Cystite post-coïtale et désir de grossesse

Une question qui est revenue plusieurs fois ces derniers temps sur le groupe de soutien Facebook « Cystite récidivante »‘ concerne l’incidence des cystites post-coïtales et, surtout, de leurs traitements allopathiques ou alternatifs, sur la fertilité et/ou la grossesse.
Ce « topo » se propose donc de passer en revue certains points importants du sujet:
1) La cystite post-coïtale est une problématique multifactorielle qui conduit inexorablement à deux effets:
En effet, à partir du moment où il est clairement établi que c’est le rapport sexuel (entendu comme : la pénétration vaginale par le pénis) qui est le point de départ de la cystite, il est naturel d’avoir une attitude de « défense » envers ce rapport.
Malheureusement, cela va se traduire, le plus souvent, par une peur du rapport qui se manifeste au travers:
– une diminution des préliminaires en raison d’une focalisation sur la pénétration qui doit arriver;
– une contracture involontaire de la musculature pelvienne (qui peut aller jusqu’au vaginisme dans les cas les plus graves);
– une réduction de la lubrification naturelle.
Ces manifestations inconscientes provoquent une perte de la libido et engendrent des rapports sexuels douloureux (ou, à minima, désagréables) car elles jouent en défaveur de la pénétration. Cette pénétration se trouve alors accompagnée d’importants frottements sur la muqueuse vaginale qui sont l’un des principaux facteurs déclenchants de la cystite post-coïtale. Par conséquent, la cystite post-coïtale est une pathologie qui s’auto-alimente et tend à se chroniciser jusqu’à même des situations où un rapport = une cystite.
Dans ce contexte, il est évident que la conception d’un enfant devient une entreprise laborieuse puisque cela suppose une augmentation de la fréquence des rapports.
Le constat souvent évoqué sur le groupe est le suivant: les médecins (généralistes et spécialistes) n’utilisent que très peu d’options thérapeutiques face à des cystites récidivantes. Et leur « arme préférée » est l’antibiothérapie. Mais, cette stratégie thérapeutique pose de nombreux problèmes à cause de ses effets secondaires et notamment sur les flores physiologiques.
Lorsque l’on parle de fertilité, il convient justement de s’arrêter un moment sur la santé du microbiote de la femme et particulièrement sur l’intégrité de la flore intestinale. La flore intestinale est constituée de très nombreuses souches bactériennes vivantes (Lactobacilles, Escherichia coli, Streptocoques…) qui y sont présentent de façon physiologique et jouent des rôles indispensables à notre santé parmi lesquels on peut citer:
– rôle sur la digestion (fermentation) et l’absorption de certaines substances nutritives telles que les fibres, eau, vitamines;
– rôle sur la motilité intestinale (vitesse du transit);
– rôle de « barrière » immunitaire pour empêcher le passage dans le sang de germes pathogènes;
– rôle de synthèse (fabrication) de certaines substances comme certaines vitamines du groupe B par exemple.
Une altération de la flore intestinale (dysbiose) va donc inévitablement conduire à une réduction de ces fonctions. Dans les cas les plus extrêmes, on peut même constater des carences en certaines vitamines à cause d’un microbiote intestinal totalement détruit. Hors, on sait que la statut nutritionnel et immunitaire sont des éléments qui peuvent influencer positivement ou négativement la fertilité (ovulation et nidation principalement).
La prise d’antibiotiques étant un facteur prédisposant à la dysbiose intestinale, il est donc raisonnable de supposer que si cette pratique est chronique elle peut influer la fertilité. A la lumière de cette conclusion, l’antibiothérapie répétitive et aspécifique ne semble plus du tout une prise en charge correcte pour une femme souffrant de cystites post-coïtales et désirant avoir un enfant. De plus, la restauration du microbiote intestinal fonctionnel et physiologique devrait être une priorité dans le cadre d’un désir de grossesse.

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2) L’utilisation de Ausilium Crema au moment des rapports sexuels est à la fois une excellente façon de prévenir la survenue d’une cystite post-coïtale et de favoriser la fertilité:
-> Parce que son action lubrifiante va faciliter la pénétration et éliminer les douleurs liées aux frottements excessifs.
-> Parce que la Morinda citrifolia qu’elle contient va apaiser la muqueuse vaginale empêchant toute irritation ou sensation de « cuisson » après le rapport.
-> Parce que le D-mannose qu’elle contient va lier les germes uropathogènes et s’opposer à leur adhésion dans la vessie.
-> Parce que le simple fait de prendre conscience que le rapport ne sera pas douloureux ni source d’une nouvelle cystite permet de se détendre et de « l’affronter » plus sereinement.
-> Parce qu’à partir du moment où les rapports redeviennent sereins leur fréquence peut augmenter sans causer de stress ou de peur.
Il est à noté que ce produit est indiqué également pendant la grossesse.
3) L’utilisation de Ausilium NAC peut être recommandée pour le partenaire pour plusieurs raisons :
->Parce que la N-acétylcystéine qu’il contient est un fluidifiant sur les sécrétions prostatiques ce qui augmente la présence, concentration et motilité des spermatozoïdes.
-> Parce que le D-mannose qu’il contient garanti une « innocuité » du partenaire en ce sens que ce dernier ne peut pas être vecteur de germes uropathogènes.
Ce dernier point est intéressant tant sur le plan scientifique que sur l’aspect psychologique de l’approche du rapport.
4) Enfin, un point qui me semble essentiel lorsque l’on parle de cystite post-coïtale et fertilité est la prise de conscience que tout est mis en œuvre.
J’entends par là une espèce de « check-list » mentale qui pourrait ressembler à:
-> « j’ai pris de pro biotiques pour la flore intestinale et du D-mannose pour une prophylaxie quotidienne »
-> « le rapport va être agréable, inutile de presser les préliminaires, autant en profiter »
-> « on a de la crème lubrifiante à disposition »
-> « il a pris Ausilium NAC ce matin »
-> « j’ai du D-mannose à disposition pour une prise prophylactique après le rapport »
-> « je pourrais tranquillement aller faire pipi et faire une petite toilette intime après le rapport »
-> « j’ai de l’eau à disposition pour boire »
Ces éléments de « réconfort » sont de petites « béquilles » qui permettent d’aborder les rapports da façon sereine et d’en augmenter la fréquence à souhait.
 

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