures de la même famille etc). Mais au moins ca pousse à la réflexion.

Et surtout, elle décrit en détail de quoi est composé l'appareil génital et la fonction de chaque membre. Elle a une vue plus globale (pas juste gynecologique mais uro-gynecologique).

Bref, le livre m'a parlé et aidé. A toi de voir si tu y trouves des réponses également :)

Bon courage !

 


Mary aime
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Boop
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15/08/2018 8:32  

Bonjour PatateDouce,

C'est gentil, je vais noter cela. Oui, je suis intéressée, effrayée aussi. Il me semble, mais je ne sais pas si tel est le cas pour toutes les femmes de mon âge, et ça dépend du contexte religieux dans lequel on a évolué, que l'on a été culpabilisées d'avoir un corps de femme, comme si celui-ci était "sale" et source de pensées malsaines, mais aussi un corps qui doit subir. Et si, malheureusement, on connait la violence, ça renforce ce sentiment que cette zone intime est lieu de souffrance. Je suppose que, peu à peu, tout s'imbrique et peut aggraver une maladie. 

Il serait temps que je connaisse un peu mieux mon corps.

 

Encore Merci !


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PatateDouce
(@patatedouce)
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15/08/2018 9:51  

@Boop, avec plaisir :)

Je pense que les blocages/déséquilibres (conscients et inconscients) varient d'une femme à une autre mais aussi d'une génération à une autre.

J'ai 31 ans et n'ai pas manqué d'éducation sexuelle durant mon enfance et adolescence. Par contre, j'ai été bombardée par des messages du type: "Pour être une femme accomplie, il faut être une bonne compagne, une bonne amante, une bonne mère, une bonne travailleuse etc", ou encore "il ne faut pas t'étonner que ton compagnon te trompe si tu n'assouvis pas ses besoins". Sans compter toutes les pubs/films/magazines faisant la promotion de la femme objet. Du coup, sans m'en rendre compte, j'ai développé une attitude d'être dans la performance. Bien qu'aimant le sexe, je me suis mise à faire l'amour par devoir, à compter les jours entre chaque rapport, à me mettre la pression pour varier les positions, diversifier les jeux amoureux. J'y prenais bien sûr du plaisir mais le sentiment majeur à la fin d'un rapport était "Fiou, voilà une bonne chose de faite. Je suis tranquille pour quelques jours là".

Pas vraiment sain... Et le pire, c'est que j'aime mon compagnon et qu'il m'attire. 

Par contre, si je discute avec ma mère qui a 60 ans, elle n'a recu aucune éducation sexuelle. Sa mère (pourtant infirmière) n'abordait pas ce sujet vécu comme taboo. Dans le livre Femme désirée, Femme désirante, l'auteure explique (comme toi même le mentionne), que le sexe était percu comme sale et que la jouissance féminine était inappropriée. La seule fonction d'un rapport était de procréer. Une fois cet objectif accompli, le risque est ensuite pour la femme de se perdre dans son rôle de mère et d'oublier qu'elle est aussi femme/amante.

Un urologue a une fois dit que l'âme et l'appareil urinaire sont connectés donc s'il y a effectivement une prédisposition aux maux urinaires et qu'en plus s'ajoutent des blocages émotionnels, ca n'arrange rien :)

 


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