Cystite et ménopause : don’t panic !

Salut la Compagnie !

Aujourd’hui je suis avec Mary, ma cop’s (hihihi). On a fait un peu le point sur les articles du blog et, surtout sur la moooooontagne de boulot en retard (mea culpa) et d’informations qui manquent encore dans notre « petit monde adoré » de la cystite [et compagnie].

Et du coup tadam !!!! Un nouvel article tout beau, tout chaud sur la cystite (post-coïtale ou non) liée à la ménopause et écrit par les bons soins de Mary. Il vient compléter la « saga » à propos du lien entre cystite et hormones et entre cystite et « ragnagna » (LOL).

Lorsque la cystite fait son apparition dans un contexte de pré-ménopause ou ménopause et devient récidivante, il est utile de prendre en compte l’ensemble des facteurs prédisposants et précipitants qui peuvent en être la cause 

1. La perte de trophisme des muqueuses

La pré-ménopauseet la ménopause sont caractérisées, principalement, par une réduction progressive de la production d’hormones sexuelles (dont les œstrogènes) lesquelles jouent de nombreux rôles dans le corps. En particulier, ces hormones ont une action « pro-trophique » qui permet de soutenir l’hydratation, l’élasticité et le trophisme (entendu comme intégrité de la paroi et « épaisseur » de celle-ci) des muqueuses vaginale mais aussi, dans une moindre mesure, urothéliale.

Avec leur disparition graduelle, ces muqueuses se trouvent fragilisées. Cette fragilité se manifeste au travers :

-> Une réduction de l’élasticité de la muqueuse vaginale qui entraine une diminutionde l’espace séparant l’entrée du vagin du méat urinaire.

Ces modifications facilitant le passage des germes par remontée.

-> Une sensibilité accrue de la vulve et du vagin face aux irritations provenant des frottements mécaniques (en particulier lors des rapports sexuels) comme environnementaux (sous-vêtements en matières synthétiques, vêtements serrés, contact avec l’eau, le sable, les soins de toilette intime, le linge de maison…) qui peut conduire à la formation de microlésions vaginales et à une inflammation (vaginite) chronique.

Ces modifications facilitant le passage des germes tant par remontée que par migration du milieu vaginal vers la vessie.

-> Une plus grande fragilité de l’urothélium face aux agressions que sont le pH urinaire acide (réaction amplifiée en cas de consommation d’alcool, manque d’hydratation, mictions insuffisantes, ou alimentation déséquilibrée) ou une présence bactérienne faible (lorsque la numération ne dépasse pas le seuil de significativité).

Ces modifications facilitant l’instauration d’un épisode aigu là où, auparavant, la réponse immunitaire et l’intégrité de la muqueuse auraient suffi à contenir la situation et la conserver comme asymptomatique.

2. La raréfaction de la flore de Döderlein-> réduction des défenses immunitaires locales

Rappelons ici que la flore de Döderlein constitue un premier « rempart » immunitaire, facteur de protection de l’ensemble de la sphère uro-génitale, contre les infections bactériennes comme fongiques. La prolifération de l’équilibre de cette flore dépend de nombreux facteurs parmi lesquels les œstrogènes jouent un rôle « pro-trophique » significatif. Leur réduction entraine donc inévitablement une raréfaction de cette « bonne » flore avec, par ricochet, une perte partielle de l’immunité locale.

Ces modifications facilitant la dysbiose vaginale (mycoses et les vaginoses bactériennes) et les infections urinaires.

3. Une possible migration bactérienne enprovenance de l’intestin

Les modifications hormonales évoquées plus haut ont également une répercussion sur l’appareil digestif qui trouve la motilité réduite. Cette réduction des micro-contractions physiologiques du tube digestif (intestins en particulier) a pour conséquence, entre autre, un ralentissement général du transit avec, chez certains sujets, le développement d’une alternance constipation/transit régulier/diarrhées. Ces changements entrainent une variation de la composition du microbiote intestinal au profit d’une plus importante flore de putréfaction et, parfois, prédiposant le terrain à une porosité de l’intestin.

Ces modifications facilitant la migration des germes commensaux intestinaux vers les organes se trouvant à proximité (vagin et vessie).

