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Urovaxum: solution ou désillusion?  

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Katy
 Katy
(@katy)
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Inscription: Il y a 10 mois
Posts: 1
24/05/2018 11:01  

Hello hello,

On entend régulièrement parler de l'Urovaxum, ce 'vaccin' anti-cystite à E. coli, à prendre par voie orale sur plusieurs mois et qui coûte assez cher.

Est-ce une solution?

Merci!


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Mary
 Mary
(@mary)
Membre Admin
Inscription: Il y a 1 année
Posts: 91
07/12/2018 4:48  

Merci pour ce topic Katy  🙂 

Cette approche (tout comme Uromune en Espagne) pose de nombreuses interrogations.

En particulier, je vous soumets deux objections (réflexions) de notre microbiologiste sur le sujet :

1) Partant du principe que la vaccination est une technique qui consiste à « apprendre » à notre système immunitaire à reconnaitre un agent (bactéries en l’occurrence) comme pathogène et donc à provoquer une réaction averse contre ce microorganisme (réponse immunitaire acquise) quel que soit son site d’entrée dans l’organisme. Et prenant en considération le fait que la majorité des agents uropathogènes sont également des commensaux du tube digestif. Comment est-il possible que le système immunitaire « distinguer » les bactéries uropathogènes à combattre dans la vessie et non dans l’intestin ? Comment être certains que cette technique ne provoque pas une forme d’auto-immunité qui se retournera (dans un délai inconnu) contre son propre microbiote ?

A ce propos, je rapporte ci-dessous l'expérience d'une personne :

"Mon expérience avec l'urovaxum à été très négative. Je suis donc très méfiante et septique quand à ce type de traitement.  🤔 

Après quelques jours de prise de l'urovaxum j'ai commencé à faire des crises d'urticaire terribles et à avoir des réactions de brûlures au niveau vulvaire. Mon médecin m'a fait arrêter directement. Il y avait bien une réponse immunitaire mais pas celle souhaitée! j'ai du prendre des antihistaminiques pour calmer l'urticaire."

 

2) Si l’on appréhende cette approche plutôt comme une technique de « désensibilisation » (comme en cas d’allergie) qui se caractérise par : introduire quotidiennement une faible introduction de l’agent pathogène inactivé ou modifié. Le résultat que l’on risque d’obtenir est une réduction de la réponse immunitaire à ce même agent. 

Dans un cas comme dans l’autre, cette méthode, bien qu’apparemment sans dangers, apparait très incertaine quant à ses résultats et le rapport coût/bénéfice qu’elle entraine.  😕


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