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Cystite et ménopause : don’t panic !

Salut la Compagnie !
Aujourd’hui je suis avec Mary, ma cop’s (hihihi). On a fait un peu le point sur les articles du blog et, surtout sur la moooooontagne de boulot en retard (mea culpa) et d’informations qui manquent encore dans notre “petit monde adoré” de la cystite [et compagnie].
Et du coup tadam ! Un nouvel article tout beau, tout chaud sur la cystite (post-coïtale ou non) liée à la ménopause et écrit par les bons soins de Mary. Il vient compléter la “saga” à propos du lien entre cystite et hormones et entre cystite et “ragnagna” (LOL).
Lorsque la cystite fait son apparition dans un contexte de pré-ménopause ou ménopause et devient récidivante, il est utile de prendre en compte l’ensemble des facteurs prédisposants et précipitants qui peuvent en être la cause.

1. La perte de trophisme des muqueuses
La pré-ménopause et la ménopause sont caractérisées, principalement, par une réduction progressive de la production d’hormones sexuelles (dont les œstrogènes), lesquelles jouent de nombreux rôles dans le corps. En particulier, ces hormones ont une action « pro-trophique » qui permet de soutenir l’hydratation, l’élasticité et le trophisme (entendu comme intégrité de la paroi et “épaisseur” de celle-ci) des muqueuses vaginale mais aussi, dans une moindre mesure, urothéliale.
Avec leur disparition graduelle, ces muqueuses se trouvent fragilisées. Cette fragilité se manifeste au travers :

  • Une réduction de l’élasticité de la muqueuse vaginale qui entraine une diminution de l’espace séparant l’entrée du vagin du méat urinaire. Ces modifications facilitant le passage des germes par remontée.
  • Une sensibilité accrue de la vulve et du vagin face aux irritations provenant des frottements mécaniques (en particulier lors des rapports sexuels) comme environnementaux (sous-vêtements en matières synthétiques, vêtements serrés, contact avec l’eau, le sable, les soins de toilette intime, le linge de maison…), qui peut conduire à la formation de microlésions vaginales et à une inflammation (vaginite) chronique. Ces modifications facilitant le passage des germes tant par remontée que par migration du milieu vaginal vers la vessie.
  • Une plus grande fragilité de l’urothélium face aux agressions que sont le pH urinaire acide (réaction amplifiée en cas de consommation d’alcool, manque d’hydratation, mictions insuffisantes, ou alimentation déséquilibrée) ou une présence bactérienne faible (lorsque la numération ne dépasse pas le seuil de significativité). Ces modifications facilitant l’instauration d’un épisode aigu là où, auparavant, la réponse immunitaire et l’intégrité de la muqueuse auraient suffi à contenir la situation et la conserver comme asymptomatique.

2. La raréfaction de la flore de Döderlein-> réduction des défenses immunitaires locales
Rappelons ici que la flore de Döderlein constitue un premier “rempart” immunitaire, facteur de protection de l’ensemble de la sphère uro-génitale, contre les infections bactériennes comme fongiques. La prolifération de l’équilibre de cette flore dépend de nombreux facteurs parmi lesquels les œstrogènes jouent un rôle “pro-trophique” significatif. Leur réduction entraine donc inévitablement une raréfaction de cette “bonne” flore avec, par ricochet, une perte partielle de l’immunité locale. Ces modifications facilitant la dysbiose vaginale (mycoses et vaginoses bactériennes) et les infections urinaires.

3. Une possible migration bactérienne en provenance de l’intestin
Les modifications hormonales évoquées plus haut ont également une répercussion sur l’appareil digestif qui trouve la motilité réduite. Cette réduction des micro-contractions physiologiques du tube digestif (intestins en particulier) a pour conséquence, entre autre, un ralentissement général du transit avec, chez certains sujets, le développement d’une alternance constipation/transit régulier/diarrhées. Ces changements entrainent une variation de la composition du microbiote intestinal au profit d’une plus importante flore de putréfaction et, parfois, prédiposant le terrain à une porosité de l’intestin. Ces modifications facilitant la migration des germes commensaux intestinaux vers les organes se trouvant à proximité (vagin et vessie).

