Bonjour à toutes !
Après plusieurs mois d’absence, je reviens sur ce groupe ( Cystite Récidivante ) – dans lequel j’ai passé tellement de temps quand j’étais au plus mal – pour à mon tour vous annoncer que je suis rétablie !
Et pourtant je partais de loin. J’ai eu des cystites toute ma vie, mais elles ont explosé (en nombre et en intensité) quand j’ai eu 20 ans. Pendant des années je me suis retrouvée dans les témoignages les plus désespérés de ce groupe : pas de rapports sans crises horribles qui suivaient, stress permanent d’en déclencher de nouvelles, douleurs en continue même quand pas d’infections, suivi médical plus que chaotique, mental impacté +++…
Bref j’étais persuadée que ces cystites rythmeraient ma vie pour toujours.
Je vais avoir 27 ans, ça va faire un an (après 6 ans vraiment très durs) que je n’ai plus de cystites et que j’ai progressivement repris une vie normale.
Avec le recul que j’ai aujourd’hui, je réalise à quel point les causes (facteurs prédisposantes et précipitantes vous connaissez ✌🏻) étaient nombreuses et complexes. J’ai vu des dizaines de médecins mais c’est ce groupe et le blog qui m’ont permis de le comprendre et qui m’ont conduit à multiplier les recherches sur internet, les échanges avec certaines d’entre vous, les consultations et prises en charge.
Ça me semblait important de partager mon histoire pour donner un peu d’espoir (celui que je venais chercher ici quand j’étais en PLS) et les solutions qui ont fonctionné pour moi. Voilà donc ce que je retiens de ce long parcours :
- Ne pas considérer que ce sera pour la vie et continuer de tâtonner/gérer comme vous pouvez jusqu’à trouver ce qui fonctionne
- Réaliser un vrai diagnostic sur les causes + s’éduquer sur la pathologie
Pour ça je trouve que ce groupe et Deakos sont ouf. - Développez une vraie compréhension ce qui se joue quand on déclenche une crise et de comment marchent les traitements.
Demandez un rendez-vous avec Deakos pour faire le point et lisez beaucoup beaucoup sur les causes et sur les solutions (les articles du blog Cystite et Compagnie et d’autres blogs, des comptes Insta… - Trouver les bons pros et devenez actrices de votre suivi en mode binôme.
J’ai enchainé des médecins généralistes qui me disaient de « boire de l’eau » et les urologues complètement focus sur les antibios (mal choisis) et la chirurgie. Ce combo médecins pas à l’écoute et qui se succèdent (je changeais tout le temps car pas satisfaite) + conseils pourris m’a fait perdre tellement de temps!
À un moment j’ai trouvé une médecin généraliste hyper compréhensive et impliquée, qui s’est mise en mode binôme avec moi pour trouver les solutions adaptées. Elle m’a incitée à commencer un suivi en parallèle avec un infectiologue à l’hôpital, génial aussi. Tous les deux se concertaient pour le traitement. Ce sont eux qui m’ont également poussée à demander une prise en charge au CMCO (centre médico-chirurgical et obstétrique) de Strasbourg, spécialisé dans les douleurs gynéco chroniques.
Ma dream team a fini par être :
> L’infectiologue de l’hôpital qui me prescrivait les bons antibios quand j’enchaînais les crises
> Ma médecin généraliste qui me fournissait toutes les ordos d’avance dont j’avais besoin + opérait un suivi global
> Une sage-femme spécialisée pour le côté douleurs chroniques (hors cystites)
> Un gynéco du CMCO spécialisé
> Une kiné du CMCO
> Une psy + une sexologue (seulement quelques consultations mais utiles quand même)
> Moi-même pour faire des demandes claires sur mes besoins, donner mon avis sur les traitements, et mettre en application les conseils
Dans tous les cas je pense qu’un suivi pluridisciplinaire est indispensable
Réduire au max la charge mentale associée à l’anticipation des crises et aux galères de traitements
Fini les consultations en catastrophe chez les médecins de garde le week-end : une fois bien éduquée sur la pathologie et entourée de médecins à l’écoute et en confiance vis-à-vis de ma capacité à prendre des bonnes décisions, j’avais toujours sur moi :
> Une boîte avec des BU pour me rassurer (juste douleurs ou crise qui arrive ?)
