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Dysbiose intestinale: quels tests d’analyse du microbiote ?

Le microbiote intestinal est un sujet d’intérêt et d’étude de plus en plus en vogue tant auprès du grand public (rappelons qu’environ 20% de la population souffre d’un Syndrome de l’Intestin Irritable) que des professionnels de santé conventionnels comme alternatifs.

Et si la santé du microbiote intestinal est au coeur de nos préoccupations, c’est avant tout parce que les données scientifiques nous indiquent que cette communauté de micro-organismes, symbiotiques du corps humain, peut être responsable de très nombreux maux s’il se déséquilibre:
– obésité
– diabète
– allergies
infections
– maladies auto-immunes
troubles neurologiques et cognitifs

et la liste est encore longue…

Pour ces raisons, on assiste depuis une dizaine d’années à un engouement pour le microbiote et, chevauchant la vague de cette « mode », un véritable business autour de cet organe si mystérieux et complexe.

Parmi les « best sellers » de cette nouvelle tendance « tout vient de l’intestin », nous parlerons ici, sans langue de bois ni politiquement correct, des tests du microbiote.

Tests et analyses du microbiote: l’état de l’art

Les analyses du microbiote sont des examens :
– coûteux et non remboursés
– pas tous identiques et donc non comparables entre eux ni interprétables par tous les professionnels (puisque chacun n’est formé que pour certains tests 😕 ).
– qui ne font référence ni à des lignes directrices, ni à des études épidémiologiques, ni à des publications scientifiques de valeur reconnue
– qui ne sont pas admis comme valides à des fins de diagnostic
– dont les résultats, pour le dire clairement, ne sont pas fiables

En effet, le microbiote humain est un « organe » très complexe, composé de centaines de souches bactériennes, fongiques et virales (certaines encore inconnues ou peu étudiées), qui évolue de manière totalement individuelle en fonction du sujet, de son histoire, de son mode de vie, de son environnement… En fait, il n’existe pas « le » microbiote, mais chacun d’entre nous a « son » microbiote (comme les empreintes digitales : uniques !). Tenter  » d’analyser le microbiote  » reviendrait donc à essayer d’analyser toutes les planètes de tous les systèmes solaires de toutes les galaxies 😉
A ce jour, ce n’est pas possible.

Quels sont les examens fiables ?

Il existe heurusement des examens qui permettent d’aller évaluer certains paramètres réellement comparables avec des données scientifiques fiables :

Le premier est gratuit (!) et consiste simplement à réaliser une analyse de selles complète (avec coproculture) qui permettra d’aobtenir des informations au sujet de la composition des selles, la qualité de la digestion gastro-intestinale du sujet, le présence de certains agents pathogènes tels que Clostridum, Salmonella , Candida, parasites…

Il est ensuite possible d’effectuer un dosage fécal de :

  • la calprotectine : qui nous renseigne sur le niveau d’inflammation de l’intestin
  • la zonuline : qui nous indique le niveau de perméabilité intestinale

Enfin, le test sanguin LBP (qui complète la zonuline) fournit des informations supplémentaires pour une  » vision  » plus précise de la perméabilité intestinale.

Mais en ce qui concerne le microbiote et sa composition, désolée, il n’y a rien de fiable.

Dysbiose intestinale: quels tests d’analyse du microbiote ?

Comment avancer dans son parcours de soins ?

Lorsqu’on souffre du syndrome du côlon irritable, les seules certitudes sont :

– qu’il existe une dysbiose (qui, comme vous l’aurez compris, est impossible à caractériser précisément)

– que l’intestin est enflammé

– que les défenses immunitaires sont réduites

Pour caractériser davantage le « profil du patient », il faut donc procéder à une anamnèse minutieuse (qui demande du temps et de la patience de la part du thérapeute) pour comprendre :

– le contexte d’apparition du problème

– facteurs de risque antérieurs (facteurs prédisposants)

– les événements déclencheurs (facteurs précipitants)

– les causes du maintien et de la chronification des troubles (facteurs de maintien)

– symptômes actuels

– le tableau de santé général (pathologies périphériques, thérapies…)

– mode de vie

Sur la base de ce « profilage », il est possible de mettre en ordre toutes les pièces du puzzle et comprendre les mécanismes sous-jacents du problème. Ensuite, de manière assez logique et intuitive, une stratégie (nécessairement personnalisée) peut être définie pour traiter au mieux les troubles de manière naturelle mais efficace et durable.

Si vous souhaitez approfondir le sujet vous pouvez écrire un mail à l’adresse infofrance@deakos.com.

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