4. Les répercussions délétères des thérapies antibiotiques répétées
En parallèle de l’ensemble des évènements et modifications physiologiques décrites ci-dessus, les épisodes aigus de cystites bactériennes sont habituellement pris en charge par le biais d’une antibiothérapie, parfois prophylactique et souvent non spécifique (usage impropre de la monodose au détriment d’une thérapie plus ciblée et tenant compte du germe en cause et du résultat de l’antibiogramme). Cette approche, en raison de ses nombreux effets secondaires, s’incluant souvent dans la problématique elle-même et devant un facteur de maintien des la récurrence des épisodes aigus.

5. La possible co-infection du partenaire
Lorsque l’équilibre du milieu vaginal (flore + muqueuse) est altéré, il est fréquent que des germes potentiellement uropathogènes prolifèrent en quantités plus importantes. Cette présence bactérienne anormalement élevée peut, lors des rapports sexuels, être transférée au partenaire qui deviendra alors le “réservoir” de l’infection, re-contaminant la partenaire de manière régulière et donnant l’impression que la cystite est de nature post-coïtale. Il est ici important de préciser que, chez l’homme, la présence bactérienne dans les voies urinaires basses (urètre, vessie) et dans la prostate tend souvent à se chroniciser et adopte une symptomatologie « sourde » que l’on peut facilement confondre avec l’hypertrophie prostatique bégnine et donc négliger, ce qui retarde d’autant la correcte prise en charge. Lorsque la cystite post-coïtale devient chronique, il est donc plus qu’opportun d’exclure toute possible implication du partenaire dans l’intérêt des deux ! ECBU + spermoculture et prélèvement urétral sont les examens de routine qu’il conviendrait de faire.

6. La présence d’un biofilm
Comme dit précédemment, la ménopause est une période délicate au cours de laquelle de nombreux facteurs favorisent et soutiennent l’instauration de cystites récidivantes. Il est utile ici de préciser que, dans plus de 80% des cas, la mise en place d’une récurrence de ce type de problématique infectieuse est soutenue par la présence d’un biofilm pathogène : matrice polysaccharidique permettant aux germes de s’isoler des défenses immunitaires naturelles et des thérapies antibiotiques et favorisant donc leur persistance dans les voies urinaires, résistance face aux traitements conventionnels et une récidivité et chronicisation accrue de la problématique (épisodes aigus de plus en plus fréquents et symptomatologie sourde permanente).

Ouf ! Merci Mary de nous illuminer avec ta prose hihihi
Bon, du coup on a bien compris que la cystite [et compagnie] durant la ménopause c’est pas cool.

Mais alors on fait quoi ?!
Et bien “tout simplement” on s’occupe, point par point, de chacun des facteurs qui aide la cystite [et compagnie] à poser ses valises chez nous pour s’en débarrasser totalement et définitivement. Donc :

On aide le “terrain” à rester en forme 😉 C’est-à-dire qu’on va essayer de faire le job des hormones sans hormones, mais avec :

On “muscle” aussi notre petit microbiote intestinal adoré avec des bons probiotiques associés à des prébiotiques s’il vous plait histoire d’avoir plus de chance que les bonnes bactéries survivent et s’installent confortablement dans nos intestins.
Ah et puis on évite d’être constipée (oui oui je sais plus facile à dire qu’à faire, j’en connais qqch mais c’est tout de même la base hein).

On fait dépister Mr même s’il n’a pas envie et que le médecin lève les yeux au ciel en disant « Mais vous savez Madame, la cystite n’est pas une maladie sexuellement transmissible » (ah bon, vous m’en direz tant?!). ECBU + spermoculture + prélèvement urétral sont les examens recommandés. Psst : vous pouvez lui dire que c’est mieux que le toucher rectal pour sa prostate (en général cet argument fait mouche hihihi) 😉

Si Mr est un irrésistible Gaulois ou que les analyses ne peuvent pas se faire pour une raison X, on lui donne un peu de Ausilium tous les jours histoire de prévenir.

On fait déguerpir le biofilm !

Et puis, mon chouchou, on fait une bonne prévention avec du D-Mannose et les mesures de rigueur au moment des câlins.

Encore un article “fleuve” mais c’est pour la bonne cause… A bientôt la compagnie !!

GiGi

Ex-cystiteuse et professionnelle de santé !