> Plusieurs (et différents) antibios d’avance
> Ordos pour ECBU et pour médicaments d’avance
Ne pas se savoir démunie en cas de crise soulage ++
[Si cystites post-coïtales] Changer son rapport aux rapportsJe pourrais développer longtemps là-dessus mais être avec quelqu’un de compréhensif à 100%, apprendre à être à l’écoute de son corps, repenser sa sexualité : incontournable (et pas que si on a des cystites au passage, je regrette pas du tout les réflexes que j’ai adoptés grâce à ça même maintenant que tout va bien 😉)
Hygiène de vie, alimentation etc. etc.
Le blog et le groupe en parlent tout le temps, j’ai appliqué tous les conseils
L’aspect psychologique : ça a été dit et redit sur ce groupe aussi le lien stress/cystite et globalement problèmes psys/problèmes persos et cystites… voyez un·e psy si vous le pouvez, ça peut pas faire de mal de toute façon
Les réseaux : que ce soit ce groupe Facebook, des pages Insta, des groupes de soutien… partager et échanger m’a personnellement beaucoup aidée.
Courage, c’est pas une fatalité !!!
10 Comments
Marine
11 mars 2026Bonjour,
Merci beaucoup pour ce témoignage si encourageant. Malheureusement je me retrouve EXACTEMENT dans ces propos mais suis en pleine phase de crise depuis des mois et des mois. Je suis complément et désespérée et me dis vraiment que c’est une fatalité.
Mon histoire avec les cystites (bactérienne ou non en fonction des épisodes) remonte a mes 20 ans, soit il y a 6 ans avec une pause (merci DEAKOS) de 1 an et demi.
Mais depuis aout dernier c’est la catastrophe et le retour des douleurs. Les seuls éléments de changement à cette période sont une reprise des rapports sexuels après plusieurs mois + changement de contraception pour une pilule continue progestative.
Depuis, j’ai mal tous les jours de la semaine en plus des crises de douleurs tres tres intenses et d’épisode de cystites. Je fais pourtant tout ce qu’il faut, je prends la cure deakos depuis 2 mois, du d-mmanose, du laroxyl pour les douleurs neuropathiques, de la rééducation pelvienne depuis octobre… rien n’y fait. Chaque rapport me déclenche une cystite c’est devenu une source d’angoisse permanente qui impacte fortement mon mental et mon couple.
Je me balade toujours avec des BU pour me rassurer mais souvent elles apparaissent seulement positives aux leucocytes… je ne comprends pas ce que ça veut dire et me sens complètement perdue aux milieu des médecins qui ne savent pas m’aider à part me proposer une cure d’antibiotiques et me dire que c’est psychologique et qu’il faut etre patiente … (j’ai bien évidemment pris en charge cette partie la aussi car je sais que c’est lié mais apparement ça ne suffit pas, cela fait des années).
Ce message un peu désespérant résonnera peut etre pour certaines, je me sens dans une impasse et j’ai vu que ce groupe faisait des miracles ! Comment faire pour prendre RDV avec DEAKOS ?
J’espère pouvoir un jour témoigner de ma guérison, car je sais à quel point cela fait du bien de se sentir comprise !
Merci d’avance pour votre retour !
Mary
12 mars 2026Merci pour ce commentaire Marine et bien triste pour vous.
