Douche vaginale : mon amie !

Bonjour à TOUTES car ce post ne s’adresse qu’aux femmes… et pour cause: nous sommes les seules à avoir un vagin 😉 .

 

J’ai pu me libérer du cercle vicieux bien connu cystite-antibiotique-mycose-infection il y a déjà quelques années (cela me parait maintenant si loin quand j’y pense) grâce à un médecin qui a pris le temps de m’écouter mais aussi de « m’éduquer » sur les bonnes/mauvaises pratiques à connaitre en cas de cystites [et compagnie] dont personne ne m’avait jamais parlé: ni les médecins, ni mes professeurs à l’école d’IDE, ni mes collègues…

 

J’habite en Italie et, ici, l’usage du bidet est une pratique quotidienne (que j’ai apprise et je peux vous assurer que ce n’a pas été sans mal lol et la douche vaginale (bien exécutée) est une manœuvre tout autant banale conseillée et recommandée par les médecins généralistes, gynécologues, urologues… dans plusieurs cas et, notamment, en cas de cystites récidivantes. On est bien loin de la situation en France où tout le monde (moi la première auparavant) hurle au scandale si on parle de douche vaginale. Une simple recherche sur internet vous donnera un aperçu de l’opinion française sur cela : « Non à la douche vaginale »; « Pourquoi il faut éviter la douche vaginale? »; « Douche vaginale: une mauvaise habitude »… Bref, c’est une véritable levée de boucliers contre ce soin intime devenu tabou et un peu « cracra » dans la tête des gens (corps médical y compris).

 

Pourtant, la douche vaginale BIEN PRATIQUEE, c’est à dire avec les bons produits et le bon matériel peut-être une solution en cas de cystites [et compagnie].

 

Alors, reprenons les choses à zéro : une douche vaginale c’est quoi ? C’est l’injection d’un liquide dans le vagin.

Je précise tout de suite que l’utilisation simple d’eau du robinet et/ou savon (même à usage intime) est à proscrire car cela va éliminer une partie des « bonnes » flores, les flores qui se trouvent dans le vagin et assurent la défense contre les agressions externes. Du coup, il y aurait un risque de développer une mycose voire une infection (ce qui est précisément ce que l’on veut combattre).

Concernant le matériel, il s’agit d’une petite canule qui s’insère dans le vagin mais pas trop profondément pour éviter de se blesser et qui doit être de préférence souple. Le liquide doit en sortir non pas par le haut (pour éviter un jet type « karcher ») mais plutôt par les côtés supérieurs de la canule.

L’idéal est d’opter pour des douches vaginales : prêtes à l’emploi pour ne pas être obligé d’ouvrir la poire avant de s’en servir et à usage unique pour éviter de réutiliser plusieurs fois la même canule (toujours pour limiter le risque d’infection).

La douche vaginale « parfaite » dans le cas de cystites post-coïtales s’effectue une fois par jour (ou un jour sur deux), juste avant ou juste après un rapport sexuel et devrait contenir:

– des probiotiques (lactobacilles) pour aider la flore vaginale

– un anti-inflammatoire pour apaiser la muqueuse vaginale

– de la N-acétylcystéine pour dissoudre un éventuel biofilm bactérien

– du D-Mannose pour lutter contre les bactéries pathogènes relâchées par le biofilm lors de dissolution

– de la lactoferrine pour couper l’herbe sous le pied des levures libérées par le biofilm et empêcher ces dernières de croitre

 

Je parle ici de Ausilium Lavanda (pour celles qui se poseraient encore la question hihihi).

 

Il me semble indispensable de préciser qu’il ne faut surtout pas utiliser une poire non adaptée (trop grande ou autre) pour éviter tout risque de blessure et que la douche vaginale est une pratique à éviter lors de la grossesse (ou seulement sur avis médical).

 

J’espère que ces conseils sans prétention pourront aider certaines.

Bon courage et bonne journée.

 

 

 

 

 

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5 réponses

  1. Soso4 dit :

    Bonjour à toutes,
    Je suis en plein début de traitement ausilium (nac et 20) pour l’instant. Je vous tiendrais au courant de la suite bien entendu.
    Par contre je me posais une question : que pensez vous du stérilet et des problèmes de cystites recidiventes ? Peut il y avoir un lien ?

     
  2. Boop dit :

    Bonsoir,

    Je suis heureuse de lire cet article. J’aimerais tant que les bidets, si décriés, existent encore en France ! étrangement, même des les plus petits logements, ils étaient une évidence il y a quelques décennies.
    Je suis un peu effrayée quant au fait d’introduire une poire au niveau intime mais je suppose qu’il faut essayer et ressentir les effets bénéfiques. Alors, je pense que je vais essayer. Une petite question : ces poires sont-elles exclusivement réservées aux femmes ayant des relations sexuelles ? Car, n’en ayant pas (et je ne m’en plains pas), ces poires présentent-elles néanmoins un intérêt ?
    Merci.

     
    • Mary dit :

      Merci pour cette question Boop 😀

      Ausilium Lavanda est un dispositif médical conçu pour une application locale (sous forme de douche vaginale) d’un complexe associant:
      – des lactobacilles vivants pour une recolonisation de la flore de Doderlein
      – de la N-acétylcystéine pour désagréger les biofilms pathogènes
      – du D-Mannose pour neutraliser les germes pathogènes
      – de la Lactoferrine pour inhiber la croissance des levures pathogènes
      – de la Morinda citrifolia pour une action anti-inflammatoire et immunostimulante
      – un pH adapté et favorable à rétablir l’équilibre du milieu vaginal

      Effectivement son utilisation est loin d’être réservée exclusivement aux femmes ayant une sexualité active. On peut conseillet son emploi :
      – Pour soigner les vaginites en cours
      – En présence de vaginites récidivantes
      – Après un traitement antibiotique (pou prévenir une éventuelle dysbiose consécutive)
      – Chez toutes les femmes ménopausées
      – En cas d’utilisation de contraceptifs oraux, d’anneaux vaginaux contraceptifs ou de dispositifs intra utérins
      – Suite aux rapports sexuels
      – Après une radiothérapie ou une chimiothérapie

       
  3. admin dit :

    Douche vaginale : mon amie ! [per il commento sotto l’articolo !]