16 Comments

  • AHPAR
    24 février 2024

    Bonjour à tous …
    Avant toutes choses je tenais VRAIMENT à vous remercier infiniment pour la qualité incroyable de votre site. En effet, non seulement c’est complet, hautement documenté, pluridisciplinaire et transversal mais surtout fait avec beaucoup de sensibilité et bienveillance.
    Bref, vous devriez être remboursé par la sécurité sociale: )
    Je fais tourner au maximum votre site pour que toutes les copines qui souffrent de ce genre de joyeusetés profitent de vos lumières !.
    Bon … égoistement je vais aborder mon cas qui n’est pas très original voire assez banal.
    Je crois avoir lu à peu près tous vos articles 🙂 Je m’apprête à commander les produits sur le site DEAKOS mais pour éviter de dévaliser toute leur boutique je voulais m’assurer de faire les bons choix.
    Bref, voilà le tableau: ménapausée depuis 15 ans (à l’âge de 42 ans et oui !) … j’ai été assez ennuyée entre 18 et 30 ans par des cystites à répétition, soignées comme d’hab par des antibiotiques … hahaha. Et puis ensuite une période de soins en phytothérapie avec des huiles essentielles … bref ça s’est nettement amélioré, disons beaucoup moins d’épisodes de récidives. Je précise que je rentrai totalement dans le profil des cystites post coitales.
    Rebref, aujourd’hui, je suis dans les joies de l’atrophie vaginale qui m’empêche carrément tout rapport ( trop chouette la vie!) … je fais de la rééducation ostéopathique + récemment injection d’acide hyaluronique pour réhydrater la muqueuse vaginale. Disons que j’essaye de me donner tous les chances de retrouver une vie intime normale et de ne pas rentrer tout de suite au couvent.
    Après des séances de manipulations ostéopathiques locales, j’ai eu en décembre dernier un épisode de cystite avec un ECBU qui montrait donc une méga infection bactérienne … Je vous la fait courte j’ai mis plus de 6 semaines à en venir à bout . J’ai tenté de lutter avec de la canneberge et des complexes d’huiles essentielles mais à mon avis je ne devais pas être suffisamment dosée.
    De guerre lasse je suis donc passée aux antibios Monuril puis Furadantine puis Bactrim … Je ne comprenais pas pourquoi Monuril n’avait pas fonctionné (avant c’était plutôt systématiquement efficace pour moi) C’est parce que j’ai insisté auprès du labo de chercher TOUS les germes qu’ils se sont aperçu qu’en plus de notre copain Escherichia il y avait également du Klebsellia dans les urines. D’où la résistance sur certains antibios.
    Aujourd’hui je n’ai plus d’infection apparemment … en tout cas plus de symptômes douloureux depuis le 1er janvier (Vive 2024!). Même si par moment j’ai l’impression que ça pourrait quand même se redéclencher … mais bon ce n’est pas le cas. J’ai fait un ECBU de contrôle il y a un mois … (Leucocyturie à 5000 quand même) … J’ai pris en prévention du Femmanose et des gélules complexe urinaire … Mais je voudrais maintenant avoir un protocole très adapté avec des produits de qualité pour être au mieux d’une prévention intelligente. D’où ce long mail (qui j’espère ne vous saoule pas trop !)
    Quels produits me conseillez vous pour parer à tous ces désagréments ?
    A quelle dose et quel rythme prendre du Dmannose … Et surtout pendant combien de temps sans que cela soit problématique.
    Qu’y a t’il de prioritaire à faire pour toute cette histoire d’atrophie vaginale ? Quels produits prioritaire et surtout à quel rythme ?
    Merci encore 1000 fois pour vos conseils.
    Avec les copines, pour vous remercier, on pense à vous dresser une statue en or massif à l’entrée de votre ville de naissance !
    Sur ce bon week-end à toutes et ne perdez pas confiance 🙂

    Reply
    • Mary
      26 février 2024

      Un grand grand grand merci pour votre commentaire AHPAR 🙂
      Vos compliments (sans doute excessifs) sont vraiment agréables à recevoir; mais la véritable satisfaction est d’avoir une confirmation de l’utilité du blog pour vous (et vos amies) ce qui était notre objectif premier lors de sa création initiale. En effet, nous sommes convaincus qu’il est possible de lutter efficacement contre une problématique chronique ou récidivante si cette problématique est connue et comprise dans sa nature et ses mécanismes.