Les prises de rdv pour un conseil personnalisé peuvent être faites:
– par mail: infofrance@deakos.com
– sur WhatsApp: +39 328 119 9299
De tout coeur avec vous ❤
Amy
8 mars 2026Bonjour
Je commence un peu à désespérer car après ce que je pensais être une infection urinaire (envie fréquente d’uriner la nuit donc j’ai pris un monuril), les ecbu de contrôle reviennent négatifs (j’en ai fait trois) mais depuis je ressens une envie fréquente d’uriner. C’est constant et je ne sais pas à quoi ça peut être dû. J’avais aussi eu mycose + gardnarella mais c’est traité depuis.. je n’ose plus rien faire avec mon conjoint et ne pense plus qu’à ça
Mary
9 mars 2026Merci pour ce commentaire est bien triste pour vous Amy
SI vous êtes cetaine que les infections urinaires et vaginales sont résolues – ECBU et prélèvement vaginal en ordre – il convient dde rechercher l’origine de vos maux du côté des causes d’inflammation:
-> processus inflammatoires des tissus (urothélium en premier lieu) suite aux infections + thérapies
-> contracture musculaire pelvienne (hypertonicité)
-> hypersensiblité des terminaisons nerveuses
Deux conseils ici donc:
1) Mettre en place un protocole de réduction de l’inflammation comme indiquer dans cet article: https://cystiteetcompagnie.fr/2021/10/cystite-abacterienne-synthese/ avec notamment:
-> une alimentation végétarienne (le plus possible)
-> zéro alcool, tabac et irritants (café, chocolat…)
-> au moins 1.5 litres d’eau par jour
-> prise de Cistiquer (2 comprimés par jour)
2) Rencontrer rapidement une sage-femme ou kinésithérapeute spécialiste du plancher pelvien pour faire un bilan et vérifier que tout aille bien de ce côté là ou bien, en cas de dysfonctionnement, ce qu’il est possible de faire pour soulager les choses : https://cystiteetcompagnie.fr/2019/10/evaluation-du-plancher-pelvien-bilan-pelvi-perineal-pour-qui-pourquoi-comment/
De tout coeur avec vous ❤
Alice
18 septembre 2024Merci pour ce témoignage si réconfortant !
Je cherche à Strasbourg des allié.es pour me suivre dans ce processus de guérison, pourriez-vous m’indiquer les professionnel.les vers lesquel.les vous vous êtes dirigée ?
Merci infiniment !
Mary
20 septembre 2024Merci pour votre commentaire Alice et ravie de lire que cet article à pu vous remonter le moral 🙂
Notre rubrique annuaire référence les praticiens recommandés au fil des années par les membres de notre communauté: https://cystiteetcompagnie.fr/annuaire/
J’espère que vous y trouverez de « bonnes adresses ».
De tout coeur avec vous ❤
Marie Paule
16 août 2024Je reviens vers vous, Je suis menopausee et j’ai ine vaginite subatrophique et je fais des cystites recidivantes. Je prends des anbtibiotiques a long terme .Je suis allée voir une nouvelle gyneco. qui me conseille de faire de la micronutrition. Qu’en pensez vous ?
Merci
Mary
27 août 2024Merci pour ce commentaire Marie Paule
« Faire de la micronutrition » est un conseil un peu vague… Si votre gynécologue entend par-là « agir contre ces problématiques au traver sune approche naturelle basée sur la supplémentation orale adaptée » alors c’est un excellent conseil ! Si par contre il faut comprendre que « tout vient de l’intestin et c’est à ce niveau qu’il faut travailler » alors je ne partage pas cet avis.
De manière un peu plus spécifique, je me permets deux remarques ici :
1) La prise antibiotiques à long terme est une pratique (malheureusement) encore très courante mais qui a ses limites et risques. Votre problématique et la persistance des épisodes aigus malgré cette prophylaxie sont d’ailleurs la preuve de son inefficacité et du fait que cette approche vous expose à de nombreux risques d’effets indésirables pour très peu (voire pas) de bénéfices.
Sur ce point, je vous invite à lire cet article : https://cystiteetcompagnie.fr/2018/03/cystite-et-antibioprophylaxie/
2) La vaginite subatrophique qui dérive de la ménopause est une problématique locale qui devrait être affrontée, en premier lieu, avec des mesures locales ! Crèmes et gels hydratants et nourrissants pour les muqueuses, capsules vaginales de restauration des tissus, probiotiques en application locale… de nombreuses mesures peuvent être mises en place sans passer par la micronutrition et ce avec une efficacité supérieure.
Ici aussi, je vous oriente vers ces lectures:
https://cystiteetcompagnie.fr/2018/11/cystites-recidivantes-et-bonification-du-milieu-vaginal-enjeux-et-interets/
https://cystiteetcompagnie.fr/2024/06/retrouver-un-confort-intime-en-restaurant-le-trophisme-et-lhydratation-des-muqueuses/
Ces considérations étant de nature générale, si vous souhaitez un avis plus personnalisé et recevoir des conseils individualisés ainsi qu’un schéma posologique, je vous propose de prendre contact avec infofrance@deakos.com
De tout coeur avec vous ❤
Sophie
24 juin 2023Merci pour votre témoignage encourageant!
Mary
3 juillet 2023Merci pour ce commentaire et votre lecture ici 🙂