Urétrite féminine (mais ces messieurs peuvent aussi lire)

Salut la compagnie !

Ce week-end j’ai un peu fouillé dans mes tiroirs, convaincue d’avoir déjà écrit sur le sujet, et j’ai exhumé un topic (écrit pour un forum grand public hihihi) sur l’urétrite. Du coup, tadam : voici un article écolo (« recyclé » lol) sur l’urétrite de la femme, souvent confondue avec la cystite abactérienne.

Donc pour reprendre le sujet de départ : ma petit prose répondait à un sujet où il était question « d’inflammation urinaire sans infection » chez une femme, suite à des cystites bactériennes chroniques. Je voulais vraiment répondre pour deux raisons :

– ce que l’auteure décrivait est typique d’une problématique commune à de nombreuses femmes souffrant de cystites récidivantes (et dont j’ai fait partie pendant de longues années) et, pourtant, c’est une situation que le corps médical a du mal à affronter et résoudre :-(

– il est tout à fait possible de résoudre cela grâce à des mesures simples mais très méconnue :-D

De quoi s’agit-il?

Dans mon expérience (comme dans celle de l’auteure de ce topic) voici comment cela s’est passé:

Pendant des mois / années j’ai enchainé cystites et traitements antibiotiques. Mes cystites (en tout cas au début) étaient toujours liées à des infections urinaires (= ECBU positifs). Mais les antibiotiques étaient peu ou pas efficaces et la récidive pointait régulièrement le bout de son nez. De plus, les traitements étaient souvent accompagnés de leurs effets indésirables : mycoses, irritations, troubles digestifs, fatigue, baisse des défenses immunitaires… Je suis aujourd’hui convaincue que cela contribuait même à la récidive de mes cystites pfff….

Après environ 3/4 ans de tribulations (visites médicales à gogo, examens en tout genre, heures de cours puis journée de travail perdues, beaucoup d’argent jeté par la fenêtre etc.) j’ai commencé à ressentir comme une gêne quasi permanente au niveau du bas ventre. Au début c’était une sensation « sourde » dont je ne me rendais même pas toujours compte et dont j’avais même du mal à identifier l’origine. Mais plus le temps passait, plus cette gêne, devenue des picotements, était présente et localisée « au fond de la vessie » (celles qui ont cela comprendront) et dans l’urètre. Au bout de quelques mois (je ne saurais même pas dire avec précision combien de temps il a fallu) c’est devenu une véritable sensation de brulure, similaire à celle ressentie lors des cystites mais à la fois très différente : je n’avais pas mal quand j’urinais ! C’était même le contraire : uriner me soulageait ! Et dès que la miction était terminée la douleur reprenait et augmentait graduellement jusqu’à la miction suivante. Au point que j’allais aux toilettes de plus en plus fréquemment et sans en avoir envie juste pour « reseter » la douleur. Mon médecin et les deux urologues que je consultais à l’époque (un à l’hôpital et un en ville) n’arrivaient pas à m’expliquer ce qui m’arrivait. Les ECBU revenaient tous négatifs, du coup on parlait d’inflammation (ou irritation) mais pas d’infection. Un urologue a parlé de cystite interstitielle, un autre de problème d’ordre psychologique (sympa quand on souffre!!).

Finalement, à force de chercher, j’ai trouvé des éléments de réponse dans la littérature médicale anglo-saxonne. Il s’agissait « tout simplement » d’une urétrite bactérienne.

Chez une femme, ce diagnostic est souvent exclu pour des raisons anatomiques évidentes: l’urètre est très court. Mais un organe, aussi petit soit-il, peut quand même être malade les amis !!