      Dans votre cas particulier, il semble donc que la cystite bactérienne de décembre dernier soit le fruit de:
      – nombreux antécédents infectieux et thérapies antibiotiques avec donc probablement une présence de biofilms pathogènes vésicaux et un microbiote intestinal altéré
      – la ménopause et ses effets sur les muqueuses (sécheresse et atrophie) mais aussi sur la flore (sans doute raréfaction ou disparition des Lactobacilles de Döderlein) et donc, par conséquence, réduction de la compétence immunitaire de la sphère uro-génitale
      – les manoeuvres ostéopathiques qui favorisent migrations comme remontées bactériennes dans ce contexte de carence immunitaire

      Tandis que les symptomes résiduels actuels sont, eux, à mettre en relation avec:
      – la persistance très probable des biofilms pathogènes
      – l’inflammation urothéliale déclenchée par l’infection et les multiples antibiothérapies
      – la “fragilité” des muqueuses en raison de la ménopause et de cette atrophie*

      *atrophie qui concerne sûrement autant la paroi vésicale que celle du vagin…

      Sur la question de la prise en charge / prévention à l’heure actuelle avant tout deux remarques:
      1) La canneberge serait, dans un cas comme le vôtre, totalement déconseillée -> je vous laisse consulter cet article pour comprendre pourquoi : https://cystiteetcompagnie.fr/2018/03/cranberry-faux-ami-de-cystiteuse/
      2) Quelque soit le produit choisit, chaque prise de D-Mannose devrait être de 1g (et non 2g comme c’est le cas dans le produit mentionné) -> un autre article de référence pour approfondir ce point: https://cystiteetcompagnie.fr/2018/03/d-mannose-stop-aux-encheres/

      Sur la question de la construction d’une stratégie personnalisée avec les “outils” proposés par Deakos:
      Comme vous l’avez parfaitement compris, s’occuper de l’appareil urinaire sans tenir compte de la sphère vulvo-vaginal serait pour vous une approche partielle qui n’apporterait que peu de résultats sur le long terme. Il est donc fondamental d’envisager votre démarche autour de plusieurs objectifs, à mener de front (et non en séquence):
      1. Restaurer hydratation et trophisme des muqueuses**
      2. Recoloniser le milieu vulvo-vaginal avec une flore équilibrée
      3. Maintenir un pH vaginal physiologique (car ce paramètre permet de soutenir la croissance de la flore tout comme le maintien de l’hydratation des muqueuses)
      4. Eliminer biofilms et colonies bactériennes pathogènes des voies urinaires
      5. Soutenir la réépithélisation de la paroi vésicale et réduire son inflammation
      NB. Le prolongement de votre approche ostéopathique est également un “plus” pour votre santé pelvi-périnéale 😉

      De manière concrète, ces objectifs peuvent se traduire sous la forme d’une sélection de produits adaptés :
      1. Ausilium Crema, Xerem et Ausilium Venus
      2. Ausilium Lavanda et Ausilium Flora
      3. Ausilium Lavanda
      4. Ausilium NAC et Ausilium Forte
      5. Cistiquer
      Comme toujours dans les commentaires de ce blog, plutôt que de vous fournir un schéma posologique complet (dosages quotidiens et durée de prise), je préfère vous renvoyer vers le bureau (infofrance@deakos.com) pour parfaire le conseil individualisé.

      **Un note enfin pour préciser que si l’atrophie vaginale est arrivée à un tel stade que même la pénétration n’est plus possible, il sera sans doute pertinent et indispensable d’aborder ce point avec une approche pluridiscplinaire et en multipliant les démarches: pharmacopée (à voir avec votre gynécologique), acide hyaluronique, laser, crèmes hydratantes, compléments alimentaires… sont autant de méthodes possibles et qui peuvent être associées dans le cadre d’un parcours de soins cohérent et bénéfique.