    Re-salut la compagnie !

    Et oui j’ai encore un truc à dire : la culture c’est comme la confiture (moins on en a, plus on l’étale…). Bref, je voulais juste commenter cet article avec trois petites précisions (que j’avais déjà donné sur un forum bien connu en réponse aux questions qui m’avaient été faites) :

    Quand on m’a demandé « pourquoi faire ce lavage » j’ai répondu :
    En réalité la douche vaginale n’est pas une façon de « laver » (ce qui sous entendrait « enlever quelque chose ») mais plutôt comme une méthode pour « enrichir » l’environnement vaginal :
    * l’enrichir en lactobacilles pour soutenir la flore bactérienne et augmenter donc les défenses immunitaires naturelles
    * l’enrichir en d-mannose (l’un des constituants de la couche supérieure de la muqueuse vaginale) pour:
    – aider la muqueuse à garder son intégrité et augmenter les défenses mécaniques contre les bactéries
    – lutter contre les bactéries en saturant leurs lectines ce qui les empêche d’adhérer aux parois
    * apporter un anti-inflammatoire (naturel) qui va aider les défenses immunitaires et apaiser la muqueuse
    * apporter de la n-acétylcystéine et la lactoferrine qui vont lutter contre un éventuel biofilm bactérien et une présence fongique excessive ou anormale

    Quand on m’a demandé « qui conseille cette pratique ? » j’étais tentée de répondre que cette prise en charge était empirique [du style : « on le conseille tous »] mais en cherchant un peu (je n’ai pas eu besoin de chercher bien longtemps) j’ai trouvé de nombreux articles proposant la « lavanda vaginale » (douche vaginale en italien) comme faisant partie de la stratégie thérapeutique conseillée en cas de cystites récidivantes liée à une dysbiose vaginale à une vaginite et/ou vaginose bactérienne :
    Un article publié dans une revue médicale du 13 juin 2013 est en lecture libre sur internet 🙂 : http://www.passonieditore.it/m […] rienze.pdf
    Les auteurs (médecins de plusieurs unités d’urologie et gynécologie de l’université de Milan) ont utilisés les douches vaginales avec succès chez des patientes pour recoloniser le milieu vaginal et faire disparaitre toute présence de germes pathogènes.
    Un autre article publié dans la revue « Minerva ginecologia » conclut :
    La comorbilità tra cistiti e vaginiti recidivanti è elevata e può superare il 60% dei casi. Nelle forme di cistite recidivante si assiste alla presenza o alla formazione di un biofilm polimicrobico quasi sempre contenente Escherichia coli e presente anche a livello vaginale. I microrganismi patogeni contenuti nel biofilm sono antibiotico-resistenti e insensibili agli effettori della risposta immunitaria innata e adattativa. La saltuaria e imprevedibile riattivazione di questa riserva di batteri, a localizzazione intra- o extracellulare, giustifica la ricorrenza e la cronicizzazione di queste infezioni e impone quindi una nuova strategia terapeutica. Prevenzione e trattamento delle infezioni acute e croniche sostenute da biofilm, devono mirare a bloccare l’adesione delle cellule batteriche sulla superficie epiteliale, prevenire la crescita microbica, inibire l’espansione dei patogeni, e disgregare le matrici polisaccaridiche formate. L’utilizzo di principi attivi efficaci sui biofilm patogeni vescicali e vaginali rappresenta una frontiera preventiva e terapeutica più efficace e fisiologicamente orientata rispetto alle terapie antibiotiche, che devono essere usate in modo molto più restrittivo e mirato. In particolare, la sinergia tra D-mannosio, lattoferrina, NAC e lattobacilli, potrebbe permettere di beneficiare contemporaneamente dell’attività antiadesiva, battericida, antivirale, di inibizione dell’internalizzazione di UPEC portatore dell’antigene K. Inoltre potrebbe favorire il ripristino dell’ecosistema vaginale e del corretto pH; ostacolare la formazione del biofilm patologico, e soprattutto disgregare la membrana polimerica del biofilm maturo per rendere i batteri finalmente sensibili all’azione dei farmaci e alla risposta immunitaria. Una strategia che merita di essere esplorata in studi clinici controllati.
    🙂 et j’ai trouvé 3 autres articles, toujours rédigés par des médecins urologues et/ou gynécologues.
    Donc c’est bien une pratique VALIDEE et non empirique.

    Quand on m’a demandé « pour qui Ausilium Lavanda est indiqué » j’ai répondu :
    J’allais dire « pour tout le monde » hihi Blague à part, c’est vrai. Je veux dire par là que Ausilium Lavanda peut être utilisée quelque soit la situation puisque ce n’est pas une douche vaginale agressive. En gros, si vous n’avez rien cela ne vous fera pas de mal et si vous avez qqch cela vous aidera à coup sûr.
    En fait il y a de tout un tas d’indications ! Par exemple, je continue à en faire une après les règles histoire de chouchouter ma flore vaginale. Après les indications sont les suivantes :
    – dysbiose vaginale
    – candidose vulvaire ou vaginale
    – vaginose bactérienne
    – vaginite
    – cystites post-coïtales récidivantes

     

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