En effet, on suppose que les bactéries responsables de cystites ne peuvent pas « nider » dans l’urètre féminin car elles n’y restent pas suffisamment longtemps pour pouvoir « s’accrocher ». C’est sans doute vrai pour une femme qui fait une infection urinaire dans toute sa vie. Mais quand on fait 12 à 15 par an c’est une autre paire de manches!! Dans un cas comme celui-là, l’adhésion des bactéries pathogènes sur la paroi de l’urètre est favorisée par deux mécanismes:

– une fréquence de contact entre paroi et bactéries qui augmente énormément

– une « qualité » et « résistance » de la paroi de l’urètre qui est diminuée à cause des infections chroniques et des traitements antibiotiques qui, en tuant les germes pathogènes, provoquent une grande productions de toxines (relâchées par les bactéries au moment de leur destruction) qui ont un effet « abrasif » (ce n’est pas très scientifique dit comme ça mais c’est l’idée) sur les muqueuses vésicale et urétrale

Et les ECBU négatifs me direz-vous ??  Et bien c’est simple : pour faire un prélèvement d’urines on écarte le premier jet ! Et c’est précisément celui-ci qui peut contenir les bactéries provenant de l’urètre. De plus, la capacité des bactéries pathogènes à créer un biofilm les rend parfois « invisibles » aux analyses de laboratoire.

Que faire contre une urétrite bactérienne chez la femme ?

FBI = Fausse bonne idée

En bonne infirmière que je suis, une fois cette hypothèse de diagnostic en main, j’ai couru chez mon médecin réclamer un antibiotique, puis un autre, puis un traitement plus long etc. Toujours de joyeux effets indésirables mais des résultats très peu probants sur mes maux (sans parler des cystites qui continuaient de s’enchainer).

Je n’ai pas trouvé d’explications « scientifiques » au fait qu’un antibiotique pourtant conçu pour lutter contre les infections urinaires n’arrive pas à agir au niveau urétral. Je suppose que cela vient du fait de l’urètre est vascularisé d’une certaine façon qui « freine » de quelques façon l’arrivée de l’antibiotique dans cette zone. Cette explication ne me satisfait pas mais, pour l’instant je n’ai rien de mieux.

Ce n’est que des années plus tard que j’ai trouvé des solutions, lorsque j’ai commencé à me renseigner sur les forums italiens (je suis mariée à un italien). Voici donc quelques conseils que j’ai suivi et qui m’ont bien réussi ! :) :)

Urétrite = éteindre le feu

1er: arrêter ou modérer les antibiotiques

Lorsqu’on est une femme et qu’on arrive au point d’avoir une infection bactérienne localisée uniquement dans l’urètre c’est, en général, qu’on fait des infections urinaires ou vaginales fréquentes. Les antibiotiques dans ce cas-là ne sont plus une solution fiable car ils entrainent une résistance toujours plus importante des germes en cause et amenuisent les défenses immunitaires du fait de leurs effets secondaires sur les flores physiologiques du corps.

De plus, les antibiotiques sont totalement inefficaces sur les biofilms bactériens. Lesquels sont présents dans plus de 60% des cas et, probablement, encore plus fréquemment en cas d’urétrite.

2ème: limiter les sources d’irritation de l’urètre autres que les bactéries

Pour cela « THE » conseil c’est ALCALINISER les urines. Donc: au placard les jus de cranberry et autres canneberge et busserole qui acidifient fortement les urines et les rendent plus « piquantes » ou « brulantes » si l’on veut. Il est aussi fortement conseillé de limiter les produits animaux : viandes (rouges et blanches), charcuteries, poissons et fruits de mer, laitages et fromages; ainsi que les alcools et les aliments ayant subi un processus de fermentation (pain, pizza…).

Et puis on chouchoute son méat urinaire en évitant les frottements : lubrifiant pour les rapports (en évitant le missionnaire), vêtements amples, pas de vélo ou de cheval…

3ème: se débarrasser du biofilm bactérien et des bactéries pathogènes

Pour cela, il faut mettre en contact le biofilm avec de la N-acétylcystéine (NAC) pour le « dissoudre ». Et, mettre en contact les bactéries pathogènes relâchées par le biofilm et du D-mannose pour qu’ils se lient ensemble et que le « complexe D-Mannose/bactéries » formé soit éliminé avec le flux urinaires

Si les mécanismes exacts de fonctionnement vous intéressent, tout est expliqué ici  :-)

Sauf que, « mettre en contact » des substances contenues dans l’urine avec des bactéries présentent dans l’urètre c’est plus facile à dire qu’à faire ! En effet, le temps moyen d’une miction n’est que de quelques secondes. Cette durée est donc insuffisante pour obtenir les effets bénéfiques recherchés.