      Espérant que ma réponse vous soit utile et à la hauteur de vos attentes (vos compliments m’avaient quand même un peu mis la pression ^^), de tout coeur avec vous ❤

      Reply
  • Lucie
    17 octobre 2022

    Bonjour Mary, suite à l’arrêt d’hormones bio identique et à une hystérectomie totale (cancer endomètre stade 1 ), il y a 1 an, ma vessie me fait mal et je ressens des brûlures à l’urètre après avoir uriné. Le tout a commencé 8 mois après avoir arrêté les hormones. Pas d’infections urinaires et pas de sexualité avec pénétration vaginale. Je n’ai pas de fréquence ni d’urgence urinaire. J’urine 1 ou 2 fois par nuit. Que pensez-vous des instillations à acide hyaluronique? L’urologue m’a aussi parlé de recommencer à reprendre des hormones dans 18 mois. Y-a-t-il des produits qui seraient bons pour moi. J’ai l’intestin irritable et du reflux occasionnel. Merci. J’attends votre réponse. J’oubliais, j’ai 60 ans, ménopausée de puis 8 ans

    Reply
    • Mary
      20 octobre 2022

      Merci pour ce commentaire Lucie et bien triste pour vous…

      Votre message mentionne des troubles visibilement indépendants les uns des autres:

      -> Des troubles digestifs sur lesquels je ne m’étendrai pas ici et me permets de simples renvois vers des lectures ou ressources utiles:
      – Syndrome de l’intestin irritable
      https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2022/07/06/syndrome-de-lintestin-irritable-definition-simple/
      https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2022/05/11/dysbiose-digestive-syndrome-de-lintestin-irritable-et-hyper-permeabilite-intestinale-le-retour-a-lequilibre/
      – Reflux gastro-oesophagien
      https://www.facebook.com/profile.php?id=100083174174697

      -> Des troubles urinaires et mictionnels
      La situation que vous décrivez ici est strictement abactérienne (inflammatoire donc) et, semble-t-il, corrélée à une chute brutale du taux d’oestrogènes (dans un contexte d’arrêt de la thérapie hormonale substitutive). L’apparition de gênes ou douleurs dans de telles circonstances est donc une conséquence directe de cette interruption du soutien de la stimulation oestrogénique qui implique en particulier:
      – une réduction de l’hydratation et du trophisme des muqueuses vulvo-vaginales
      – une perte d’épithélisation de la paroi urothéliale*
      – une raréfaction de la flore de Döderlein
      Trois facteurs de risque de développer un syndrome génito-urinaire: https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2022/05/06/syndrome-genito-urinaire-chez-la-femme-menopausee/

      *Précisions ici qu’un urothélium perdant son épithélisation devient donc plus fin, moins souple et plus fragile (comme si la paroi de la vessie se rigidifiait). Ceci comporte une capacité vésicale réduite avec des mictions plus fréquentes (vous mentionnez 2 mictions nocturnes) et l’apparition de douleurs ou gênes lors du remplissage de la vessie et à la miction. Cette symptomatologie existe en réponse à l’irritation générée par la distension de la muqueuse qui accueille l’urine qui, lorsqu’elle est chronique, devient une véritable inflammation du tissu.

      Face à une problématique similaire, les instillations intra-vésicales d’acide hyaluronique sont en effet une option thérapeutique utile et indiquée car ces manoeuvres consistent précisément à redonner à la paroi de la vessie les éléments nécessaire pour se “reconstituer” et retrouver épaisseur et souplesse.
      Il convient de préciser, en revanche, que les instillations présentent des inconvénients:
      – la manoeuvre constitue un facteur de risque de développer des IU opportunistes (introduction d’une sonde intra-vésicale pour chaque instillation)
      – ne pouvant être pratiquée à domicile, chaque instillation oblige le patient à se déplacer au cabinet du spécialiste
      – le coût
      – l’efficacité de cette supplémentation locale dépend du contexte de la prise en charge globale*

      *En l’occurrence pour vous, si les instillations ne sont pas associées à des mesures co-adjuvantes permettant de:
      – réduire les processus inflammatoires
      – soutenir la microcirculation
      – soutenir la réépithélisation urothéliale,
      étant donnée l’impossibilité de prendre des hormones actuellement, elles seront sans doute peu optimisées en terme d’efficacité.

      Dans un cas comme celui-ci, on conseillera donc :
      – Cistiquer (2/jour) : https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2020/03/25/differences-entre-cistiquer-et-alaquer/
      – Pealen (2/j): https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2021/06/11/palmitoiletanodamide-pea-pour-les-amis/
      – Ausilium Crema (1/j): https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2022/05/19/secheresse-et-atrophie-vaginale-les-combattre-pour-chasser-la-cystite/
      – des probiotiques tels que Ausilium Flora (1 à 2 / jour): https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2022/02/04/ausilium-flora-se-presente/
      comme approche naturelle de vos troubles (seule ou en association aux instillations).