4. Les répercutions délétères des thérapies antibiotiques répétées

En parallèle de l’ensemble des évènements et modifications physiologiques décrites ci-dessus, les épisodes aigus de cystites bactériennes sont habituellement pris en charge par le biais d’une antibiothérapie, parfois prophylactique et souvent non spécifique (usage impropre de la monodose au détriment d’une thérapie plus ciblée et tenant compte du germe en cause et du résultat de l’antibiogramme).

Cette approche, en raison de ses nombreux effets secondaires, s’incluant souvent dans la problématique elle-même et devant un facteur de maintien des la récurrence des épisodes aigus.

5. La possible co-infection du partenaire

Lorsque l’équilibre du milieu vaginal (flore + muqueuse) est altéré, il est fréquent que des germes potentiellement uropathogènes prolifèrent en quantités plus importantes. Cette présence bactérienne anormalement élevée peut, lors des rapports sexuels, être transférée au partenaire qui deviendra alors le « réservoir » de l’infection, re-contaminant la partenaire de manière régulière et donnant l’impression que la cystite est de nature post-coïtale. Il est ici important de préciser que, chez l’homme, la présence bactérienne dans les voies urinaires basses (urètre, vessie) et dans la prostate tend souvent à se chroniciser et adopte une symptomatologie « sourde » que l’on peut facilement confondre avec l’hypertrophie prostatique bégnine et donc négliger, ce qui retarde d’autant la correcte prise en charge. Lorsque la cystite post-coïtale devient chronique il est donc plus qu’opportun d’exclure toute possible implication du partenaire dans l’intérêt des deux ! ECBU + spermoculture et prélèvement urétral sont les examens de routine qu’il conviendrait de faire alors.

6. La présence d’un biofilm

Comme dit précédemment, la ménopause est une période délicate au cours de laquelle de nombreux facteurs favorisent et soutiennent l’instauration de cystites récidivantes. Il est utile ici de préciser que, dans plus de 80% des cas, la mise en place d’une récurrence de ce type de problématique infectieuse est soutenue par la présence d’un biofilm pathogène ; matrice polysaccharidique permettant aux germes de s’isoler des défenses immunitaires naturelles et des thérapies antibiotiques et favorisant donc leur persistance dans les voies urinaires, résistance face aux traitements conventionnels et une récidivité et chronicisation accrue de la problématique (épisodes aigus de plus en plus fréquents et symptomatologie sourde permanente).

Ouf ! Merci Mary de nous illuminer avec ta prose hihihi

Bon, du coup on a bien compris que la cystite [et compagnie] durant la ménopause c’est pas cool.

Mais alors on fait quoi ?!

Et bien « tout simplement » on s’occupe, point par point, de chacun des facteurs qui aide la cystite [et compagnie] à poser ses valises chez nous pour s’en débarrasser totalement et définitivement. Donc :

=> On aide le « terrain » à rester en forme  ;-) C’est-à-dire qu’on va essayer de faire le job deshormones mais sans hormones avec :

– de la crème en application locale pour hydrater et lubrifier la muqueuse vaginale

– des « briques de construction » pour la paroi vésicale avec Cistiquer

 – des probiotiques par voie orale mais surtout en application locale pour booster la flore deDöderlein

=> On « muscle » aussi notre petit microbiote intestinal adoré avec des bons probiotiques associés à des prébiotiques s’il vous plait histoire d’avoir plus de chance que les bonnes bactéries survivent et s’installent confortablement dans nos intestins.

Ah et puis on évite d’être constipée (oui oui je sais plus facile à dire qu’à faire, j’en connais qqch mais c’est tout de même la base hein).

=> On fait dépister Mr même s’il n’a pas envie et que le médecin lève les yeux au ciel en disant « Mais vous savez Madame, la cystite n’est pas une maladie sexuellement transmissible » (ah bon, vous m’en direz tant?!). ECBU + spermoculture + prélèvement urétral sont les examens recommandés. Psst : vous pouvez lui dire que c’est mieux que le toucher rectal pour sa prostate (en général cet argument fait mouche hihihi)  ;-)

=> Si Mr est un irrésistible Gaulois ou que les analyses ne peuvent pas se faire pour uneraison X, on lui donne un peu de Ausilium tous les jours histoire de prévenir.

=> On fait déguerpir le biofilm !

=> Et puis, mon chouchou, on fait une bonne prévention avec du D-mannose et les mesures de rigueur au moment des câlins.

Encore un article « fleuve » mais c’est pour la bonne cause… A bientôt la compagnie !!