4ème: la méthode MIM

=> C’est par ici les amis  ;-)

 

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4 réponses

  1. Olga dit :

    Bonjour
    Je mis attentivement votre site depuis plusieurs semaines, mille mercis pour vos articles et votre aide !!!

    J’ai la quarantaine, et j’ai depuis au moins 10 ans des épisodes de cystite sans bactérie, mais plutôt léger et qui duraient maximum 1 semaine. J’avais remarqué que le port de pantalons serrés et les rapports (aussi ceux sans coit) pouvaient en provoquer.

    Mais depuis 1 an, les épisodes durent plus longtemps et sont plus intenses. Actuellement, cela fait 2 mois….
    J’ai consulté un urologue qui m’a prescrit un antispasmodique pour l’urètre et de la bruyère. J’avais en effet de grosses douleurs à l’urètre.
    Je fais aussi des séances chez le kine pour détendre le plancher pelvien. Cela va déjà mieux.

    J’ai, supprimé les aliments très acides et j’ai l’impression aussi qu’il y a du mieux.

    Un autre kine m’a manipulé car j’avais des douleurs au niveau de la cuisse qui irradiaient et qui venait du nerf pubendal. Je dois y retourner car j’ai encore des douleurs (moins depuis la manipulation).

    Donc pour résumer, et après bien lu vos articles, j’ai l’impression d’avoir une uretrite (je n’ai pourtant eu qu au maximum 5 cystite avec des germes dans ma vie). Et aussi avoir le nerf pubendal qui est compressé et irradie.

    Pensez vous qu’une cure d asilium serait profitable ou il vaut mieux être sûr des causes ?
    Que feriez vous à ma place ?

    Merci d’avance pour votre réponse…. Et du temps que vous y passerez si vous le pouvez.

     
  2. Ju dit :

    Je suis concernée par ce problème depuis bientôt deux ans. J’avais des douleurs au quotidien (vessie urètre). Grâce aux produits Deakos, j’ai pu soigner mes douleurs vésicales. Mais mon urètre continuait à me faire souffrir, notamment le soir au moment d’aller me coucher.
    Depuis quelques semaines je pratique la méthode MIM (grâce aux mails des conseillers Deakos qui sont très à l’écoute) sincèrement les résultats sont déjà là : je peux compter sur les doigts de la main les douleurs que j’ai eues ce mois-ci et je vais me coucher sans souffrances ces dernières semaines ! Il faudra certainement encore du temps et des efforts pour régler mes problèmes d’infections urinaires mais ne plus souffrir c’est déjà énorme ! Alors lancez-vous :) Je dis ça car j’ai hésité à pratiquer cette méthode (j’avais déjà lu ce conseil dans un article de Gigi mais je ne m’étais pas lancée) pour différentes raisons, je ne trouvais pas ça pratique et j’avais peur d’avoir mal davantage. Il est vrai que ça peut être parfois désagréable ou douloureux sur l’instant mais personnellement une fois la miction terminée je sens tout de suite les bienfaits !
    Courage à toutes et à tous et merci Gigi pour cet article :D

     
    • Mary dit :

      Un grand merci pour ce commentaire Ju et pour votre feed-back :-)
      Ravie que votre apprpche et vos efforts soient récompensés et de tout coeur avec vous pour la suite <3

       
  3. Verolmb dit :

    Les deux nouveaux articles qui concernent également ces messieurs me paraissent complémentaires, complets et très intéressants. Bravo pour votre travail

     

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