      De tout coeur avec vous ❤

      Reply
      • Lucie
        23 octobre 2022

        Merci beaucoup Mary, je vais commander les suppléments conseillés. J’ai eu un premier traitement de lazer vaginal à la recommandation de l’urologue. J’ai peut-être eu une petite infection urinaire à la suite, je prend présentement du d- mannose et ça va beaucoup mieux. J’ai aussi diminué les aliments contenant de l’histamine. À voir…. Merci de votre commentaire ❤️

        Reply
        • Mary
          24 octobre 2022

          Merci pour votre retour Lucie (c’est tellement rare d’avoir des mises à jour ^^)
          De tout coeur avec vous pour la suite ❤

          Reply
      • Lucie
        24 octobre 2022

        Bonjour, j’ai aussi une urine acide, toute la journée, même en suivant une diète acaline… Que puis je faire ? Je vous remercie à l’avance.

        Lucie

        Reply
  • Weber Christiane
    22 mars 2021

    Svp n’y a t il pas une contradiction entre prendre ausilium nac qui est peut-être acide pour la vessie? et cistiquer qui doit réparer les voies urinaires. Je prend les deux et me pose la question. Merci de votre réponse.

    Reply
    • Coco
      25 mars 2021

      Bonjour Christiane et merci pour votre question concernant les produits Deakos Ausilium Nac et Cistiquer.
      Vous demandez si Ausilium Nac pourrait être acide pour la vessie, absolument non.
      Ausilium NAC est formulé spécifiquement pour lutter contre les cystites récidivantes dans lesquelles est impliqué un biofilm bactérien
      https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/03/30/cystite-infection-urinaire-recidivantes-biofilm-explication/
      Son action de désagrégation du biofilm est mise en œuvre grâce à l’action synergique de 4 principes actifs (pour 1 flacon de 10ml) :
      -> Le D-Mannose (500mg par flacon) qui exerce deux propriétés principales :
      – Inhibition de la capacité d’adhésion des bactéries pathogènes
      – Restauration de l’intégrité des muqueuses vésicale et urétrale
      -> La Morinda citrifolia (300mg par flacon) connue pour son action :
      – anti-inflammatoire
      – apaisante
      – immunostimulante
      -> La Lactoferrine (100mg par flacon de telle sorte que 2 flacons correspondent à la DMJ = dose maximum journalière) une glycoprotéine qui joue un rôle important sur le métabolisme du fer ce qui a deux conséquences :
      – Augmenter la biodisponibilité du fer pour l’organisme
      – Priver les germes pathogènes de fer en réduisant leur prolifération
      -> La N-acétylcystéine (200mg par flacon) substance connue pour ses propriétés mucolytiques qui permettent de :
      – Empêcher l’agrégation des germes pathogènes
      – Désagréger les biofilms déjà présents
      Pour être tout à fait exhaustive, je précise que Ausilium NAC contient, parmi les excipients mentionnés plus haut, de l’acide citrique, ce qui pourrait en effet faire penser à une propriété alcalinisant du produit :
      en réalité la quantité de ce principe actif dans Ausilium Nac est tout à fait infime et n’a aucun effet sur le Ph urinaire, étant en plus sa consommation maximale de seulement deux flacons par jour ( 20 ml)
      En conclusion vous pouvez absolument poursuivre la prise de Ausilium Nac en association à Cistiquer, supplément alimentaire indiqué pour :
      – Apaiser l’urgence mictionelle
      – Moduler le syndrome douloureux
      – Combattre l’inflammation favoriser leur réparation
      https://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2019/06/06/anatomie-des-voies-urinaires-basses-et-gags/
      En espérant avoir été utile je reste à disposition,
      Coco

      Reply
      • Christiane Weber
        27 mars 2021

        Me voilà rassurée . Mille MERCI Coco

        Reply
  • Florence
    21 décembre 2018

    Salut Gigi ! Je suis une femme de 53 ans tout juste ménopausée et je découvre pour la première fois de ma vie les cystites. J’en suis à mon troisième antibiotique en moins d’un mois et je commence à m’inquiéter et à penser que je risque de ne pas réussir à me débarrasser de la cystite.
    J’aimerai entreprendre un traitement plus naturel pour éviter les récidives. Si j’ai bien compris tes différents articles tu recommandes les produits Deakos mais pourrais tu me donner une prescription plus claire pour un mois ? Je m’y perds un peu dans leurS références.
    Merci d’avance et merci pour ce blog !