 

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5 réponses

  1. Florence dit :

    Salut Gigi ! Je suis une femme de 53 ans tout juste ménopausée et je découvre pour la première fois de ma vie les cystites. J’en suis à mon troisième antibiotique en moins d’un mois et je commence à m’inquiéter et à penser que je risque de ne pas réussir à me débarrasser de la cystite.
    J’aimerai entreprendre un traitement plus naturel pour éviter les récidives. Si j’ai bien compris tes différents articles tu recommandes les produits Deakos mais pourrais tu me donner une prescription plus claire pour un mois ? Je m’y perds un peu dans leurS références.
    Merci d’avance et merci pour ce blog !

     
    • GiGi dit :

      Salut ma belle (biz)
      Holala tu me flattes en me demandant une « prescription ». Mais pas de méprise hein, je ne suis pas médecin et les produits de Deakos ne sont pas des médicaments. Des compléments alimentaires et dispositifs médicaux absolument GENIAUX mais pas des médicaments : exit les effets secondaires, les risques d’interactions, l’accoutumance… Du naturel, rien que du naturel « ma bonne dame » hihihi
      Bref, on aura compris que Deakos est mon chouchou sauf que dans ton cas, je vais d’abord te parler de, ben heuuuu … environ trois millions de trucs super importants avant de te parler des produits LOL

      Non je blague (quoi que, je suis tellement bavarde hihihi), mais quand même dans tes quelques lignes de commentaires je dois dire qu’il y a au moins deux trucs qui m’ont fait bondir de ma chaise :

      « Je suis une femme de 53 ans tout juste ménopausée et je découvre pour la première fois de ma vie les cystites. »
      Ah ben ça c’est une super bonne nouvelle !! Non non je ne délire pas hihihi, le fait que tu n’aies jamais eu de cystite avant et que tu connaisses déjà la cause de ton problème c’est vraiment une très bonne chose. En gros, avec cette simple phrase, tu as fait 80% du job ;-)
      Je t’explique :
      – Tu n’as jamais eu de cystite plus jeune => ta vessie est « en pleine forme ». Certes un peu éprouvée par tous les chamboulements hormonaux de ces derniers mois ou années (je ne te redis pas ce qui est dans l’article hein) mais quand même, un urothélium « en béton ». Du coup, comme je suis une éternelle optimiste, j’aurais envie de te dire que, une fois que la cystite aura fichue le camp, tu retrouveras une vessie en parfait état. Pas de pollakiurie au programme, ni de rééducation périnéale à prévoir… chic chic chic !
      – C’est la ménopause qui a fait débouler la cystite dans ta vie : chouette, y’a plus qu’à ne pas être ménopausée… Heu, non ça c’est pas possible :-/ Mais par contre, il est tout à fait possible de faire ce qu’il faut pour que ton vagin et ta vessie n’aient pas l’impression d’être ménopausés ;-)
      Et pour le faire rien de plus simple :
      Premièrement : on combat l’atrophie vaginale avec une crème hydratante, apaisante et contenant de l’acide hyaluronique pour « repulper » tout ça.
      Deuxièmement : on surveille la flore vaginal (avec des prélèvements réguliers tous les 6 à 12 mois) et, si besoin, on met les probiotiques là où ils servent (pas dans la bouche donc hein) !
      Troisièmement : On utilise du lubrifiant pour les câlins. Ce n’est malheureusement pas une habitude française, mais par exemple outre-Atlantique il ne viendrait à personne de faire l’amour sans un lubrifiant. Les américains ne sont en général pas des modèles mais inspirons-nous de cette bonne habitude de leur part (pour une fois)
      Quatrièmement : On fait attention à ce qu’on mange et ce qu’on porte. Autrement dit, exit la mal bouffe, bienvenue les petits plats sympas. Et les strings en dentelle (3g le string à 100€ de chez Chant***) on ne les enfile que pour se les faire enlever (soit au total 10 minutes quoi hihihi).