    Reply
    • GiGi
      27 décembre 2018

      Salut ma belle (biz)
      Holala tu me flattes en me demandant une « prescription ». Mais pas de méprise hein, je ne suis pas médecin et les produits de Deakos ne sont pas des médicaments. Des compléments alimentaires et dispositifs médicaux absolument GENIAUX mais pas des médicaments : exit les effets secondaires, les risques d’interactions, l’accoutumance… Du naturel, rien que du naturel « ma bonne dame » hihihi
      Bref, on aura compris que Deakos est mon chouchou sauf que dans ton cas, je vais d’abord te parler de, ben heuuuu … environ trois millions de trucs super importants avant de te parler des produits LOL

      Non je blague (quoi que, je suis tellement bavarde hihihi), mais quand même dans tes quelques lignes de commentaires je dois dire qu’il y a au moins deux trucs qui m’ont fait bondir de ma chaise :

      « Je suis une femme de 53 ans tout juste ménopausée et je découvre pour la première fois de ma vie les cystites. »
      Ah ben ça c’est une super bonne nouvelle !! Non non je ne délire pas hihihi, le fait que tu n’aies jamais eu de cystite avant et que tu connaisses déjà la cause de ton problème c’est vraiment une très bonne chose. En gros, avec cette simple phrase, tu as fait 80% du job 😉
      Je t’explique :
      – Tu n’as jamais eu de cystite plus jeune => ta vessie est « en pleine forme ». Certes un peu éprouvée par tous les chamboulements hormonaux de ces derniers mois ou années (je ne te redis pas ce qui est dans l’article hein) mais quand même, un urothélium « en béton ». Du coup, comme je suis une éternelle optimiste, j’aurais envie de te dire que, une fois que la cystite aura fichue le camp, tu retrouveras une vessie en parfait état. Pas de pollakiurie au programme, ni de rééducation périnéale à prévoir… chic chic chic !
      – C’est la ménopause qui a fait débouler la cystite dans ta vie : chouette, y’a plus qu’à ne pas être ménopausée… Heu, non ça c’est pas possible :-/ Mais par contre, il est tout à fait possible de faire ce qu’il faut pour que ton vagin et ta vessie n’aient pas l’impression d’être ménopausés 😉
      Et pour le faire rien de plus simple :
      Premièrement : on combat l’atrophie vaginale avec une crème hydratante, apaisante et contenant de l’acide hyaluronique pour « repulper » tout ça.
      Deuxièmement : on surveille la flore vaginal (avec des prélèvements réguliers tous les 6 à 12 mois) et, si besoin, on met les probiotiques là où ils servent (pas dans la bouche donc hein) !
      Troisièmement : On utilise du lubrifiant pour les câlins. Ce n’est malheureusement pas une habitude française, mais par exemple outre-Atlantique il ne viendrait à personne de faire l’amour sans un lubrifiant. Les américains ne sont en général pas des modèles mais inspirons-nous de cette bonne habitude de leur part (pour une fois)
      Quatrièmement : On fait attention à ce qu’on mange et ce qu’on porte. Autrement dit, exit la mal bouffe, bienvenue les petits plats sympas. Et les strings en dentelle (3g le string à 100€ de chez Chant***) on ne les enfile que pour se les faire enlever (soit au total 10 minutes quoi hihihi).