      « J’en suis à mon troisième antibiotique en moins d’un mois et je commence à m’inquiéter et à penser que je risque de ne pas réussir à me débarrasser de la cystite. »
      Tu m’étonnes !!! Trois antibiotiques en moins d’un mois c’est juste de l’acharnement grrr !! Et pas de traces d’un ECBU, tiens tiens, aurait-on traité à l’aveugle ?!?
      Alors là j’ai le choix : soit je m’excite sur mon clavier pendant vingt minutes et je te ponds une tartine sur les antibiotiques inutiles, inefficaces, dangereux et ridicules dans un cas comme le tien…. Soit je fais copier-coller vers deux articles où tout est dit (mais tu les liras hein ??? promis juré ?? OK) :
      http://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/03/30/cystites-infections-urinaires-recidivantes-antibiotiques-ne-marchent-plus/
      http://cystiteetcompagnie.fr/index.php/2018/03/30/cystite-infection-urinaire-recidivantes-biofilm-explication/
      En lisant le dernier, tu comprendras que tu es une « victime » du biofilm et que, pour dégager la cystite, il va falloir la déloger de son « cocon douillet » et que ça ne se fait pas à grands coup d’antibiotiques (qui te bousillent les flores à force d’insister) mais plutôt avec de la n-acétylcystéine et du D-mannose 

      « Pourrais-tu me donner une prescription plus claire pour un mois ? »
      Ouiiiiiiii, je peux le faire hihihi
      Du coup, mon conseil sera un condensé des commentaires précédents :
      => Applique Ausilium Crema au moins une fois par jour (deux fois par jour seraient top dans un premier temps) et avant chaque câlin avec Mr
      => Utilise Ausilium Lavanda si ta flore de Döderlein a du plomb dans l’aile (avec tous ces antibio je parie ma chemise qu’il faudra lui donner un coup de pouce)
      => Suis un cycle avec Ausilium NAC (deux par jour) et Ausilium 20PLUS (un par jour) pendant deux semaines puis fais une stabilisation avec Ausilium 20PLUS pendant quelques semaines (deux ou trois par jour)
      => Fais systématiquement un ECBU pour voir où tu en es et fuis l’antibiotique à moins que ton médecin insiste et qu’il corresponde bien aux résultats de l’antibiogramme

      Voili voulou ma belle, j’espère que ma réponse n’est pas trop longue et ennuyeuse… je fiiiiiile
      A+
      Bisous

       
  2. Marie dit :

    N’oubliez pas le jeûne comme solution efficace et… gratuite!
    J’ai testé : début du « nettoyage » dès le 2ème jour et plus rien au 5ème cela fait un mois et plus le moindre picoti. Allez hop! Les produits au placard ! N’hésitez-pas si vous pouvez jeûner !

     
    • Mary dit :

      Merci pour votre commentaire et ce retour d’expérience à propos du jeun comme approche de la cystite et ravie de l’excellent résultat que vous avez obtenu.
      Je me permets tout de même un bémol concernant cette pratique qui est :
      1) Chez certains sujets, relativement efficace (comme c’est votre cas), pour combattre la cystite abactérienne. C’est-à-dire dans un contexte où la symptomatologie provient non pas d’une présence bactérienne mais d’une inflammation du tissu urothélial et où le principal promoteur des symptômes (picotements dans votre expérience) est le pH urinaire.
      Il convient donc, avant d’envisager la mise en œuvre d’une telle stratégie d’être certain que la problématique soit bien exempte de germes uropathogènes.

      2) Inefficace pour repousser la cystite bactérienne puisque, en n’interagissant pas directement avec les germes uropathogènes, l’alimentation (ou l’absence d’apport alimentaire) n’a pas d’incidence sur la composante infectieuse de la cystite.

      3) Contre-indiquée en cas de thérapies ou pathologies chroniques en cours (diabète, hypertension, troubles cardio-vasculaires, prise d’anti-coagulants…).

      4) Déconseillée également au-delà de 65 ans en raison des risques de carence et sarcopénie qui accompagnent le jeun (même bien conduit).

      Il semble également indispensable e rappeler à toute personne souhaitant pratiquer un jeun que cette pratique n’est pas dénuée d’effets secondaires et risques possibles et qu’il convient donc de la mettre en œuvre de manière contrôlée et avec un accompagnement ad hoc par un professionnel de santé.

       
    • GiGi dit :

      Hihihi qu’est-ce que j’admire la constance de Mary !!

      Alors désolée je vais être plus « cash »: le jeun c’est d’abord suuuuuper dangereux, ensuite suuuuuuuper pas démontré scientifiquement comme utile et enfin, absolument pas efficace contre la cystite bactérienne.
      Avant de vous affamer mesdames, essayez autre choses

       

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