      « J’en suis à mon troisième antibiotique en moins d’un mois et je commence à m’inquiéter et à penser que je risque de ne pas réussir à me débarrasser de la cystite. »
      Tu m’étonnes !!! Trois antibiotiques en moins d’un mois c’est juste de l’acharnement grrr !! Et pas de traces d’un ECBU, tiens tiens, aurait-on traité à l’aveugle ?!?
      Alors là j’ai le choix : soit je m’excite sur mon clavier pendant vingt minutes et je te ponds une tartine sur les antibiotiques inutiles, inefficaces, dangereux et ridicules dans un cas comme le tien…. Soit je fais copier-coller vers deux articles où tout est dit (mais tu les liras hein ??? promis juré ?? OK) :
      http://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/03/30/cystites-infections-urinaires-recidivantes-antibiotiques-ne-marchent-plus/
      http://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/03/30/cystite-infection-urinaire-recidivantes-biofilm-explication/
      En lisant le dernier, tu comprendras que tu es une « victime » du biofilm et que, pour dégager la cystite, il va falloir la déloger de son « cocon douillet » et que ça ne se fait pas à grands coup d’antibiotiques (qui te bousillent les flores à force d’insister) mais plutôt avec de la n-acétylcystéine et du D-mannose 

      « Pourrais-tu me donner une prescription plus claire pour un mois ? »
      Ouiiiiiiii, je peux le faire hihihi
      Du coup, mon conseil sera un condensé des commentaires précédents :
      => Applique Ausilium Crema au moins une fois par jour (deux fois par jour seraient top dans un premier temps) et avant chaque câlin avec Mr
      => Utilise Ausilium Lavanda si ta flore de Döderlein a du plomb dans l’aile (avec tous ces antibio je parie ma chemise qu’il faudra lui donner un coup de pouce)
      => Suis un cycle avec Ausilium NAC (deux par jour) et Ausilium 20PLUS (un par jour) pendant deux semaines puis fais une stabilisation avec Ausilium 20PLUS pendant quelques semaines (deux ou trois par jour)
      => Fais systématiquement un ECBU pour voir où tu en es et fuis l’antibiotique à moins que ton médecin insiste et qu’il corresponde bien aux résultats de l’antibiogramme

      Voili voulou ma belle, j’espère que ma réponse n’est pas trop longue et ennuyeuse… je fiiiiiile
      A+
      Bisous

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  • Marie
    21 décembre 2018

    N’oubliez pas le jeûne comme solution efficace et… gratuite!
    J’ai testé : début du “nettoyage” dès le 2ème jour et plus rien au 5ème cela fait un mois et plus le moindre picoti. Allez hop! Les produits au placard ! N’hésitez-pas si vous pouvez jeûner !

    Reply
    • Mary
      27 décembre 2018

      Merci pour votre commentaire et ce retour d’expérience à propos du jeun comme approche de la cystite et ravie de l’excellent résultat que vous avez obtenu.
      Je me permets tout de même un bémol concernant cette pratique qui est :
      1) Chez certains sujets, relativement efficace (comme c’est votre cas), pour combattre la cystite abactérienne. C’est-à-dire dans un contexte où la symptomatologie provient non pas d’une présence bactérienne mais d’une inflammation du tissu urothélial et où le principal promoteur des symptômes (picotements dans votre expérience) est le pH urinaire.
      Il convient donc, avant d’envisager la mise en œuvre d’une telle stratégie d’être certain que la problématique soit bien exempte de germes uropathogènes.

      2) Inefficace pour repousser la cystite bactérienne puisque, en n’interagissant pas directement avec les germes uropathogènes, l’alimentation (ou l’absence d’apport alimentaire) n’a pas d’incidence sur la composante infectieuse de la cystite.

      3) Contre-indiquée en cas de thérapies ou pathologies chroniques en cours (diabète, hypertension, troubles cardio-vasculaires, prise d’anti-coagulants…).

      4) Déconseillée également au-delà de 65 ans en raison des risques de carence et sarcopénie qui accompagnent le jeun (même bien conduit).

      Il semble également indispensable e rappeler à toute personne souhaitant pratiquer un jeun que cette pratique n’est pas dénuée d’effets secondaires et risques possibles et qu’il convient donc de la mettre en œuvre de manière contrôlée et avec un accompagnement ad hoc par un professionnel de santé.

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    • GiGi
      27 décembre 2018

      Hihihi qu’est-ce que j’admire la constance de Mary !!

      Alors désolée je vais être plus « cash »: le jeun c’est d’abord suuuuuper dangereux, ensuite suuuuuuuper pas démontré scientifiquement comme utile et enfin, absolument pas efficace contre la cystite bactérienne.
      Avant de vous affamer mesdames, essayez autre choses

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